Chroniques

Assidu fan des chroniques d'actualités en tous genres, j'ai décidé, il y a un peu plus de 4 ans, de lancer mes chroniques, garanties 100% sans aucune objectivité, en matière de musique, politique, sport et bien d'autres, je commençais en publiant des éditos anonymes dans les tribunes de quelques webzines publics, puis j'ai commencé à écrire mes mots dans facebook, une manière comme une autre d'éxpandre mes avis... aujourd'hui un grand pas est franchi puisque je possède ma propre plateforme pour exprimer mes idées, cool non, alors pour me la jouer sympa pas con, je vais poster aussi les chroniques de quelques amis... vous verrez, ça dépote !!!! 



Cette semaine du 5 Août 2010: Codeine Velvet Club - Codeine Velvet Club
                                              : Pop-Rock                                                                     
                                              : Sortie Decembre 2009
                                              : Island          

                                                  

 
Il semblerait bien que Jon Lawler, aka Jon Fratelli, illustre membre du groupe The Fratellis, nous fasse un retour dans le passé des plus détonants pour la nouvelle année. En effet, jetez vos baladeurs numériques, ressortez vos disques vinyles, avec Codeine Velvet Club nous voilà plongés un demi-siècle en arrière, au coeur des sixties, pour un duo musical certes anachronique mais sacrément plaisant.

Pour l’occasion, l’écossais se fait mener et accompagner par la délicieuse voix féminine de Lou Hickey tout au long de la dizaine de titres qui composent l’excellent 
Codeine Velvet Club, premier album éponyme d’un groupe atypique qui, pour sûr, fera rapidement parler de lui et ne laissera pas insensible.
Assurément, déjà dès les premières notes cuivrées de 
Hollywood, morceau introductif dépaysant, l’auditeur se retrouve propulsé vers un temps et une musique que l’on croyait révolus. L’ambiance sonore se veut feutrée et les mélodies vintages, le décor est planté; nous voici en plein âge d’or musicalo-cinématographique, dans un fameux cabaret situé aux pieds des célèbres lettres californiennes.

Il faut dire que la section cuivre et l’irréprochable complémentarité des deux voix fait tout de suite son petit effet.Une de mes amies ma même confié un (extase?) lors de son écoute, Un effet jouissif qui ne nous quittera plus du début à la fin de cet album homogène et percutant. L’écoute de la chanson suivante n’est point là pour nous contredire. Cette dernière, intitulée 
Vanity Killsest bien écrite, enivrante, haute en couleur et possède indiscutablement un réel potentiel de tube en puissance. L’harmonie des deux chanteurs est totale, tonalité masculine sur féminine, ou vice versa, pour une explosion de sensualité.
Bien que ce projet original tente de marquer de sa propre empreinte le panorama musical en essayant de retourner vers une époque sonore oubliée pour surprendre son monde, on retrouve sans peine les influences premières du chanteur, guitare électrique à l’appui, comme par exemple sur le déchaînéLittle Sister qui n’aurait presque aucun mal à trouver une place au sein de la discographie de son groupe initial. N'y voyez pas un tord, mais plutôt un savant mélange, entre une formule ayant déjà fait ses preuves et de nouveaux horizons pour le moins divertissants.

Finalement, on lui souhaite que Codeine Velvet Club et cette élégante combinaison récolteront autant de succès que le célèbre trio de ses début





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Cette semaine du 21 février 2010: Kasabian - West Ryder Pauper Lunatic Asylum
                                                   : Pop-Rock / Britpop
                                                   : Sortie Juin 2009
                                                   : RCA / Columbia



Je ne suis pas vraiment d'humeur à badiner Oasis mais ça vaut quand-même le détour

Sur leurs deux albums précédents, les lads de Leicester avaient choisi une pochette illustrée sobrement et un titre en un seul mot. Rien, dans ce dépouillement traître, ne laissait présager l’avalanche d’effets qui les agitait. Avec un culot plutôt courant chez les groupes outre-Manche, Kasabian s’est ainsi imposé par la force, en dynamitant les riffs de Led Zeppelin, les beats baggy des Happy Mondays et les tubes fédérateurs d’Oasis. 

Pour déroger à la règle, la pochette de ce troisième album ne trompe pas sur la marchandise. Il y a d’abord ce titre tarabiscoté, 
West Ryder Pauper Lunatic Asylum, dans la même tradition psychédélique que Their Satanic Majesties Request, qui illustre une pochette tout aussi déjantée. Les quatre garçons, pour la première fois en photo sur leur album, n’ont pas lésiné sur le budget costumes et accessoires, et semblent aussi toqués que le chapelier d’Alice au pays des merveilles. “Après avoir tourné pendant presque quatre ans, on a pris du recul, raconte Sergio Pizzorno.Pendant cette pause, j’ai regardé des films d’Alejandro Jodorowsky comme La Montagne sacrée, une liberté absolue, des expérimentations osées… Ce film a affranchi mon inspiration.” 

Kasabian décide donc de quitter les autoroutes goudronnées, voire mazoutées, pour s’aventurer dans des chemins de traverse, plus poussiéreux. Si l’album commence avec le rouleur compresseur 
Underdog, assez typique des hymnes crâneurs et conquérants qui ont bâti la gloire des gouapes, le reste s’avère parfois casse-cou, comme l’épileptique Vlad the Impaler, où on croirait entendre les Beastie Boys en plein trip. Autre surprise de taille, Kasabian range ses guitares métallurgiques au placard, temporairement, pour s’essayer à la ballade délicate, aux choeurs gazouillants (Thick As ThievesHappiness).
moi qui croyait qu'oasis était le seul groupe qui a réussi à faire parler de lui en france et même en tunisie ! 

Au volant dans ce roadmovie, le producteur Dan The Automator (Gorillaz) laisse de grosses traces de pneus. En bon sorcier, il jongle avec des arrangements sophistiqués et apporte un nouveau souffle à un son autrefois claustrophobe. Mais la véritable alchimie se produit au sein du groupe, quand deux personnalités complémentaires entrent en collision : d’un côté Sergio Pizzorno, 
songwriter discret et pourtant capable de composer des chansons coup de poing ; de l’autre Tom Meighan, chanteur au charisme flamboyant qui incarne à lui seul leur démesure attachante.“Je ne supporte pas ces chochottes qui doutent d’eux-mêmes, qui regrettent leurs premiers disques. Bien sûr, quand je réécoute les nôtres, je vois certaines imperfections, mais on a fait de notre mieux à ce moment-là. Ça ne sert à rien d’avoir des regrets. Si tu n’as pas une confiance aveugle en ce que tu fais, personne d’autre n’en aura.” 
Kasabian aime regarder dans le rétroviseur des 
sixties aux nineties, mais le groupe roule désormais droit devant, sur un sentier cahoteux, sans frein ni airbag.
1."Underdog"  4:372."Where Did All the Love Go?"  4:173."Swarfiga"  2:184."Fast Fuse"  4:105."Take Aim"  5:236."Thick as Thieves"  3:067."West Ryder Silver Bullet" (feat. Rosario Dawson)5:158."Vlad the Impaler"  4:449."Ladies and Gentlemen, Roll the Dice"  3:3310."Secret Alphabets"  5:0711."Fire"  4:1312."Happiness"  5:1613."Runaway (live)" (Japan only bonus track)4:0914."Cunny Grope Lane" (iTunes pre-order & Japan bonus track)3:1215."Road Kill Café" (Japan only bonus track)2:39



Cette semaine: John Frusciante - The Empyrean                                   
                         Expérimental / psychédélique
                         Sortie Fevrier 2009  (oui je sais c'est tard)
                         RCA / Warner Bros.  



                             
 

on va faire court cette semaine mais concis !

L’album est d’une fantaisie éblouissante, c’est un concept album qui parle de deux personnages avec une ambiguïté que seuls les habitués du bon vieux son de frusciante pourront élucider. Et devant un tel chef-d’œuvre, encore faut-il le réaliser, on est vite dépassés par les sonorités qu’on essaie de comprendre et l’écouteur devient passif face à l’émoi et la ardeur des refrains marquants. John avait décrit l’album comme à écouter tard le soir au salon avec pour seule lueur une lumière tamisée, voire même dans l’obscurité. Ayant reçu le fameux disque en pleine journée je ne pouvais attendre jusqu’au soir.

   Pour ‘’Before The Beginning’’, on sent tout de suite l’atmosphère qui inaugure l’opus, glauque et mélancolique (bien que des titres comme ‘’Ah Yom’’ soient plus joyeux) teintée de riffs ravageurs qui m’évoquent le titre ‘’Maggot brain’’ de Funkadelic. En passant au deuxième morceau je découvre une reprise émouvante de ‘’Song To The Siren’’ De Tim Buckley que John chante avec une voix douce et comme provenant de l’au-delà. J’étais tenu en haleine jusqu'à entendre Un John charnu déchaîné sur ‘’God’’ et chantant comme il ne l’a jamais fait auparavant.. Moi, qui connaissait le guitariste des Red Hot Chili Peppers à travers ‘’Niandra Lades And Usually Just A T-Shirt’’, ‘’To Record Only Water For Ten Days’’, et ‘’Curtains’’ était stupéfait de voir une toute autre voix au timbre hallucinant à l’image de ’’One More Of Me’’. J’atteins l’apothéose avec ‘’Dark/Light’’ et cette ligne de basse addictive mêlée à une note de Gospel dans les chœurs impressionnants.

          ‘’The Empyrean’’ est définitivement une expérience comme on les avait jamais eu depuis bien longtemps. Courez y, vous n’en reviendrez pas !

  1. Before The Beginning
  2. Song To The Siren
  3. Unreachable
  4. God
  5. Dark/Light
  6. Heaven
  7. Enough Of Me
  8. Central
  9. One More Of Me
  10. After The Ending
  11. Today (Bonus track. Edition japonaise seulement)
  12. Ah Yom (Bonus track. Edition japonaise seulement


 

 

 

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