Par: Léa Gagnon Quand: Mercredi 2 février 2011, de 12-13h Où: Salle 2126, Pavillon Desmarais
Résumé: Bien qu’il soit le sens le moins étudié, le système
gustatif représente l’une des dernières protections contre l’ingestion de
substances toxiques, ce qui le rend essentiel à la survie. Il peut être divisé
en 2 sous-systèmes parallèles; le premier relié au plaisir (hédonique) et le
second relié aux goûts, saveurs, températures, sons et textures perçus en
bouche (sensoriel). Cependant, la sélection et la caractérisation des aliments
commencent bien avant la mise en bouche, rendant ainsi l’expérience gustative
très multisensorielle. Les parfums, les couleurs, l’éclairage de la pièce et la
présentation dans l’assiette influencent énormément notre plaisir de manger
mais aussi les mesures psychophysiques reliées à la gustation. Selon leur degré
de congruence avec les qualités réelles des aliments, ces éléments peuvent
augmenter (assimilation) ou diminuer (contraste) les évaluations hédonique et
sensorielle de la nourriture ingérée. Les formes d’assimilation sont courantes
et bien connues de la littérature, mais l’effet de contraste demeure encore peu
étudié. Le délicieux article suivant se penche sur l’effet de contraste
manipulé par la description verbale
plutôt que visuelle d’un nouveau dessert; la crème glacée au saumon fumé.
Martin R.
Yeomans, Lucy Chambers, Heston Blumenthal, Anthony Blake. Food Quality and Preference 19 (2008) 565–573
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