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Gai :
(C'est sûr qu'il y a un peu des fentes, des poils et des...
couilles qui traînent par-ci par-là.
Pour une fois qu'un artiste se prend pas trop au sérieux
et inclut un peu d'humour dans son expression.)

3 : Une sorte d'autoportrait dérisoire. Le motif, la peinture : soi.
Le chevalet : le désir , le besoin de peindre qui se résout en désir -Forcément- sexuel (sexe de femme, sexe d'homme). On pourrait même y trouver une allusion à la mort avec la lame de faux en bas à droite. Il y a tout sur cette peinture.
Et pour le dessin et le volume, un vrai plaisir :
Picasso, c'est pas beau : c'est... magnifique !
Il donne le "beau du laid".
Il ... embellit de laid, je crois.

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Même si des fois, c'est pas vraiment ça... (je vais chercher... )
Oui ! à l'expo Picasso Cézanne, Y'avait un paysage, vraiment moche :

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Non ! C'est pas moche : il cherche un sens au paysage... qui n'en a pas.
Il essaie de lui en inventer un...
De lui inventer une raison.
Et comme il reste dans le visuel, le visible (pas le symbolique, le sens "forcé"), elle ne peut être que géométrique.
Je suis assez content de ça :
"Picasso embellit le beau de laid"
C'est presque du Charles Trenet.
(Trenet aussi avait son côté "Priape" : "Je tâte André à la porte du garage"...)
Je repense à Houellebecq... Mince :
De la guilde des marchands je m'en fous, mais alors, complètement. Ce qui m'intéresse, c'est Dora Maar.

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Magnifique ! Ou alors c'est qu'on n'a pas les mêmes yeux.
Magnifique, mais... une évidente froideur de la beauté. C'est une expression, un point de vue. Celui de Picasso.
Ne retrouve-t-on pas cette même froideur -et même accentuée- de l'expression chez... Dali ?! (Que j'aime moins -euphémisme !)
Non ! Pas la même froideur. La froideur de la beauté dans cette peinture de Picasso est une expression. Un questionnement.
Et elle exprime sa peur devant la beauté. Une façon de l'objectiver... Et donc de s'en détacher.
La froideur -et la maitrise- de Dali je la ressens comme une comédie.
Picasso vivant est dans sa peinture, il s'y engage "honnêtement". Il s'y d évoile.Dali, non.
Mince, et c'est Picasso qui passe le plus souvent pour un imposteur!
En définitive, tout ce qu'on peut reprocher à Houellebecq, c'est de ne pas avoir dit grand chose d'intéressant sur l'art alors même que son roman est la vie d'un artiste. D'un autre côté, on y trouve quelques petits trucs pas trop bêtes. C'est juste un peu triste et ennuyeux, mis à part le côté policier qui éveille un peu l'intérêt et l'idée amusante de s'assassiner soi-même. Mais puisque son but était d'avoir le Goncourt et qu'il l'a eu.
Il a tout bien fait !
Houellebecq me semble faire une erreur de jugement par la (vraisemblable) démonstration que si un/son corps assassiné et découpé en lambeaux, est une vision absolument insupportable, la peinture de Picasso qui (à sa façon) découpe les corps en morceaux -pour les recomposer- est aussi insupportable. C'est faire fi de l'essence même de l'humanité qui est sa capacité d'accéder au symbolique au delà du réel sans confondre les deux. Les confondre, correspond plus à une sorte de court-circuit pathologique qui ne saurait avoir valeur de démonstration objective. On se retrouve en pleine psychanalyse avec la vision du corps morcelé... etc.
Tout semble assez bien se tenir finalement dans ce roman !...
En fin de compte, la question que l'on peut se poser c'est celle -trop simple- et presque "forcée" , excessive, de la cohérence et de l'homogénéité des personnalités. Picasso était (se disait) communiste et Houellebecq est politiquement assez marqué à droite.
Et si c'était aussi simple que ça, le principe des affinités ?
Dali était (se disait) franquiste, absolument.
Est-ce que Hoiellebecq ne préfèrerait pas Dali à Picasso?
Je m'en fous éperdument !
Houellebecq a pédalé pour avoir le Goncourt.
Sartre était communite. Il a refusé le prix Nobel.
Je vais cherché ce que Sartre pensait de Picasso...
Picasso, "peintre roman" !...
Bon, ceci dit, Picasso et la peinture en général, c'est plus intéressant !
(Pour ceux que ça intéresse !) On a la matière. Y'a qu'à regarder...
Il y a quelques années, j'avais rapproché certaines toiles de Picasso de peintures romanes...
Celle-ci pour le style (l'écriture), très "ligne claire" et coloration pastel
(On pense aussi aux peintures grecques du IVème siècle Av JC des tombeaux de Paestum)
La Ligne claire (Tintin) a déjà (ou encore!) son côté symbolique (?)...

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[Chez Picasso, c'est plus coloriage qu'il faudrait dire ! Tandisque la fresque romane est plus(s) une peinture.
J'ai souvent remarqué chez Picasso cette faiblesse dans la couleur. Et pour un peintre, c'est quand même grave.
Comme s'il ne savait pas mélanger les couleurs. De temps en temps (presque par hazard), ça va. C'est le cas des toiles 1,2,3 au dessus.
J'ai lu récemment que Matisse disait de Picasso "Il n'a pas de palette".
D'un autre côté, savoir mélanger les couleurs, c'est vouloir faire du... joli !
Et on sait bien que Picasso n'est pas dans cette optique !]
Mais ce serait un peu forcer une admiration inconditionnelle que de dire qu'il mélange mal les couleurs" exprès"!
La facilité d'harmonie des périodes bleues et roses serait là pour montrer qu'il n'a pas toujours rechigné devant le plaisir de plaire...
Et celle-ci pour la composition :
-Le cadre (fenêtre) dans le cadre (la toile)
-Le jambes croisées du personnage du milieu
-Les deux personnages superposés de droite
qui deviennent chez Picasso un personnage double ,
à deux têtes une dans l'autre. On y retrouve aussi la capuche pointue...
Ici encore une allusion à la mort (la tête du personnage de gauche).
La similitude est telle qu'il est assez vraisemblable que Picasso se
soit réellement inspiré de la fresque de St Savin.
A moins qu'il ne s'agisse que d'une réminiscence ?
Mais il aura vu la fresque

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