armee polonaise fin

Du guerrier Slave au chevalier polonais.

L'actuel territoire polonais était peuplé de diverses tribus slaves, baltes ou germaniques....
 
 
Parmi toutes ces tribus, celle des Polanes a une importance particulière car elle sera à l'origine de la création de la Pologne.
Les Polanes (en polonais Polanie, littéralement «peuple de la plaine») étaient une tribu slave qui s’était fixée sur les rives de la Warta au VIIIe siècle. Ils vivaient principalement de l’agriculture et se disputaient les terres avec des tribus germaniques.
 

     

guerriers slaves et poteaux représentants des divinités païennes. 

 
 
        
Diverses représentations de guerriers Polanes

 

 
 
 
 
En 966, pour sauver son royaume de l'invasion germanique, Mieszko 1er de la dynastie Piast, souverain des Polanes, se convertit au catholicisme, créant ainsi le Royaume de Pologne dont Gniezno deviendra la première capitale .
 

  

Portrait de Mieszko (par le peintre Matejko) et vue de Gniezno au Xème siècle.

 
   
 
 
Les guerres incessantes contre les voisins, l'influence de l'Europe occidentale sur les successeurs de Mieszko tels Casimir 1er, Boleslas Bouche-Torse ou Casimir le Grand vont faire de la Pologne une puissance médiévale dans laquelle la noblesse et la chevalerie constituent l'élite de la nation.
 
 
 

   

Chevaliers polonais des XIème, XIIIème et XIVème siècles

 

 
 
 
 
Ces nobles chevaliers allaient montrer leur valeur au combat lors de la ....
 
Bataille de Grunwald (Tannenberg) - 15 juillet 1410 : 
 
Au cours du XIIIe siècle, les chevaliers teutoniques répondirent à la demande d’aide de Conrad de Mazovie qui luttait contre les païens prussiens. En récompense, ils reçurent du Pape et de l’Empereur les terres conquises. Par la suite, ils étendirent leurs possessions aux états baltes : Lettonie, Lituanie et Estonie.

En 1385, le mariage du grand-duc de Lituanie Ladislas Jagellon et de la reine de Pologne, Hedwige, allait accoucher d’une puissance capable de rivaliser avec l’ordre des Teutoniques. En 1398, les deux états durent cependant accepter de nouveau la loi de leurs encombrants voisins.

  

Hedwige et Ladislas Jagellon

Le 14 août 1409, prenant prétexte d’un soulèvement, le grand maître de l’ordre, Ulrich von Jungingen, déclara la guerre à la Pologne et à la Lituanie. La première incursion des Teutoniques en territoire ennemi se solda par un échec avec la reconquête de Bromberg. Un armistice fut alors signé et dura jusqu’au 24 juin, permettant aux Lituaniens et aux Polonais de se préparer. L’ordre demanda un prolongement de la trêve pour attendre l’arrivée de mercenaires mais les forces ennemies franchirent en force la Vistule, le 30 juin. Ses forces en grande partie dispersées dans les châteaux à l’est de ses possessions, l’ordre se trouva pris par surprise. Les Polonais et les Lituaniens marchèrent directement sur son quartier-général de Malbork (Marienburg).

 

Chevalier teutonique

Dans la matinée du 15 juillet, les deux armées se rencontrèrent aux alentours des villages de Grunwald, Tannenberg et Lodwigsdorf. L’armée du roi Ladislas II était positionnée devant les deux derniers. Sa cavalerie lourde se trouvait sur le flanc gauche et la cavalerie légère du grand-duc Vytautas sur la droite. Elle comptait également dans ses rangs des mercenaires bohémiens commandés par John Ziska mais aussi des contingents russes, tartares, moldaves et peut-être serbes pour un effectif total avoisinant les 40.000 hommes.

L’armée teutonique, renforcée par des contingents de chevaliers européens mobilisés par le pape comptait moins d’hommes avec 16.000 cavaliers et 9.000 fantassins et archers. Ceux-ci présentaient cependant l’avantage d’un meilleur entraînement et d’un meilleur équipement.
La bataille commença par un assaut général sur les positions teutoniques suivi d’une retraite de la cavalerie légère de Vytautas dans les bois et les marécages. La ruse fonctionna et lourds cavaliers conduisirent une poursuite décousue sur un terrain défavorable, alors que le grand maître de l’ordre semblait devoir prendre l’avantage sur le flanc gauche polonais en menant personnellement plusieurs charges. L’engagement des réserves polonaises alors que celles des Teutoniques étaient dispersées fut un tournant décisif de la bataille.

 

Tableau de Jan Matejko "Bataille de Grunwald"

Les Teutoniques commencèrent à retraiter quand Nikolaus von Renys, chef d’un groupe de teutoniques proches des polonais, refusa de combattre et abaissa ses bannières, d’autres unités crurent à une reddition et firent de même.
Pendant ce temps, le grand-maître tenta une dernière fois d’emporter la décision avec ses dernières réserves qui furent encerclées. Il tomba avec les principaux dignitaires de l’ordre et un grand nombre de ses hommes. Une retraite générale se dessina. Un cercle de chariots fut mis en place autour de Grunwald mais vite emporté. Les pertes teutoniques furent lourdes avec 8.000 tués et 14.000 prisonniers.

     

La bataille

Les vainqueurs s’attardèrent trois jours sur le champ de bataille avant de venir mettre le siège devant Malbork, désormais bien protégée. Il fut abandonné au bout de quelques semaines. La paix de Torun fut signée en février 1411. Malgré des concessions territoriales, l’ordre ne fut pas démantelé comme l’espérait ses ennemis. Il était cependant décimé et les rançons pour les prisonniers furent très élevées. Dans les années qui suivirent, l’ordre se trouva dans l’obligation de recourir à des mercenaires et d’augmenter considérablement les taxes. En 1441, la constitution d’une confédération prussienne déboucha sur une série de conflits qui se terminèrent lors de la Guerre de Trente Ans par une autre défaite qui marqua la fin de l’Ordre.

Voir aussi : Grunwald.

Quelques étendards polonais :

   
 
 

   

 

  

 

   

 

   
 

 

   
 
 
 

Etendards alliés :

   
 

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