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Bien gérer les déchets

 
UNE ENQUÊTE QUI TOMBE PILE ?
 

Les bacs à piles à l’entrée des supermarchés débordent souvent et donnent l’impression qu’ils ne sont là que pour contenter le législateur qui les a imposés et non pour apporter un service au consommateur dans le cadre d’un geste en faveur de l’environnement.

Par ailleurs, des rumeurs concernant le devenir de ces déchets nous ont donné l’idée de mener une enquête auprès des grands magasins des cantons de Forges-les-Eaux, Gournay-en-Bray, Argueil, Saint-Saëns et Neufchâtel-en-Bray.

L’A.R.B.R.E. a donc écrit aux directeurs de ces structures commerciales en leur demandant de compléter un questionnaire sur la consommation et le recyclage des piles électriques et autres batteries. Cette fiche-bilan comportait des questions sur le type de piles récupérées, les quantités sur une période de six mois, le mode et la fréquence des collectes.

Seuls deux supermarchés nous ont répondu, sur la trentaine interrogée... Il est donc difficile d’en tirer des conclusions générales.

Il appartient donc à chaque citoyen de ne pas hésiter à enquêter auprès de son magasin habituel sur la façon dont ce problème est traité, et de faire remonter aux associations de protections de l’environnement (dont l’A.R.B.R.E.) ou de défense des consommateurs, les agissements qui seraient contraires à la loi et à l’intérêt public dans ce domaine.

Pour en savoir plus sur le recyclage des piles, tapez

http://www.corepile.fr .

La société COREPILE créée en juillet 2003 collecte mensuellement 550 tonnes de piles dans plus de 23 000 points de collecte dont 50 % en provenance des déchetteries

 
 
 
 
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LA PUB A UN COÛT

Lors de la visite du centre de tri, d’Etrépagny, j’ai pu constater qu’environ 40% des journaux magazines étaient en réalité des dépliants publicitaires (estimation à la louche confirmée par un responsable du centre).

En 2008, 770 tonnes de papiers ont ainsi été recyclées, sur les trois cantons de Gournay, Forges et Argueil, soit plus de 300 t de pub.

Au tarif actuel, cela représente un total annuel de

118 000 € HT pour l’ensemble de la prestation collecte + tri.

Si votre addiction à la pub peut se guérir, un autocollant « stop-pub » constitue une aide à la rémission tout à fait adaptée.

Si par contre, vous êtes une fashion victime de manière incurable, faites l’effort de porter vos papiers aux points d’apport volontaires. La

facture est moins salée : de l’ordre de 100 € HT la tonne.

Michel BOUCHEZ

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POINT SUR L’AVANCEMENT DU P.D.E.D.M.A.*
 

On constate une lente, mais certaine évolution du plan. La commission consultative du 17 Septembre dernier a permis de constater que Dieppe étudie toujours la possibilité de rénover son usine d’incinération, quant au S.M.E.D.A.R., il souhaiterait une actualisation des données et une évaluation environnementale plus précise des sites existants. Comme ces données changent tous les jours ou presque…

Rappelons que l’objectif du plan départemental, outre la réduction des déchets à la source, est d’optimiser les ressources départementales en terme de traitement (rappel : le département est en surcapacité de traitement).

A l’heure actuelle, la ligne directrice du plan a été adoptée par le département. On en est à la phase des consultations avant approbation d’un projet qui sera soumis à enquête publique en octobre sans doute…

La décision finale est prévue pour Mars 2010. A suivre…

Michel BOUCHEZ

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* Plan Départemental d’Élimination des Déchets Ménagers et Assimilés
 
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 Vous avez dit déchets de soins ?

 

Les DASRI, vous connaissez ? Non et pourtant nous en produisons tous un jour ou l’autre et derrière cet acronyme un peu barbare se cachent les Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux.

Comme pour tout déchet il existe une législation et une filière d’élimination mais pour ceux ci et compte tenu des risques sanitaires que représente leur manipulation, la collecte et l’élimination sont strictement réglementées.

Alors soyons clair, le producteur de DASRI est responsable, de son déchet jusqu’à à son élimination finale, la destruction se fait par un organisme spécialisé sur site autorisé ,en Haute-Normandie, il s’agit  du centre d’incinération Vesta de Grand-Quevilly.

Tous les professionnels de santé sont concernés et dans l’obligation de collecter leurs déchets et cela est valable pour le médecin libéral, l’infirmière à domicile, mais pas seulement, les vétérinaires, les éleveurs sont de la même manière soumis à cette obligation.

La nature des déchets est très diverse puisqu’elle comprend les matériels piquants (aiguilles, scalpels, lames…) mais aussi les pansements souillés (compresses, cotons) sans oublier les déchets divers (déchets anatomiques humains), les produits sanguins arrivés à péremption ou partiellement utilisés.

De la même manière, les gants et autres ampoules et ainsi que les seringues sont considérés comme tels. Enfin, les malades en auto médication (diabétiques,…..) sont eux aussi soumis à ces procédures.

La collecte doit se faire dans un emballage spécifique… une petite boite de couleur jaune mais bon, pas n’importe laquelle, quand même, répondant à une norme et marquée d’un logo spécifique.

Mais en aucun cas les DASRI ne doivent être jetés avec les ordures ménagères.

Aussi à l’initiative du SIEOM (syndicat intercommunal d’élimination des ordures ménagères) une réunion a laquelle étaient conviés les professionnels de santé du secteur a eu lieu à la Feuillie le 6 octobre dernier.

Malheureusement très peu d’intéressés étaient présents. Au cours de cette réunion a été faite la présentation du dispositif mis en place. Il faut savoir que l’ensemble des communes couvertes par la compétence du SIEOM est  « zone pilote » pour cette opération.

L’ARBRE regrette le peu d’intérêt porté à cette opération par les principaux acteurs générant les déchets de cette filière, cela est d’autant plus dommage que le système mis en place a pour objectif de faciliter certains aspects réglementaires comme le stockage, le transport, sans oublier les documents obligatoires    (bordereau de suivi).

Aujourd’hui le tri sélectif s’applique à tous les citoyens, tout comme il s’applique aux artisans et industriels. Le sens des responsabilités des professionnels de santé ne doit pas faire oublier le comportement irresponsable de certains d’entre eux (trop de DASRI finissent encore dans la poubelle), gestes dangereux pour la santé humaine auxquels s’ajoutent des risques de pollution pour l’environnement. Du reste les sanctions encourues par le fait d’éliminer sans satisfaire aux  prescriptions réglementaires expose les contrevenants à des sanctions non négligeables : amendes pouvant aller jusqu’à 75000€ et à 2 ans d’emprisonnement voire l’interdiction d’exercer. De quoi faire réfléchir !!

Pour finir, quelques infos pratiques à connaître, il existe 3 points de collecte dans le Pays de Bray, l’hôpital local de Gournay en Bray, la fondation Beaufils de Forges les Eaux et la maison de retraite de la Feuillie. Une plaquette d’information est également disponible auprès du SIEOM.

La santé est un bien inestimable, l’environnement aussi. 

Frédéric BLANQUART

 

site de la DRASS (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales) de Haute-Normandie : www.haute-normandie.sante.gouv.fr 

 
 
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CENTRE DE FRESNOY-FOLNY : le pire et le meilleur
 
Après plusieurs années de dépassements de tonnage du CVD (Centre de Valorisation des Déchets) de Fresnoy-Folny, dénoncés sans relâche par l’ARBRE, et constatés par le Sous Préfet de Dieppe, la DRIRE a enfin déposé un procès-verbal à la gendarmerie de Londinières. L’arrêté s’applique jusqu’à la mise en service de la méthanisation.

unité de Fresnoy-Folny - photo d'archive

L’arrêt de l’incinérateur de Rouen (VESTA dont le donneur d’ordre est SNVE VEOLIA) a provoqué l’envoi d’un tonnage important vers ce centre. Ikos, le gestionnaire, n’aurait pas dû accepter ce surplus sans prévenir les services administratifs. En effet, il revenait au Préfet et à la DRIRE de trancher !
Le projet « Pôle d’Excellence Rurale » du développement touristique de Forges a été retenu et devrait être suivi du projet IKOS, lié au développement durable ; celui-ci est porté par le Syndicat Mixte du Pays de Bray.

Guy PESSY

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ECHANGE ECHARPE TRICOLORE CONTRE LEGION D’HORREUR ! 

Faudra-t-il un film réalisé par un ex-futur Président des Etats-Unis ou le chantage médiatique d’un animateur de télévision célèbre pour qu’enfin on ne voie plus cela dans nos campagnes.

Le comble, c’est qu'une telle horreur écologique fut l’oeuvre d’un officier de police judiciaire, c’est-à-dire un Maire d’une commune du Pays de Bray, et qui plus est sur un chemin communal !
L' A.R.B.R.E. a déposé plainte en Gendarmerie, ce qui a eu pour effet de faire cesser ce comportement inadmissible.

Mais combien d'autres spectacles de ce genre défigurent notre nature ?