SECTEUR FORTIFIE DES ALPES MARITIMES

 




 
LA DEFENSE DES ALPES MARITIMES. Col Henri Béraud   

              
   LES BATAILLONS ALPINS DE FORTERESSE 1935 - 1940
 
 
ARMEE DES ALPES 15ème C.A.
S.F.A.M. (Secteur Fortifié des Alpes-Maritimes)
ETAT-MAJOR 3ème Bureau N°1970/3
Document écrit par le général Magnien, commandant le SFAM.
Recueilli par Laurent Icardo Nice

1944 / 1945 : LA BATAILLE DES ALPES
CONFERENCE COL Henri BERAUD
VENDREDI 25 MARS     .      R.O.F à Cannes


 
NOUS N'OUBLIERONS PAS !!!!!
 
  

JUIN 1940 :LA BATAILLE OUBLIEE

AVEC LES COMMENTAIRES DU COLONEL BERAUD, DE JP MARTIN, DE MAX BLED ET DE JL PANICACCI
Frédéric DAUDIER et Thierry Maria
Producteur

 
Conférence de Mr le Général de Division MER
ancien CEM de l'Armée des Alpes
grand Cercle d'Aix les Bains
9 septembre 1945
 
 
70° ANNIVERSAIRE BATAILLE DES ALPES  Jeudi 24 JUIN 2010 au Pont de l'Union à MENTON
 
 
 EXPOSITION BATAILLE DES ALPES
GAP
 
 

ARMEE DES ALPES Q.G., le 26 JUIN 1940

ETAT-MAJOR

3° BUREAU

_______

N° - 3305/3. S.

 

ORDRE GENERAL

 

Au moment où cessent les hostilités, je remercie les troupes de l’ARMEE des ALPES de l’effort qu’elles viennent de fournir.

Réduits, face à la frontière italienne, aux troupes de forteresse et à 3 Divisions d’Infanterie, elles ont contenu les deux armées qui leur étaient

opposées, à l’effectif d’une trentaine de Divisions. Des troupes d’Avant-Postes qui n’avaient qu’une mission de surveillance, se sont confié à elles-mêmes

des missions de résistance, de contre-attaque même. Dans certaines actions, elles ont fait des prisonniers en nombre supérieur à leur propre

effectif. Nos ouvrages d’Avant-Postes ont tenu vaillamment, même encerclés.Notre Position Fortifiée, qui n’a été atteinte qu’en certains points du front,

n’a nulle part été violée. On a vu des équipages d’ouvrages qui, l’ennemi arrivé à leur contact et les troupes d’intervalle faisant défaut, sortaient de leur

béton pour attaquer. Chacun a ainsi donné bien plus même que ce que sa mission stricte lui commandait.

A l’attaque allemande contre les arrières de l’Armée, je ne pouvais opposer que des réserves infimes. La défense a été improvisée et assurée par

des Régiments Régionaux, des éléments de toutes armes levés en toute hâte dans les Dépôts, des unités à terre, de la MARINE et de l’AIR, que leur belle

camaraderie de combat lançait à notre secours. Vieilles classes jusqu’à recrues de quelques mois s’y coudoyaient. Tous ont tenu le coup contre des

forces bien supérieures, élite d’une armée puissante, dont la poussée a été limitée pied à pied dès que leur contact a été pris.

Ceux qui ont fait cela ont le droit d’être fiers. Moi-même je le suis de tous ceux qui ont combattu, face à l’EST,

face à l’OUEST, face au NORD. Maintenant, en ces heures cruelles, quel est notre devoir de défenseurs des ALPES, de FRANÇAIS ?

Le devoir de tout de suite : rester unis entre soldats, solides, être prêts à montrer à tous, Français et Etrangers, la belle tenue impeccable, le moral haut

de la troupe d’élite qu’est l’ARMEE des ALPES. Le devoir de demain : rester unis entre français, pour panser nos

blessures, reconstruire, matériellement et moralement, notre chère France. Elle n’est pas morte, elle ne peut mourir. J’ai foi indéfectible en son

avenir. Vous l’avez bien défendue. Merci.

Croyez en elle. Courage et confiance. Travail et union.

Vous la reverrez, belle et forte.

 LE GENERAL D’ARMEE OLRY

Commandant l’ARMEE des Alpes.
 

 ORDRE DU JOUR XV° Corps

 
 
Soldats du XVème Corps 

A la date du 10 juillet, notre beau corps d'armée sera dissous. Cette force, qui a imposé à l'ennemi le respect du territoire confié à nos Armes, cette haute personne morale, faite de tous nos cœurs battant à l’unisson pour la Patrie, ne vivra plus que dans notre souvenir et dans l'Histoire.
         En m'adressant à vous une dernière fois, je tiens à vous redire ma fierté de vous avoir commandés:
-d'abord au cours d'une longue période d'attente pendant laquelle vous avez fourni le plus dur effort qui vous préparait à la Victoire;
-ensuite au cours de la Bataille que vous avez gagnée, sauvant le Comté de Nice de l'occupation étrangère;
-enfin au cours de votre repli et celui de tout votre matériel qu'en si peu de temps vous avez récupéré : canons, munitions, vivres, matériel de toute sorte.
N'oubliez jamais ce labeur et cette victoire, qui ont permis à la France de conserver inviolée une de ses frontières.
Demeurez jusqu'au bout de fiers soldats, respectueux de leurs uniformes et conscients de leur rôle dans la Nation à cette heure d'épreuve.
Soyez ensuite des citoyens laborieux et disciplinés, résolus à sacrifier leurs intérêts personnels, même légitimes, au Salut de leur Pays.
Dans la guerre, vous n'avez manqué ni de courage, ni de constance.
Demeurez les mêmes  dans la Paix qui vient, plus dure que la guerre elle-même.
Adieu mes Amis, Dans la vie difficile que vous allez connaître, mes vœux affectueux vous accompagneront.
Pour ceux qui sont tombés, sonnez aux Morts !
Pour les Vivants au Drapeau !
Vive la France !


 Général Alfred Montagne 
commandant le XVème Corps d'Armée
Draguignan le 10 juillet 1940
 

OCTOBRE 1939 DANS LES ALPES

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Journal de Guerre #4 - Le Figaro
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