Catherine Repond, dite CatillonEn octobre 2008, les députés Jean-Pierre Dorand et Daniel de Roche ont déposé une motion demandant la réhabilitation de Catherine Repond, dite « Catillon », dernière sorcière exécutée dans le canton de Fribourg, en 1731. Ils invoquaient un récent opuscule soutenant la thèse que l’exécution de la Catillon aurait été un assassinat judiciaire orchestré pour faire taire quelqu’un qui en savait trop sur les trafics commis par certains personnages importants. Ils demandaient donc l’élaboration d’un acte de réhabilitation, à l’instar de ce que le parlement glaronnais avait fait l’année précédente pour Anna Göldin, accusée de sorcellerie puis condamnée pour empoisonnement, en 1782, après un procès truqué. Dans sa réponse à cette motion, le Conseil d’Etat a reconnu que, sous l’Ancien Régime, d’innombrables procès avaient été faussés par le recours à la torture. Il a toutefois retenu qu’une réhabilitation prononcée aujourd’hui pour des faits remontant à l’Ancien Régime ne pouvait être que morale et devait plutôt passer par une déclaration solennelle du Grand Conseil prenant la forme d’une résolution et de mesures concrètes pour favoriser l’étude de ces procès. En conséquence, les motionnaires ont retiré leur motion et présenté un projet de résolution pour réhabiliter la mémoire des victimes de l’Ancien Régime et pour encourager les recherches historiques, les publications et les manifestations scientifiques concernant ces procès. Après un large débat, le 8 mai 2009, le Grand Conseil a accepté la réhabilitation de la mémoire des victimes de la justice de l’Ancien Régime, mais refusé l’encouragement des recherches scientifiques. Une place à Fribourg : En juin 2010, le Conseil communal de la Ville de Fribourg "a
décidé de dénommer «Place Catherine-Repond» la parcelle No 6475
sise au Guintzet, contiguë à la route de la Broye et à la promenade du
Guintzet et de libeller la plaque indicatrice de la manière suivante:
« Place Catherine-Repond, dite Catillon (1663-1731), brûlée comme dernière
sorcière au Guintzet, lieu d’exécution avant 1798 »." Un article expliquant qui est Catillon est paru dans "1700 -BULLETIN D’INFORMATION DE LA VILLE DE FRIBOURG" de septembre 2010, annonçant également l'inauguration de la place le 12 octobre 2010. Les condamnés pour opinions politiques en 1814Les autorités libérales, mises en place après la « journée des bâtons » (2 décembre 1830) qui amené le Grand Conseil encerclé à voter la fin du Patriciat, ont réhabilité les condamnés pour opinions politiques en 1814 par un décret du 25 juin 1831. Il s'agissait d'une réhabilitation juridique, comportant aussi le remboursement, aux intéressés ou à leurs héritiers, des amendes payées alors. Le texte du décret est reproduit sur ce site sous la rubrique "Constitutions et autres dispositions"
Les victimes de 1781 et des années suivantes (Nicolas Chenaux et ses compagnons)Le Grand Conseil radical, pour "réhabiliter la mémoire des victimes de 1781 et des années suivantes et donner à leurs descendants une éclatante satisfaction", a adopté un décret le 4 juillet 1848 réhabilitant la mémoire des victimes de 1781 et années suivantes (BL 1848 p. 185s.). Le régime radical entendait ainsi laver la mémoire de Nicolas Chenaux et de ses compagnons. Le texte du décret est reproduit sur ce site sous la rubrique "Constitutions et autres dispositions" |