Lire le CAHIER DES TRADITIONS CHASSEUR: merci à Laurent ICARDO
 
MEMORIAL DES CHASSEURS A VINCENNES
 

Un Chasseur ne dit pas :

La musique du Bataillon, mais la Fanfare,

Le Tambour, mais la Caisse Claire,

La Caserne, mais le Quartier,

La Capote, mais le Manteau,

L'Uniforme, mais la Tenue,

Le Béret, mais la Tarte,

Jaune, mais Jonquille,

Rouge, mais Bleu Cerise  ( Sauf celui du DRAPEAU, de la Légion d'Honneur, des lèvres de la femme qu'il aime).

La Fanfare ne joue pas, mais elle Sonne,

Un refrain n'est pas chanté, mais Sonné.

Quelques qualificatifs:
- les vitriers: les chasseurs sont affublés de ce surnom dès 1840 à cause de leur havresac brillamment astiqué sur lequel se reflète le soleil. Plus tard, ce qualificatif fait également allusion aux chasseurs du 6°BCP qui en 1848 avaient tiré dans les vitres à Paris.
- chass'bit: surnom argotique donné aux chasseurs à la belle époque.
- les rapieds: surnom des chasseurs à pied.
- les chass'pins: surnom des chasseurs alpins.

                                                                              La Tenue de Tradition :

                                                              
                              
 
                                                                                    
La tenue de tradition est appelée « Tenue SOLFERINO », elle est réservée aux unités soumises aux traditions des chasseurs. Pour les alpins, elle comprend :

le béret avec son insigne d'arme
le knickers bleu à passe-poil jonquille
la chemisette ou le blouson bleu selon la saison, orné des insignes régimentaire, divisionnaire, des décorations, des fourreaux de galons ainsi que de la fourragère.
les bas blancs
les chaussures de montagne

Le béret, est adopté comme coiffe des chasseurs en 1891 par le Ministère de la Guerre. Son origine est béarnaise. La « tarte », comme certains l'appellent, devient vite l'emblème des chasseurs alpins, suffisamment grande pour protéger les pieds lors des longues gardes en montagnes, et en plus elle protège du soleil. Lors de la Première Guerre Mondiale, les chasseurs abandonneront même le casque réglementaire pour porter leur emblème, la tarte, durant les combats..

Le Cor de Chasse : hérité de l'infanterie légère du 1°Empire, cet instrument est le symbole des Chasseurs

Diverses traditions :

Couleurs :
L'usage du mot « rouge » est interdit et remplacé par bleu-cerise sauf pour désigner la couleur des lèvres de la femme aimée, la légion d'honneur, la fourragère de la légion d'honneur dite « la rouge », et le rouge du DRAPEAU. Cela provient de l'époque où Napoléon III voulut imposer le port du pantalon garance. Cela provoqua un blocage au sein des troupes de montagne, d'où l'interdiction de parler de rouge depuis cette époque.
En ce qui concerne les couleurs, le chasseur a le sang vert car le sang vert, c'est pour la France (le sang versé pour la France, jeu de mots)

Refrains et sonnerie
Un chasseur se met au garde-à-vous quand il entend le refrain de son bataillon ou des bataillons où il a servi durant sa carrière, quand il entend la Protestation, créée en 1873 au camp de Châlons au moment où la loi des cadres mit en cause l'existence des bataillons de chasseurs. Le chasseur alpin est au garde-à-vous également lorsque les Allobroges sont sonnés.

Un chasseur salue quand sonne la Sidi Brahim. (CHANT
 
La PROTESTATION : Ce chant date de 1875 : les chasseurs à pied sont alors prêts d’être supprimés par le gouvernement républicain. Ils l’apprennent pendant qu’ils manœuvrent au camp de Chalon et créent ce chant ce chant en guise de protestation… ce sera donc La Protestation.
T. Bouzard rapporte que « les vitriers dont il question est le surnom donné aux chasseurs par les biffins à cause du sac à dos en toile cirée qui brillait au soleil et les faisait ressembler de loin à des vitriers.
» D’autres couplets ont été ajoutés ensuite, notamment le 5e. Ils ne figurent pas dans toutes les versions. Ce 5e couplet a été ajouté après la Grande Guerre et le 6° alors que l'on prévoyait de changer leur tenue.( voir les chasseurs de DRIANT)

clic ......Refrains Chasseurs :           ou bien pour une version plus humoristique des Refrains chasseurs

Chaque bataillon a un refrain qui lui est propre.

Ces refrains sont complètement différents entre eux aussi bien au niveau du ton que du texte. En effet, à l'heure des combats d'infanterie sans moyen de transmission, le clairon sonnait son refrain au cor. De ce fait, les généraux supervisant les combats connaissaient la position de leurs troupes.
Chaque nouveau chasseur doit connaître les 32 refrains conservés pour passer son « baptême chasseur ». La tradition veut que chaque numéro de jour corresponde à un refrain chasseur. C'est pour cette raison qu'il y a 31 refrains, des 31 premiers bataillons, et on a conservé celui du 40eme bataillon qui était stationné à Madagascar.
Il est de coutume de sonner chaque matin le refrain du jour avant l'appel de la compagnie
.


                                               LE REFRAIN DU VINGT-DEUXIEME BATAILLON


La gaieté de ce Bataillon avait motivé le refrain suivant :

"Nous voulons danser, nous voulons chanter

Nous voulons danser le tango !"


Un peu plus tard, l'on sonnait :

"Encore un biffin de tombé dans la neige,

Encore un biffin d'enneigé !"


Et aujourd'hui:
 

 Encore un biffin tombé dans la merde, Encore un biffin d'emmerdé !" 

(clic pour écouter!)
 Ce refrain est né en aout 1916 sur la Somme, lors de l'attaque du "Chemin Creux" et du Petit Bois".
 

clic pour découvrir les LES DEVISES DES BATAILLONS