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POUR QUE NOS ENFANTS NE NOUS ACCUSENT PAS Pas loin de 200 personnes ont répondu à l’invitation de l’A.R.B.R.E., l’A.B.D. et Plantes et Fruits Brayon le mardi 10 mars dernier au cinéma de Neufchâtel-en-Bray. Les spectateurs ont dans un premier temps pu apprécier le film documentaire de JP Jaud « Nos enfants nous accuseront » qui raconte l’histoire des habitants d’un petit village des Cévennes où le maire a décidé de faire passer la cantine scolaire en Bio afin de réagir contre les produits chimiques et les pesticides. Ce long métrage montre les angoisses de la population confrontée aux dangers de la pollution industrielle et agro-chimique et le réalisateur brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération. A l’issue de cette projection, un débat était organisé entre des agriculteurs conventionnels et des agriculteurs bio dans le respect des différents points de vue. La salle était quelque fois très animée en entendant les propos des représentants de l’agriculture conventionnelle qui n’ont eu de cesse de relativiser les dégâts environnementaux et humains dénoncés dans le film. Mais cette discussion parfois houleuse aura eu au moins le mérite d’exister et de mettre l’accent sur les enjeux que représentent les pratiques agricoles sur l’environnement et sur la qualité de notre alimentation, dans notre Pays de Bray comme ailleurs en souhaitant que comme le maire de Barzac nos élus avec les familles reprennent le contrôle des cantines scolaires souvent concédées à des entreprises privées qui ont plus le souci de leurs actionnaires que de la santé des enfants….! . retrouvez la bande annonce ici : http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/bande-annonce.html juin 2008 Des catastrophes naturelles pas si naturelles que ça. Nos journaux nationaux et locaux voient depuis quelques années les rubriques consacrées aux inondations, coulées de boues, perturbations de la distribution de l'eau, devenir de plus en plus fréquentes. On pourrait de prime abord dire: c'est la fatalité, la faute à pas de chance... Mais si on analyse ces différentes situations dont certaines ont des conséquences très perturbantes pour ceux qui les subissent : voir sa maison envahie par la boue constitue un vrai traumatisme et fait vivre ensuite des moments d'angoisse à chaque nouvel orage... Sans compter la perte de valeur que subissent alors les biens immobiliers. Donc l'analyse des causes de ces évènements montre qu'il y a souvent une addition d’actes, de décisions qui conduisent inéluctablement à ces catastrophes. Par exemple : la survenue d'évènements pluvieux de forte ampleur et l'augmentation de leur fréquence peut-être reliée à l'effet de serre en partie causé par la combustion sans retenue du pétrole tant dans les transports (camions, 4x4, voitures... ) que dans l'habitat ( chauffage ) et à la déforestation sur des millions d'hectares à travers le monde. Mais ceci dépasse largement le cadre du Pays de Bray, localement ces évènements pluvieux exceptionnels prennent de plus en plus des dimensions de mini catastrophes car l'action de l'homme renforce leur impact en supprimant tous les éléments de l'environnement capables de ralentir le cycle de l’eau. En effet l'artificialisation des sols, leur imperméabilisation , le retournement inconsidéré de nombreuses prairies et l'arasement des talus et des haies ainsi que le comblement des mares sont des causes évidentes et sont le symptôme d'une société malade de son individualisme. Pourtant des solutions existent : énergies renouvelables pour l'effet de serre et replantation du bocage pour les inondations (plus efficace et moins chère que les coûteux bassins de rétention...). Une vraie agriculture de bassin versant qui ne privilégie pas uniquement le court terme comme dans la vallée du Bièvredent, où la mise en culture des pentes ne peut que renforcer ces inondations. C’est ni plus ni moins ce que dénonce Monsieur le Maire d’Elbeuf-en-Bray, ancien agriculteur, dont la commune a payé un lourd tribut aux inondations du 18 mai. Avec les associations environnementalistes du Pays de Bray et d'autres, soutenons la mise en place d'une mission bocage pour reconquérir notre espace et ne pas laisser faire n'importe quoi au nom du profit à court terme, car au bout du compte c'est la collectivité, nous qui payons les dégâts... et de plus en plus cher ! @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
REFLEXIONS DE L’ARBRE SUR LE BILAN DE SANTÉ DE LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE
Suite au succès remarquable de la soirée débat sur l’agriculture à lors de la projection du film « Paradis en Herbe » le 31 janvier 2008 au cinéma de Neufchatel-en-Bray . L’A.R.B.R.E a estimé légitime sa contribution au débat sur le bilan santé de la PAC qui a été organisé à l’initiative du Ministre de l'agriculture en février dernier.
Le Pays de Bray a depuis 25 ans vu le paysage bocager qui le caractérise évoluer : dépérissement des pommiers haute tige disparition des haies lorsque les céréales remplacent la prairie ; L’élevage de ruminants a reçu moins d’aide de la P A C et a été ignoré dans sa spécificité locale du bœuf normand engraissé à l’herbe : de 24 à 36 mois Le bocage existe surtout par l’élevage des bovins et la conjoncture économique actuelle est plus favorable aux cultures céréalières. Historique : On peut considérer que depuis l’apparition des quotas laitiers en 1984, 25 % des prairies permanentes ont disparu en Pays de Bray. Les primes au maïs apparues en 1993 ont continué d’aggraver la situation. Il faut rappeler que c’est la France qui a fait le forcing pour que le maïs bénéficie des primes dévolues aux céréales, sauf que dans notre région le maïs n’est pas cultivé comme céréale mais comme fourrage après ensilage. Ce dernier a donc supplanté la betterave, le ray-grass et la luzerne en plus de causer le retournement de prairies permanentes. En 2000, l’Allemagne a poussé au niveau de l’Europe pour bloquer le montant global des subventions de la PAC ce qui a entraîné la décision de figer les situations qui ont ensuite servi de référence lors de la réforme de la PAC de 2006 avec l’apparition des droits à paiement unique (DPU) pour une exploitation .confondant la prime animale et la prime végétale. L’Europe a trop dirigé sous couvert de distorsion .économique la distribution des primes aux éleveurs : en 2001 la Région Haute-Normandie a dû cesser de distribuer une prime boeuf sur le pays de Bray (décision D D A F). Evolutions attendues pour le Pays de Bray : Par rapport à la spécificité herbagère et bocagère du Pays de Bray, il est indispensable de mettre en place une aide spécifique et fortement incitative à l’herbe. La présence d’une industrie laitière en Pays de Bray garantit la viabilité des exploitations de vaches laitières mais les élevages bovins pour la viande sont en réel danger. Le savoir faire qui avait fait les beaux jours du Pays de Bray (les fameuses bouveries) est en train de se perdre et il est urgent de remettre en place une politique en faveur de l’herbe avec des aides adaptées. Il en va de la sauvegarde du paysage si typique du Pays de Bray. Les haies ont de nombreuses vertus dont celles de fournir du bois de chauffage et de contribuer au bilan énergétique favorable d’une exploitation agricole qui peut également s’intégrer dans un projet plus large de développement d’une filière bois énergie. Dans ce contexte mondial de réchauffement climatique, cet argument est fondamental ! Par ailleurs, une politique d’encouragement des prairies permanentes et du bocage ne peut être que bénéfique pour la biodiversité, qui elle même contribue grâce aux auxiliaires abrités par la haie à limiter l'utilisation des pesticides dont l'usage pose de plus en plus de problèmes de santé publique (cf. le Professeur Belpomme ). D'autre part, le rôle d'abri et de garde-manger pour la faune sauvage est tellement reconnu que les fédérations de chasse participent à la réimplantation de haies dites cynégétiques... Le Grenelle de l'environnement a évoqué également le rôle fondamental pour le maintien d'une certaine diversité biologique, des corridors biologiques permettant le brassage génétique. L’herbe du Pays de Bray est reconnue pour ses qualités notamment dans le Haut Bray et contient les fameux Omega3 que Danone importe sous forme de tourteaux de lin. Du lait produit grâce aux vaches laitières nourries à l’herbe naturelle, rien de tel pour l’image mais aussi et surtout pour la santé humaine ! La lutte contre l'érosion et le ruissellement sont des priorités dans le Pays de Caux et deviennent de plus en plus prégnantes en Pays de Bray, les aménagements hydrauliques censés lutter contre ces risques ont un coût certain et une efficacité toute relative, en la matière la conservation d'un maillage bocager minimum même avec des cultures céréalières permettrait une action beaucoup plus efficace et bien moins coûteuse pour la collectivité. Par ailleurs le Pays de Bray est un véritable château d'eau naturel pour plusieurs bassins versants, qu'en sera-t-il demain lorsque le bocage aura quasiment disparu et que le ruissellement primera sur l'infiltration, sans oublier le rôle de filtration et de dépollution vis à vis des pesticides et des nitrates qu'ont ces micro zones humides que sont les fossés et talus plantés. Face à ces fonctions essentielles pour la collectivité qu'ont ces écosystèmes, et compte tenu que leur valorisation énergétique et économique devient tout à fait possible et réaliste, il nous semble opportun que des actions compensatoires aux dégâts environnementaux causés par la PAC soient rapidement mises en place; l'une de ces actions étant la création d'une mission bocage dont l'objectif devrait permettre une gestion coordonnée et cohérente, avec l'ensemble des acteurs concernés du devenir du maillage bocager en Pays de Bray et de toutes les aménités qui en découlent. Jean-Michel DALLIER
Jean-Michel DUBOSC Dittmar HEDREUL Guy PESSY @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
UNE BANDE QUI NE SE LAISSE PAS ENHERBER
L’ARBRE a écrit, en septembre dernier, aux Directions Départementales de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) de la Seine-
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O.G.M. ET DEMAIN ? Relayant une campagne de Greenpeace sur la position prise par nos responsables politiques à l’occasion du rapport de la mission d’information de l’Assemblée Nationale sur« les enjeux des essais etde l’utilisation des O.G.M ». L’A.R.B.R.E.a donc interrogé le Président de Région, Alain le Vern, et notre représentant à l’Assemblée Nationale, Michel Lejeune. Bien sur, comme chacun le sait, tous deux de formations politiques différentes… leurs réponses le sont aussi. Alain le Vern réclamant pour sa part l’application stricte du principe de précaution et privilégiant une recherche fondamentale en milieu confiné. Il rappelle au passage que la région a pris des mesures en faveur de l’agriculture bio. Vu le peu d’échodes dites mesures au sein du monde agricole et particulièrement dans le pays de Bray, on peut se poser la question sur leur réelle efficacité ! Notre député, quant à lui, met en avant les avantages attendus des O.G.M., bénéfices sanitaires ; vaccin, insuline etc…, et la quasi inexistence de risques pathogènes. Un petit doute quand même côté environnement sur les risques de dissémination et la responsabilité du producteur.
Mais vite balayé deux paragraphes plus bas par la mise en placed’une proposition, censée résoudre le problème à savoir l’institution d’un régime de présomption de faute à l’encontre du producteur en cas de contamination d’une parcelle voisine. Plantez, plantez, il en restera toujours quelque chose. Enfin, il termine par cet argument : 95 % des chercheurs et scientifiques sont favorables aux expérimentations en plein champs. En résumé, tous les deux ne sont pas totalement pour et pas complètement contre, c’est clair. Mais qui confirme un point sur lequel tout le monde est d’accord, sur ce dossier, personne… n’est d’accord !! La communauté scientifique tout d’abord, mais aussi le monde agricole et la classe politique sans oublier les citoyens plutôt perdus sur ce sujet. Les chercheurs dont tout le monde attend des réponses sur les multiples interrogations que soulève la culture des O.G.M., problèmes d’éthiques, risques écologiques, alimentaires, allergies…… Pris entre le « pas de science sans conscience » et les inévitables impératifs économiques, le poids des lobbys ajouté au peu de recul sur ce dossier, difficile d’en tirer des conclusions … concluantes.Et alors que l’encre de la charte de l’environnement est à peine sèche et que dans les esprits le principe de précaution se met doucement en place, ne serait-il pas urgent d’attendre plutôt que de jouer une fois de plus aux apprentis sorciers. Pourquoi pas une grande consultation nationale … un peu comme le débat avorté sur le nucléaire… 40 ans après. Frédéric BLANQUART @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
EXTENSION DE LA PORCHERIE D’AUVILLIERS Le permis de construire délivré par le maire est déclaré illégal En novembre 2003, l’ARBRE (Association Rurale Brayonne pour le Respect de l’Environnement) déposait une requête en annulation de permis de construire contre l’extension de cette porcherie implantée en lisière de forêt d’EU, non loin d’une zone humide protégée, retenue dans le plan « Natura 2000 ». Le 30 juin 2005, le tribunal administratif de Rouen donnait satisfaction à l’ARBRE en rendant les attendus suivants : « L’association requérante est fondée à soutenir que les différents services sollicités ne disposaient pas de l’ensemble des éléments leur permettant d’émettre leur avis en toute connaissance de cause ; que l’instruction de la demande de permis de construire s’étant déroulée alors que le dossier de demande de permis de construire ne comportait pas d’étude d’impact, le permis litigieux a été délivré au terme d’une procédure irrégulière et est, par suite entaché d’illégalité ; Considérant qu’il résulte de ce qui précède que l’arrêté du maire d’Auvilliers en date du 22 septembre délivrant, au nom de l’Etat, un permis de construire au GAEC du Bout du Caule est entaché d’illégalité et doit, par suite être annulé .» Le tribunal administratif de Rouen a donc décidé que : « L’arrêté en date du 22 septembre 2003 par lequel le maire d’Auvilliers a accordé au nom de l’Etat un permis de construire au profit du Gaec du Bout du Caule est annulé » |



