Réaction de l'ARBRE aux propos contenus dans l'article de la Dépêche
du 7 octobre intitulé "les chasseurs ont le blues"
Certains chasseurs auraient donc le blues, et cet état serait lié au fait qu’il y aurait « de moins en moins de gibier et de plus en plus de prédateurs ». Les buses, busards, les renards et les blaireaux sont notamment pointés du doigt (le même qui presse de temps en temps sur la gâchette).
Sous-entendre que le gibier disparait consécutivement à l'augmentation de la prédation relève de l'ignorance, voire de la mauvaise foi. En effet, la science est formelle, dans la nature, en dehors de tout impact humain destructeur, il y a similarité entre la dynamique de population de la proie et celle du prédateur. Autrement dit, le prédateur régule la proie, mais en fin de compte, ce sont plus les effectifs "proie" qui régulent le nombre de prédateurs...
Concernant les busards, rappelons que leur alimentation est constituée à 90 % de micromammifères (les années ou les campagnols n'ont pas été exterminés par les campagnes d'épandage de souricides). A ce propos, 2009 a été une très mauvaise année pour la reproduction des busards cendrés (aucun jeune à l'envol).
S'agissant du renard, si mal aimé, ce n'est que dans des cas exceptionnels qu'il s'attaque à un perdreau ou un jeune lièvre. Et il serait injuste de le juger au regard des prélèvements qu'il pourrait être amené à faire sur ces lâchers scandaleux de faisans qui n'ont de toute façon aucune chance de survie dans la nature.
Mais le plus incompréhensible, c'est le carcan de préjugés qui frappe le blaireau. En effet, comment un animal nocturne aussi discret, et dont le régime omnivore est principalement végétarien, peut bien contrarier le chasseur ? Les pratiques de déterrage dont il est victime lors de sa période de non protection sont d’un autre âge et constituent une honte pour ceux qui les pratiquent !
Ceci étant rappelé, venons en maintenant aux vraies causes de la raréfaction de certaines espèces, à savoir la disparition de leurs habitats. En effet, l’agriculture intensive et l’artificialisation de l'environnement (urbanisation, aménagements routiers etc...) s'accompagne trop souvent d'une banalisation de la nature et du passage par pertes et profits des talus, haies et autres mares, supprimant le gîte et le couvert d'une faune jadis ordinaire.
Bref, nous conseillons comme remède contre le blues, plutôt que de rejeter la responsabilité sur de pauvres innocents, fussent-ils de simples animaux, s’émerveiller de la complexité et de la diversité de la nature dans laquelle chaque être vivant a sa place, du plus petit insecte au plus grand mammifère… et se battre pour sa préservation.
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SAUVETAGE D'UN BUSARD BRAYON
Le 08-08-09, des habitants de Sommery découvrent un Busard St Martin (Circus cyaneus) affaibli.
Ils le prennent en charge, puis contactent l'ARBRE.
Le 19-08-09, l'animal est rapatrié par des membres de l'ARBRE au Centre de sauvegarde du CHENE à Allouville-Bellefosse où il est alors placé en volière de contention.
Il est gavé durant 3 jours puis mange seul.
Le 10-09-09, il est placé en volière-tunnel afin qu'il se muscle et que les soigneurs du CHENE puissent s'assurer de la qualité de son vol.
Le 16-09-09, il est relâché sur son lieu de découverte par ceux qui l'avaient recueilli. Qu'ils soient remerciés pour leur action.
le busard à l'arrivée au CHENE
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Avis de l’ARBRE concernant le nouveau schéma des
Espaces Naturels Sensibles du Département de Seine-Maritime
Tout d'abord nous tenons à saluer la volonté du département de mener une réelle politique de préservation de la nature seinomarine au travers d'un dispositif qu'il était urgent de renforcer eu égard aux menaces de plus en plus préoccupantes vis à vis de la biodiversité.
Plutôt que d'apporter un commentaire sur la nouvelle organisation du réseau des ENS qui prévoit une structuration en 3 niveaux, dont on espère qu'elle fera rapidement ses preuves, nous souhaitons effectuer les remarques suivantes concernant les choix des sites.
Au préalable, nous regrettons que l'A.R.B.R.E. n'ait été consultée que tardivement ce qui a donné beaucoup moins de poids à nos propositions. Notre non participation au comité de consultation ne nous a pas permis de faire valoir efficacement nos arguments même si les services du département ont fait preuve d'écoute et de disponibilité en toute fin de cette période de consultation.
Voici donc les principales remarques que nous avons transmises au Département 76 concernant le choix des sites :
- Tout d'abord nous avons précisé que nous avions pris note que le site de nidification de la pie-grièche écorcheur (au sud de la station d'épuration de Forges-les-Eaux) sera intégré au site du bois de l'Epinay.
- Puis nous avons ensuite insisté sur la "candidature" du site de la vallée de l'Epte en souhaitant qu'il contienne également la vallée de la Mésangueville (qui en est un affluent) et qui est riche au point de vue botanique et ornithologique (plusieurs couples du très rare tarier des prés et l'exceptionnelle huppe fasciée sont présents dans ce secteur). Malheureusement et c'est une déception, la vallée de l'Epte n'apparait pas du tout sur la liste jointe au communiqué de presse du Département..
- Par ailleurs, nous avons fortement appuyé les sites suivants : les tourbières de la forêt de Bray, les prairies tourbeuses de Ferrières en Bray et le Grand Mont de Sigy --> ces sites ont bien été retenus
- Enfin, nous avons communiqué des propositions supplémentaires après l'actualisation d'un travail de recensement de zones à protéger que nous avions mené il y a plusieurs années dans le cadre du Conseil de Développement du Pays de Bray. Ce document intitulé "propositions de sites brayons à préserver" recense un certain nombre de zones parfois petites dont certaines sont issues de l'étude écologique du site natura 2000 Bray humide. Aucune de ses propositions ne semble avoir été retenue.
Mais l'intervention de Monsieur Dany MINEL (responsable des ENS en Seine-Maritime), lors de notre assemblée générale 2009 nous permet de garder un espoir car ce dernier a affirmé que ce réseau des ENS restait ouvert.
A suivre donc...
Jean-Michel DUBOSC
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FAUCHAGE DIFFERENCIE, OU EN SOMMES-NOUS ?
Le 12 mars 2008, la Direction des routes de Seine-Maritime a réuni un groupe de personnes comprenant des membres des associations ARBRE, ABD et Plantes et fruits brayons, et des représentants du CAUE pour réfléchir sur le fauchage différencié.
Les trois associations brayonnes ont aidé à compléter le recensement de sections présentant un intérêt floristique réalisé par les agents de la Direction des Routes. Elles ont aussi insisté sur la nécessité de ramasser les résidus de fauchage. Il a été précisé également l’intérêt d’effectuer un inventaire avant et après fauchage.
Un an après, dans un courrier commun, nous avons interpellé le Département pour connaître le bilan de ce début d'opération. Nous avons souhaité obtenir des réponses notament aux questions suivantes :
1) Quel kilométrage réel est concerné par le fauchage « tardif » ? Ce linéaire est-il vraiment exclu de la première période de fauche ?
2) Quelle est la distinction précise sur le plan technique entre « raisonné » et « tardif » ?
3) Des indicateurs de suivi ont-ils été mis en place ?
4) Quelles décisions ont été prises pour l’année en cours ?
A suivre donc.........
ARBRE, ABD et Plantes et Fruits Brayons
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Retrouvez bientôt le calendrier des sorties nature de l'ARBRE
pour l'année 2010
Ainsi que le calendrier complet des sorties en Haute-Normandie
programme des associations membres de Haute-Normandie Nature Environnement
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Sortie ornithologique du 13 septembre 2009
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sortie ornithologique lors du marché bio de Beaubec la Rosière le 14 juin 2009
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A la recherche de la piegrièche écorcheur
à Forges les Eaux, le 31 mai 2009
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Au départ de la sortie ornithologique du 22 mars 2009 à Forges-les-Eaux
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DES PLATEFORMES A CIGOGNES EN PAYS DE BRAY
Le 12 avril 2006, 3 plates-formes à cigognes sont installées avec le concours d'EDF GDF Services Normandie Rouen.

Ces plates-formes ont été fabriquées par des élèves de l'IUT Génie Thermique de Mont-Saint-Aignan qui ont assisté à la pose d'une des plates-formes en septembre 2003.
Pourquoi installer des plates-formes à cigognes ?
Tout d’abord, rendons à César ce qui lui appartient et à Jo Pourreau cette idée d’une telle opération. Ce grand naturaliste dont nous regrettons la récente disparition connaissait bien le Pays de Bray pour y avoir vécu dans les années 70-80 et était devenu un spécialiste de la cigogne blanche dans la région qu’il avait rejointe. C’est lui qui a donné aux membres de l’ARBRE, dont il était l’un des fondateurs, les premiers conseils d’installation et surtout les plans qui ont servi à la fabrication des plates-formes métalliques.
La nécessité de mettre à la disposition des cigognes ces fameuses plates-formes est apparue évidente suite aux observations fréquentes de ces échassiers en période migratoire et même d'hivernage.
Six plates-formes ont déjà été posées en juillet 2001 et septembre 2003 dont une dans la ferme de Mésangueville où ces fameuses cigognes ont niché en 1978 (beaucoup de Brayons s'en souviennent).
Par ailleurs, une tentative de nidification a échoué au printemps 2005 à Ferrières en Bray, suite au déplacement du nid dont la construction sur un pylône EDF à moyenne tension posait problème.
De plus la cigogne dans nos régions est un oiseau inféodé aux milieux humides, et le Pays de Bray offre des biotopes favorables pour la quête de sa nourriture.
Les sites n'ont pas été désignés au hasard. Le site de Roncherolles en Bray se situe en bordure de l’Andelle à un endroit où elle a déjà été observée de manière prolongée lors d’un passage migratoire.
Le site de Saumont la Poterie se situe non loin de l'Epte qui est un couloir de migration très emprunté par cet oiseau.
La troisième plate-forme est installée à Ferrières-en-Bray à proximité de l’endroit où la cigogne a fait une tentative de nidification sans succès pour les raisons évoquées plus haut.
Quels sont les chances de réussite d'une telle entreprise ?
La dynamique de population des cigognes dans certaines régions françaises, notamment en Loire Atlantique ou en Charente-Maritime (plus de 100 naissances chaque année) laisse espérer une extension naturelle de son aire de répartition. L'échéance raisonnable pour une occupation de la première plate-forme brayonne est entre 4 et 6 ans.
Par ailleurs, la multiplication des plates-formes partout en France, fabriquées sur des modèles assez proches, fait que de nombreux cigogneaux y sont nés et, adultes à leur tour, ont des chances d'être attirés par celles-ci pour nicher.
Connaissez-vous bien la cigogne ?

La cigogne claquette ou craquette en entrechoquant les deux parties de son bec et en rejetant sa tête en arrière. Il existe plusieurs claquettements. Amical, il est un signal sonore de reconnaissance vis-à-vis de son partenaire à son arrivée au nid. Il peut aussi traduire une attitude de défense. Dans ce cas, le claquettement très "sec" est accompagné d'un battement des ailes et de la position verticale de la queue.
Les cigognes nées en France passent la mauvaise saison en Afrique. Cette zone s'étale de la façade atlantique au Tchad. Les adultes arrivent sur leur zone de reproduction de fin février à début mai. Si l'Alsace pouvait se prévaloir au début du siècle de l'exclusivité de la présence de la cigogne, il en est autrement aujourd'hui avec une zone de répartition de plus en plus occidentale.
Les deux partenaires n'arrivent que très rarement en même temps. Après quelques parades nuptiales rythmées par de nombreux claquettements, les accouplements commencent immédiatement après la formation du couple. La construction ou la réfection du nid débute de suite.
Tout au long de la période de reproduction, les adultes continuent à parfaire le nid. A chaque retour au nid, le partenaire apporte en signe de reconnaissance, une brindille ou un branchage
Ceci explique l'immensité de certains nids qui peuvent atteindre 2 mètres de diamètre et peser près de 700 kilogrammes. Construit sur des embases aménagées par la main de l'homme ou sur des arbres, il est constitué d'un enchevêtrement de branchages grossiers. La plate-forme proprement dite est recouverte de matériaux divers de plus en plus fins vers son centre. Il n'est pas rare d'y trouver des objets insolites tels que des parapluies, des sachets en plastique...
Contrairement aux idées reçues, la grenouille ne représente qu'une faible part dans la composition de sa nourriture. Les cigognes se nourrissent en grande partie de lombrics, d'insectes, de taupes, de poissons, de campagnols... Elles sont surtout opportunistes, à l'affût de la capture d'une éventuelle proie... facile. Leur repas se compose au gré de leurs pérégrinations au travers des prairies humides, des chaumes ou des champs fraîchement labourés. La partie non carnée des aliments (poils, ongles, os...) est rejetée sous la forme de pelotes de régurgitation.
Quelles sont les menaces qui pèsent sur la cigogne ?
Les lignes électriques sont des obstacles peu visibles causant chutes et électrocutions. La grande envergure de leurs ailes facilite le contact simultané de deux conducteurs. Les cigognes utilisent fréquemment les infrastructures métalliques des pylônes comme perchoirs au risque de toucher les conducteurs tout proches.
L'agriculture moderne demande que l'on sacrifie les prairies pour les transformer en espace réservé à la monoculture. Les zones de prise de nourriture se sont réduites en peau de chagrin. De plus, les nouvelles cultures nécessitent des traitements phytosanitaires fréquents à l'aide de produits toxiques qui contaminent toute la chaîne alimentaire. La cigogne, étant en bout de chaîne, y est très exposée.
Le tir en France, en Espagne et en Afrique est encore une cause de mortalité non négligeable malgré le statut de protection dont bénéficie la cigogne blanche dans toute l'Europe.
La cigogne justifie largement son classement sur la liste rouge régionale des oiseaux menacés.

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ET UN ET DEUX ET TROIS… CIGOGNEAUX !
Rappelez vous l’année dernière, un couple de cigogne avait jeté son dévolu sur un pylône de 90 000 volts à Ferrières en Bray, au grand dam de RTE qui avait délogé le nid sous prétexte de pannes sur le réseau.
L’ARBRE avait d’ailleurs protesté auprès des responsables de l’opération, la cigogne est une espèce protégée et suite au déplacement du nid, la couvée fut perdue.
Cette année nullement découragée par tous ces avatars, à nouveau niché sur un pylône EDF, et cette fois ci sans être accusé de générer des perturbations, la couvaison a donc été à son terme et trois cigogneaux ont vu le jour sous le ciel brayon et plus précisément à St Germer de Fly.
Pour mémoire la dernière nidification dans le pays de Bray remonte à 1978, bien sur nous espérons que cet heureux événement en appellent d’autres et que la prochaine fois ce soit sur l’une des plate-formes mises en place par l’ARBRE que l’une d’entre elles ait la bonne idée d’y faire son nid.
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Que faire si vous trouvez un animal sauvage blessé
Tout d'abord ni gestes brusques, ni cris, et n’exhibez pas votre trouvaille.
Limitez au strict minimum les manipulations de l'animal, que ce soit pour vous ou pour lui.
Puis contactez immédiatement le CHENE au 02 35 96 06 54, un spécialiste vous conseillera.
Si toutefois vous devez le manipuler, dans tous les cas mettez des gants et suivez les quelques conseils ci-dessous :
- dans la mesure du possible, isoler l'animal (dans la plupart des cas un oiseau) dans un carton avec quelques trous pour l'aération (surtout pas une cage).
- ne tentez pas de donnez des soins qui pourraient laisser des séquelles, ne lui donnez rien à manger, ni à boire sans avoir été conseillé par un spécialiste du CHENE.
- S'il s'agit d'un rapace, attention principalement aux serres, et dans une moindre mesure au bec. Pour l'immobiliser le plus simple et efficace est de le recouvrir avec un tissu épais (veste, couverture...) il refermera ses griffes sur le tissu. Par contre s'il s'agit d'une espèce au bec en forme de couteau (les échassiers par exemple), attention au bec et à la détente du cou.
Concernant tout autre animal qu’un oiseau, n’ayez qu’un seul réflexe : appeler le CHENE au 02.35.96.06.54.

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CRÉER UN CLUB NATURE EN PAYS DE BRAY
Les clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature) sont des groupes d'enfants, d'ados ou de jeunes (parfois d'adultes) qui s'intéressent à la Nature et qui ont décidé de tout faire pour la protéger.
Alors ils passent le temps de leurs loisirs à user leurs bottes dans les bois et leurs yeux sur les jumelles...
Ils plantent des arbres, creusent des mares, posent des nichoirs pour les oiseaux... Enfants de la célèbre revue La Hulotte, les clubs CPN sont une véritable École de la Nature...
Au nombre d'une quinzaine en Haute-Normandie, les clubs ont décidé de se constituer en réseau pour participer au développement de la culture naturaliste dans la région et organiser des actions en commun.
Ce réseau des Clubs CPN de Haute-Normandie souhaite par l’intermédiaire du site de l’ARBRE susciter des vocations en Pays de Bray. ALORS LANCEZ-VOUS !
Réseau des clubs CPN de HN
55 rue Louis Ricard – 76000 ROUEN - Tél : 06.12.13.28.13

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NATURA 2000 : UNE VICTOIRE IMPORTANTE
Grâce à l'action de l'A.R.B.R.E. auprès de la Commission Européenne, le site Natura 2000 Bray Humide a vu sa surface augmenter de près de 130 hectares.
Cette action s'est appuyée d'abord sur les 3 cartographies différentes qui ont été éditées par rapport à ce site (juillet 1998 = 4365 ha, février 1999 = superficie non précisée, septembre 2000 = 3243 ha).
Le premier projet de site a précédé une campagne de concertation avec les acteurs locaux et a fait l'objet d'un avis de la part de notre association le 20/09/1998 adressé au Préfet de Région suite à sa demande mais auquel il n'a jamais répondu. La question de "l'oubli" de nombreux sites a été soulevée dans ce courrier ainsi que la présence ahurissante d'une mention "secteur réservé au passage de la RN 31".
A notre demande, la Direction Régionale de l'Environnement (DIREN) nous a adressé en février 1999 la version en principe "définitive" du site Natura 2000 Bray humide dont la taille s'est réduite considérablement. Un courrier de réaction de notre part a été envoyé à la DIREN cinq jours après cette réception. Ce courrier dénonçait la confirmation du grignotage des zones au sud de Gournay-en-Bray dans le secteur du projet RN 31. De même, manifestement, la déviation de Forges-les-Eaux naissante avait fait disparaître certaines zones au sud de cette ville. Notre association avait pointé du doigt dans ce courrier les pressions qui avaient dû s'exercer et entraîner ces coupes sombres.
En juin 2000, le comité de pilotage chargé du suivi de la réalisation du document d'objectif s'est réuni pour la première fois sous la présidence du sous-préfet de Dieppe. Trois mois plus tard, en septembre 2000, une nouvelle version du site nous a été envoyée avec encore la disparition de certaines zones, notamment toujours au sud de Gournay, lieudit "Le Grand Pré" alors que l'étude écologique a justement révélé que cette zone retirée sans concertation contient un habitat éligible.
Quoi qu'il en soit, le site Natura 2000 Bray Humide a été désigné par la France en 1999 pour une superficie de 3721 ha comme le montre une fiche du site Internet du Ministère de l'écologie éditée en avril 2002, pour au final, se réduire à 3243 ha. 500 ha se sont donc évanouis !
Notre plainte s’adressait avant tout à l‘Etat français, à son incapacité à se conformer aux dispositions de la Directive Habitat et à son manque de volonté manifeste de respecter ses engagements communautaires.
Ne boudons pas notre plaisir avec cette victoire du droit européen et de la biodiversité sur les petits arrangements locaux.
Jean Michel DUBOSC