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Aidez-nous à soutenir le service public de l'eau potable
Lors de notre Assemblée Générale du 9 mai 2009, le Collectif pour une Eau Publique de l'Agglomération Rouennaise a fait une démonstration éclatante des méfaits de la gestion privée de l'eau en terme de prix, de qualité, de manque de transparence et d'impact écologique.
Dans la continuité de cette action, nous souhaitons recueillir le maximum de renseignements concernant le fonctionnement des syndicats d'eau brayons, en essayant d'obtenir les "rapports annuels sur le prix et la qualité du service public de l'eau potable".
En effet, la règlementation prévoit qu'un "rapport annuel sur la gestion du service public de distribution d’eau", doit être présenté chaque année au Conseil Municipal (pour information) et doit être mis à la disposition du public en mairie. Ce document doit comporter des informations sur le prix (et ses différentes composantes : taxes diverses, prix de l'abonnement, prix du mètre cube, etc), sur la qualité de l'eau (les résultats des contrôles sanitaires de la DDASS), mais aussi sur l'état du réseau (taux de fuite des canalisations, taux de renouvellement des installations, nombre de branchements plomb, âge des compteurs...). Y est annexé le compte d'exploitation de l'entreprise délégataire (à laquelle l'exploitation a été confiée).
Ces rapports sont très différents selon les communes (ou syndicats), du plus précis au plus indigent, et il semblerait qu'il ne soit pas toujours facile d'en avoir connaissance !
Nous demandons donc à chacun de nos adhérents et sympatisants (brayons de préférence) d'essayer d'obtenir ce rapport annuel pour leur commune ou leur syndicat d'eau et de d'en remettre une copie à l'A.R.B.R.E.
Nous comptons sur votre aide.
Le Conseil d'Administration de l'A.R.B.R.E.
@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@ L’EAU PATRIMOINE DE L’HUMANITE MEME EN PAYS DE BRAY
L’A.R.B.R.E. a écrit à l’ensemble des maires et des présidents de syndicats d’eau des 7 cantons du Pays de Bray au sujet des délégations des services de l’eau.
Voici les termes du courrier envoyé : « Au travers de la mise en place de la Directive Cadre Européenne sur l’eau (DCE) avec l’objectif d’un retour au bon état écologique de cette ressource vitale, l’Europe réaffirme clairement que L’EAU n’est pas une marchandise mais un bien commun pour tous, véritable patrimoine de l’humanité. De nombreuses villes ont déjà repris à leur compte la gestion de l’eau, à commencer par la première d’entre elles, Paris, et tout récemment encore plus près de nous, Rouen et son agglomération. Ces décisions volontaires et citoyennes ne doivent pas rester l’apanage des villes de grandes ou moyennes importances, de la même manière les communes rurales peuvent engager des actions dans ce sens et ce d’autant plus que la remunicipalisation de la distribution de l’eau est synonyme d’économie pour les usagers. L’idée même que la délégation du service publique de l’eau par l’intermédiaire du jeu de la concurrence permet des économies à la collectivité est un leurre, les exemples et expertises sont là pour prouver le contraire, tous les retours en régie ont permis des gains substantiels sur le coût du service, à l’exemple de l’agglomération de Rouen qui a réalisé une baisse de 16% sur le prix du m3. Mais au delà du simple aspect économique, c’est aussi l’enjeu d’une autre politique de l’eau plus sociale envers les usagers et plus écologique par le biais d’actions sur l’économie de la ressource et de sa sauvegarde, avec la mise en place des périmètres de protection de captages. C’est aussi l’occasion pour les communes de reconquérir une compétence perdue et la connaissance de leurs réseaux qui permet une pertinence dans les choix des infrastructures à réaliser (station d’épuration, usine de micro filtration, renouvellement du réseau...) La réussite d’une telle opération résulte de l’addition de plusieurs facteurs, à commencer par une volonté politique forte du conseil municipal ajoutée au soutien de vos concitoyens voire d’associations d’usagers qu’il est nécessaire d’associer au processus de décision. De la même manière, il est important que la commune établisse un bilan contradictoire et une expertise approfondie avant toute reconduction de contrat de délégation de distribution de l’eau. L’A.R.B.R.E souhaite engager une véritable réflexion sur ce sujet pour en finir avec l’asservissement des communes face à la main mise des deux mastodontes que sont Véolia et la Lyonnaise des eaux. Aussi, nous souhaitons connaître votre position par rapport à cette problématique et les actions que votre commune ou syndicat d’eau serait prêt à envisager. De façon à dresser un premier état des lieux sur l’ensemble des communes du Pays de Bray, l’ARBRE a besoin de quelques informations en votre possession : - Nom du délégataire : - syndicat d’eau de rattachement : - durée et dates de fin des contrats de distribution d’eau et d’assainissement : - prix du m3 : Vous remerciant par avance de votre réponse, nous vous prions d'agréer nos respectueuses salutations. » L’A.R.B.R.E. @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@ Consultation nationale sur l’eau :
L'A.R.B.R.E. a donné son avis
L’intérêt de cette enquête clôturée le 15 octobre 2008 était d’avoir l’avis des usagers que nous sommes au travers du questionnaire que vous avez (ou auriez du) recevoir par courrier. Le but de cette consultation nationale : la politique de l’eau mise en place par la France au travers de la DCE (directive cadre européenne) dont les principaux objectifs étaient : * Atteindre un bon état écologique des eaux d’ici 2015. * Etablir la transparence des coûts. * organiser la consultation et la participation de tous les acteurs de l’eau. Les Associations de protection de l’environnement ont dénoncé par la voix de FNE (France nature environnement) le manque d’ambition des mesures proposées et les reports déjà envisagés en 2021 voire 2027 !! mais aussi la rédaction de la plaquette tendant à orienter les réponses. Quoiqu’il en soit l’ A.R.B.R.E a appelé ses adhérents à participer, par courrier, ou sur le site Internet de l’agence de l’eau et d’exprimer leur avis et leurs remarques. L’eau que nous polluons aujourd’hui est celle que boirons. @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@
COMMUNIQUÉ DE PRESSE avril 2007
2500 habitants du Pays de Bray privés d’eau potable pendant plusieurs jours
Le 11 avril 2007, 2500 habitants du sud du Pays de Bray, alimentés par le captage de Mesnil-Lieubray, ont été avertis que l’eau du robinet était impropre à la consommation. C’est la teneur trop élevée en triazine-atrazine, pesticide longtemps utilisé pour la culture du maïs, qui en est la cause. Cela fait plusieurs années que ce captage d’eau, géré par le syndicat d’eau potable de Bézancourt, connaît des problèmes. Depuis décembre 2005, un arrêté préfectoral de dérogation a autorisé le syndicat d’eau à poursuivre la distribution d’eau malgré des teneurs en triazines supérieures à la limite de qualité. Cet évènement confirme, s’il est besoin, que l’agriculture productiviste pollue nos eaux et nos nappes et qu’il est urgent de promouvoir un autre type d’agriculture plus respectueuse de l’environnement et de la santé humaine. Une politique ambitieuse de soutien à l’agriculture biologique, notamment, est toujours attendue en France. Les pollutions nécessitent des solutions de plus en plus complexes et coûteuses. Il est bien plus rentable de faire du préventif en évitant les pollutions. C’est ce que fait la ville de Munich en Allemagne depuis 110 ans et plus près de nous, celle de Clermont-Ferrand qui a interdit, depuis 60 ans, l’utilisation de pesticides aux agriculteurs situés près du captage (selon le magazine Capital de Février 2007). La réglementation interdit l’utilisation de l’Atrazine depuis 2004, mais d’autres pesticides continuent d’être employés en agriculture et rien ne garantit qu’ils ne génèreront pas d’autres phénomènes de pollution et de danger pour la santé publique dans un futur proche. D'après l'OMS (organisation mondiale de la santé) les pesticides tueraient chaque année dans le monde pas moins de 220 000 personnes et en rendraient malades 3 millions Rappelons que ces produits sont suspectés d'être à l'origine de nombreux nouveaux cas de cancers, notamment chez l'enfant et peuvent toucher le système immunitaire, les régulations hormonales et entraîner la stérilité humaine. Quant aux effets sur l'environnement, selon un rapport de l'IFEN (institut français de l'environnement), 90% de nos rivières et 58% de nos nappes phréatiques sont chargées de pesticides. L’ARBRE rappelle également que chaque citoyen se doit de consulter les analyses d’eau en mairie, leur affichage étant obligatoire (Décret n° 94-841 du 26 septembre 1994 relatif aux conditions d'information sur la qualité de l'eau distribuée en vue de la consommation humaine) et interroger les élus et les responsables de syndicats d’eau sur les mesures mises en place pour protéger cette ressource vitale (périmètres de protection). Depuis la 16 avril grâce à une manipulation, qui semblait impossible lors de la pollution aux triazines de 2005, l’eau est redevenue potable et les 2500 citoyens brayons consomment l’eau issue d’un autre captage, mais il est évident que cela ne règle pas le problème de fonds. L’eau n’est pas une marchandise mais un bien commun indispensable pour nous et les générations futures. Espérons que cet évènement déplorable aura au moins permis de faire prendre conscience de la fragilité de ce patrimoine. |
