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La place de la femme dans l’armée a pratiquement évolué partout de la même manière. La guerre ayant de tous temps été une « affaire d’hommes »…. , le seul rôle reconnu à cette dernière était celui de la cantinière, la fille qui suit le soldat et qui lui donne à boire. Certes, il existe dans l'histoire mouvementée de la Pologne des femmes exceptionnelles, d'un courage et d'une bravoure incomparables. Citons, par exemple, Anna Dorota Chrzanowska qui se battit vaillamment contre les Turcs en 1675 durant le siège de Trembow et qui devint la première héroïne historique polonaise après la légendaire princesse Wanda.
Certaines de ces femmes ont même commandé des régiments d'hommes, telle la comtesse Emilia Plater durant l'insurrection de 1830.
La Première Guerre Mondiale (1914-1918) a permis aux femmes de prouver leurs valeurs :
- dans la vie civile, en remplaçant l'homme partit au front dans tous les domaines qui lui étaient jusqu'alors réservés (travail, chef de famille,....)
- à l'armée, en soignant et réconfortant les blessés dans les rangs des infirmières de la Croix Rouge.
À l'automne de 1918, la Pologne a retrouvé son indépendance. Mais, cette indépendance, il va falloir la garder et les conflits avec les voisins ukrainiens ou soviétique vont lancer beaucoup d'hommes mais aussi des femmes dans la lutte armée.
La Légion des Volontaires Féminines ( Ochotnicza Legia Kobiet ) :
La Légion des Volontaires Féminines fut créée fin 1918 ou début 1919 à Lvov pour aider l'armée polonaise dans le conflit avec l'Ukraine . Cette Légion prit activement part à la guerre contre les bolchévique en 1919-1920.
Elle comptait environ 2 500 membres sous le commandement du Colonel Aleksandra Zagorska.
La légion fut dissoute en 1923, après la Paix de Riga, mais plusieurs femmes refusèrent d'abandonner exigeant l'égalité avec les hommes face au service militaire .
Instruction militaire des femmes (Przysposobienie wojskowe Kobiet )
Ce mouvement de type para-militaire fut créé en 1928 et ses membres étaient toutes des volontaires, femmes et filles de plus de 15 ans qui souhaitaient se préparer pour le futur service militaire . Grâce au soutien du gouvernement et de l'armée, l'organisation avait plusieurs installations, dont des camps d'été et d'hiver dans le pays.
Parmi les membres fondateurs de ce mouvement PWK, il faut citer Wanda Gertz (pseudonymes : Lena, Kazik) (1896-1958), membre des Légions de Pilsudski, Commandant des volontaires féminines de Wilno (Vilnius). Wanda a participé à la défense de Varsovie en 1939 puis a dirigé un réseau de l'Armée de l'Intérieur (Armia Krajowa) lors de l'insurrection de Varsovie en 1944.
Une autre de ces femmes fut Elżbieta Zawacka (1909-2009), résistante et membre des forces spéciales (cichociemni) dont les activités ont considérablement aidé l'Etat Major polonais à Londres et permis aux femmes d'obtenir les mêmes droits et privilèges que les soldats de sexe masculin. Elle aura le grade de Général de brigade .
Le service militaire des femmes dans la IIème République :
C'est en avril 1938 que la Diète (Parlement) accorde aux femmes le droit à un service militaire auxiliaire dans la défense anti-aérienne, la garde et les communications en plus de leur contribution dans les services sanitaires en tant qu'infirmières.
La Seconde Guerre Mondiale (1939-1945) :
Les femmes polonaises se sont illustrées sur tous les champs de bataille de la seconde guerre mondiale, dans les forces polonaises de l'Ouest, celles de l'Est et notamment lors de l'insurrection de Varsovie .
A la fin de la guerre il y avait environ 6.700 volontaires de sexe féminin dans les forces polonaises en Occident, réparties comme suit :
- Armée de terre : 4 700
- Marine: 112
- Forces aériennes : plus de 1100
- Corps infirmier : environ 750
En 1942, avec l'arrivée des femmes de l'armée Anders, l'ensemble des services auxiliaires féminins ont acquis des droits syndicaux équivalents à ceux des hommes.
Le premier Commandant en Chef a été Zofia Lesniowska, la fille du général Sikorski (ils ont péri ensembles dans le crash aérien au-dessus de Gibraltar en juillet 1943.
En juillet 1944, les femmes du Service Auxiliaire Féminin obtiennent le statut de soldat en service actif . Le PSK est divisé en trois branches :
PWSK - Pomocniczna Wojskowa Służba Kobiet - Women's Army Auxiliary Service (Service Auxiliaire Féminin de l'Armée) surnommé Pestki
PMSK - Pomocnicza Morska Służba Kobiet, l'équivalent polonais de la Wrens (Service Auxiliaire Féminin de la Marine) et surnommé 'mewki' PLSK - Pomocnicza Lotnicza Służba Kobiet, l'équivalent polonais de la Waafs (Service Auxiliaire Féminin des Forces Aériennes) et surnommé 'waafki'
Ce bataillon fut formé le 19 août 1943 à Sielc sur l'Oka et intégré au 1er Corps de l'Armée Polonaise en URSS. Dès septembre 1943, le bataillon comprenait une école de sous officiers, 2 compagnies de fusiliers, 2 compagnies de chasseurs ainsi que des armes anti-chars et des mitrailleuses lourdes, des pelotons de mortiers, de logistique, de communications, sanitaires et d'intendance. Le 30 septembre 1943, le bataillon comptait 740 femmes du rangs, sous officiers et officiers; le 7 avril 1945, il ne comptait plus que 533 personnes.
Les femmes représentaient environ 10% des membres de l'Armée de l'Intérieur et pratiquement toutes faisaient partie des structures souterraines. Elles étaient organisées en service de liaison basé sur la communication et les courriers, la distribution de communiqués de presse et d'armes. Le réseau Dysk était un groupement de partisannes spécilisé dans la diversion et le sabotage. Des femmes ont également fait sauter des voies ferrées.
Mais généralement, sur le terrain, elles étaient affectées aux services sanitaires ou d'intendance des groupements de partisans.
Au déclenchement de l'insurrection de Varsovie en 1944, elles étaient 5 000 femmes dans les rangs de l'Armée de l'Intérieur (AK) en qualité d'infirmières ou de courriers. Dans un réseau spécial de communication ; ellles étaient plus de 60%; tandis que d'autres travaillaient dans les réseaux de sabotage, d'information et de propagande, d'intendance.
Les combattants polonais résistèrent jusqu'au 2 octobre soit 63 jours au total. Les pertes s'élevèrent à 18 000 soldats tués, 25 000 blessés et entre 160 000 et 180 000 civils tués. Du côté allemand 17 000 soldats furent tués et 9 000 blessés. Après leur capitulation, les soldats de l'AK, désarmés, obtinrent in extremis, sur ordre de Hitler, le statut de prisonniers de guerre et furent internés dans le Reich.
C'est ainsi qu'en décembre 1944, près de 1 728 combattantes de l'insurrection de Varsovie, âgées de 14 à 60 ans, quelquefois accompagnées d'enfants sont internées au Stalag d'Oberlangen en Allemagne. Elles seront libérées le 12 avril 1945 par leurs compatriotes de la Première Division Blindée Polonaise du Général Maczek.
République Populaire de Pologne (1945-1989) : Peu ou pas de renseignements (pour l'instant)... La Pologne contemporaine (1990 à aujourd'hui) :
Enquête 2009 sur la place de la Pologne dans l'OTAN en fonction du nombre de femmes dans les forces armées (en %) :
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