Les chasseurs alpins du 27e BCA dans leur élément,
au cœur des montagnes afghanes, pour une mission de surveillance.
Régulièrement, le lieutenant Bailly, responsable de la
communication pour le bataillon, envoi des nouvelles d’Afghanistan.
Voici les dernières. “Les chasseurs alpins du 27 e BCA et leurs renforts de la 27 e Brigade d’infanterie de montagne sont à mi-mandat de leur mission de 6 mois dans la vallée de Kapisa. Touchés par les derniers événements tragiques de ce début d’année qui ont coûté la vie à trois soldats du 93 e régiment d’artillerie de montagne et à un sapeur du 2 e
Régiment étranger du génie et ont fait de nombreux blessés, les soldats
du Battle Group Tigers en Kapisa conservent un moral d’acier et
poursuivent leur mission en Afghanistan avec détermination et fierté. Limiter les risques au maximum L’attaque
du 20 janvier sur la base avancée de Gwan, dans le sud de la Kapisa, et
celle du 29 décembre sont particulièrement préoccupantes car elles
posent la question de la sécurité des soldats français et plus largement
des soldats de la coalition. Sans remettre en cause l’intégrité de
l’armée afghane dans son ensemble, les bases avancées française ont
adopté des mesures de sécurité supplémentaires pour assurer la sécurité
des soldats. Le colonel Yvan Gouriou, chef de corps du 27 e
Bataillon de chasseurs alpins et commandant du GTIA Tiger Kapisa,
explique : « Nous prenons toutes les mesures pour limiter les risques au
maximum aussi bien en opérations sur le terrain que dans notre base.
Les mesures de sécurité ont été partout renforcées alors qu’elles
étaient déjà importantes. Il est impossible d’atteindre le risque zéro
sur un théâtre comme le nôtre, mais nous mettons toute notre énergie
pour nous en rapprocher le plus possible. La sécurité des hommes et des
femmes dans l’accomplissement de la mission reste ma priorité absolue. » Le
27 janvier, le président de la République et le président afghan ont
signé un traité d’amitié et de coopération entre la France et
l’Afghanistan. La mission des forces françaises en Afghanistan se
poursuit. Le Battle group Tiger continuera à soutenir la montée en
puissance des forces de sécurité afghanes afin qu’elles soient en mesure
d’assurer elles-mêmes la sécurité des Afghans.” L’objectif est d’assurer le transfert de la province de Kapisa à compter de mars 2012. Pour
le colonel Gouriou : « Les progrès accomplis sont indéniables, à part
quelques vallées dites “sensibles” où se réfugient les insurgés, la
majeure partie de la Kapisa est contrôlée de façon effective par les
forces de sécurité afghanes soutenues par les soldats français ». Le
colonel Gouriou ajoute : « Nous sommes ici au cœur du métier que l’on a
choisi. Nous ne subissons pas cette mission, nous la vivons. Dans les
moments difficiles, pour surmonter les coups durs, la cohésion et
l’esprit de camaraderie nous aident à tenir bon. Nous serrons les rangs
dans l’adversité. »
HOMMAGE NATIONAL AUX 4 SOLDATS DE MONTAGNE ASSASSINES EN AFGHANISTANHIER SUR LE PONT ALEXANDRE 3 à PARIS
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MERCREDI 25 JANVIER à VARCES
Hommage de Mr Sarkozy aux quatre soldats tués : «Ne nous trompons pas de colère» Varces (Isère), de notre envoyé spécial, Frédéric Gerschel | Publié le 25.01.2012
| AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZER
Des familles éplorées, une population sous le choc : Nicolas Sarkozy
était ce mercredi après-midi à Varces, dans l'Isère, pour une une
cérémonie d'hommage national aux quatre militaires français tués le 20
janvier en Kapisa par un soldat de l'armée nationale afghane alors
qu'ils terminaient leur footing. «Vive l'armée française», a hurlé dans
un sanglot une jeune femme assise sous un petit chapiteau réservé aux
familles alors que les cercueils étaient déposés sur le bitume devant le
chef de l'Etat.
Avant de décorer les quatre militaires de la légion d'honneur à titre
posthume - le major Fabien Willm, le major Denis Estin, l'adjudant
Geoffrey Baumela et le maréchal des logis Svilen Simeonov - Nicolas
Sarkozy a prononcé un bref discours pour saluer leur sacrifice : «Une
immense douleur pour les Français, une immense perte pour notre pays».
Alors que le président
de la République avait clairement posé la question d'un retrait
anticipé de l'armée française au lendemain de l'attaque il s'est montré,
cette fois, plus prudent.
«Ne nous trompons pas de colère, ne nous laissons pas aveugler par la
douleur, si vive soit-elle, a t-il lancé. Nous ne nous laisserons pas
impressionner par cette barbarie et cet obscurantisme d'un autre âge,
qui, bien au contraire, nous renforcent dans notre détermination à
oeuvrer pour la pais en Afghanistan». Alain Juppé,
ministre des Affaires étrangères, avait déjà expliqué qu'un départ
n'était pas envisageable en 2012. Nicolas Sarkozy évoquera le sujet avec
le président afghan Hamid Karzaï, vendredi, à l'Elysée.
Lors de l'hommage aux soldats tués, le président a tenu à défendre l'engagement de la France.
"La France vient d'être frappée par une tragédie". C'est avec
ces mots que le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy a démarré son hommage
mercredi à Varces, en Isère, aux quatre soldats tués en Afghanistan. Ces militaires appartenaient au 93e régiment d'artillerie de montagne de Varces et au 2e régiment de génie de Saint-Christol.
"Une tragédie pour la France"Tout
d'abord, Nicolas Sarkozy est revenu longuement sur les circonstances du
drame. "Quatre de nos soldats sont tombés en Afghanistan victimes du
plus lâche des crimes. Alors qu'ils se trouvaient désarmés, ils ont été
abattus par un taliban vêtu de l'uniforme d'une armée amie qu'ils
étaient venus former avec confiance et dévouement", a relaté le
président de la République, faisant allusion à l'auteur de l'attaque, un
taliban infiltré dans les rangs de l'armée nationale afghane. Dans cet éloge funèbre, Nicolas Sarkozy, le ton grave, a ensuite égrainé un à un les noms des quatre victimes
avant de les faire chevaliers de l'ordre national de la Légion
d'honneur à titre posthume. Il a tenu également à rendre hommage à leurs familles
et aux soldats. " Vos familles vous pleurent. Et avec elles, la France.
Mais vos familles, comme la France, sont fières de vous. Le père qui
manquera à vos enfants (...) la France les a aussi perdus en vous
perdant. La France ne perdra jamais la chance de vos engagements", a
ajouté le président de la république dans un discours d'une vingtaine de
minutes. Afghanistan : "jusqu'au bout de nos engagements"Puis
le président en a profité pour réaffirmer l'engagement de la France
dans la coalition en Afghanistan, alors que depuis plusieurs jours,
l'idée d'un retrait anticipé est évoquée dans la classe politique.
"Puisse votre souvenir affermir en chacun de nous le courage de servir
la France jusqu'au bout de nos engagements", a ainsi conclu Nicolas
Sarkozy. Le président a tenu à justifier son choix : "Ne nous
trompons pas de colère. Ne nous laissons pas aveugler par la douleur, si
vive soit-elle. L'ennemi, c'est une fois encore le terrorisme qui,
prenant le visage de nos alliés sous les dehors de l'armée régulière, a
voulu frapper à travers la France l'idée même de liberté." Mardi, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé s'était déjà fermement opposé à un retrait anticipé en 2012 alors que l'opposition socialiste
réclame un retrait total dès cette année. Depuis le déploiement de la
force multinationale fin 2001, 82 militaires français ont été tués.
3.600 soldats sont toujours déployés en Afghanistan. |
KABOUL (AFP) - Les honneurs militaires aux
quatre soldats français tombés vendredi en Afghanistan ont été rendus
sous la neige dimanche, avant que les cercueils des défunts ne soient
embarqués dans l'avion du ministre de la Défense Gérard Longuet pour
arriver en soirée à Paris. La cérémonie a débuté, sous très haute sécurité, à 13H00 locale (08H30 GMT) à l'aéroport militaire de Kaboul (Kaia). M.
Longuet, le général Allen, commandant de l'Isaf, le bras armé de l'Otan
en Afghanistan, et le général Olivier de Bavinchove, chef d'état-major
de l'Isaf y assistaient en compagnie d'environ 700 militaires, selon une
estimation d'un journaliste de l'AFP. Les services de protection
rapprochée des personnalités, tournant le dos à la cérémonie, traquaient
le moindre mouvement suspect pouvant mettre en danger les participants. Quatre
cercueils recouverts du drapeau tricolore, ont été dans un premier
temps posés sur des tréteaux au milieu d'une place d'armes improvisée
pour l'occasion. Devant chacun d'entre eux, un soldat portait un coussin
rouge, sur lequel était posée la photo de chacune des victimes. "Vous
êtes morts sous la perfidie d'un lâche. L'ennemi n'hésite pas à
recourir aux pires traîtrises. Votre mission était symbolique : vivre
avec les soldats afghans, les instruire et non vous en protéger", a
regretté le général de Bavinchove, seule personnalité à prendre la
parole. "Vous êtes morts pour une cause juste : le droit et la
liberté. L'obscurantisme et la terreur ne feront pas renoncer la
France", a poursuivi le chef d'état-major de l'Isaf. Après que la
Marseillaise eut été chantée, les cercueils ont été transportés jusqu'à
l'avion blanc de la République française, sur lequel s'accrochaient
encore de grosses plaques de neige. Huit hommes les ont ensuite
posés sur une table recouverte d'un drap blanc, qu'un élévateur a
soulevé, sous ses bip-bip caractéristiques, jusqu'à la soute de l'avion. Gérard
Longuet, après avoir serré les mains des aumôniers catholique et
protestant présents, est ensuite monté dans l'aéronef, suivi par le
reste de la délégation. L'avion français, censé décoller à 15H40
locale (11H10 GMT), une fois la piste dégivrée, doit atterrir dans la
soirée en France, après une escale à Tbilissi, en Géorgie. Dimanche,
Gérard Longuet a rencontré le président afghan Hamid Karzaï, ses
ministre de l'Intérieur et de la Défense, ainsi que le général Allen
pour discuter de la sécurisation des troupes françaises vis-à-vis de
leurs homologues afghans. En trois semaines, six militaires Français sont tombés sous les balles d'Afghans, qu'il formaient. Vendredi,
un soldat afghan a mitraillé un groupe d'instructeurs français alors
que ceux-ci, sans armes ni protection, effectuaient leur jogging. Quatre
d'entre eux ont été tués et quinze autres blessés, dont huit
grièvement. Douze des blessés ont été évacués samedi en France.
Deux autres, intransportables, sont soignés à l'hôpital militaire
américain de Bagram (Est). Le dernier est traité à l'hôpital français de
Kaia. Le tueur, un homme de 21 ans, est présenté par les
autorités afghanes comme un taliban infiltré dans les rangs de l'Armée
nationale afghane (ANA). Les rebelles, contactés par l'AFP à de
multiples reprises, ont toutefois nié systématiquement que l'homme
faisait partie de leurs troupes. La France, troisième contingent
en Afghanistan avec 3.600 hommes (sur 130.000) a perdu au total 82
soldats depuis 2001, quand une coalition internationale sous bannière de
l'Otan a chassé du pouvoir les talibans. © 2012 AFP
Trahis par un "frère d'armes"
REPORTAGE - Samedi, au lendemain de la
mort de quatre des leurs, la question hantait les militaires français :
comment se fier aux soldats afghans qu’ils sont chargés de former?
À 1.000 m d’altitude, dans un froid polaire,
la base française de Surobi a des allures de nid d’aigle perdu dans les
montagnes enneigées. La frontière avec le Pakistan est à 80 km. Armés de
mitrailleuses, deux hélicoptères de la coalition se posent tandis qu’un
drone décolle sans bruit. Des soldats ont été placés partout le long de
la ligne de crête, des véhicules blindés attendent les passagers. À
l’intérieur de la base, tout près du petit monument aux morts, les
drapeaux sont en berne. Vendredi matin, à 30 km de là, plusieurs militaires français effectuent une course d’entraînement
dans l’enceinte de la base avancée franco-afghane de Gwan. Ces hommes
font partie des 300 Français OMLT* chargés de former les militaires
afghans. Ils s’entraînent, travaillent et vivent avec eux. Posté à une
vingtaine de mètres de là, un sous-officier de l’armée nationale afghane
(ANA) de 21 ans vise le groupe à l’aide de son fusil-mitrailleur et
vide deux chargeurs. Avant d’être arrêté, Abdul Mansour, un taliban
infiltré, tue 4 sous-officiers français et blesse 14 autres soldats.
Douze d’entre eux ont été évacués hier par avion, parmi lesquels
plusieurs luttaient contre la mort. Les deux autres étaient encore
soignés hier par des équipes américaines sur l’immense base de Bagram. Des soldats français sous le chocLes
corps des quatre militaires décédés devaient être rapatriés à Paris
dimanche soir. Dès leur arrivée à Kaboul, samedi matin, Gérard Longuet,
le ministre de la Défense, et l’amiral Guillaud, chef d’état-major des
armées, se sont inclinés devant leurs dépouilles placées dans une
chapelle ardente à l’entrée de l’hôpital militaire de l’aéroport de
Kaboul. Peu après, le ministre a qualifié l’attaque d’"assassinat".
"Nos soldats viennent pour sécuriser le pays et aider à mettre en place
une armée. D’une certaine façon, ils ont été victimes de la confiance
établie avec les soldats de l’ANA." Tout comme les deux légionnaires abattus dans des circonstances similaires le 29 décembre dernier. À
Surobi, à l’abri des regards, les responsables français rencontrent le
général Nazar, l’un des principaux chefs militaires afghans. On sert du
café et du thé bouillants, mais les mines sont graves et l’Afghan a
l’air hagard. "Je l’ai trouvé secoué", confie l’amiral Guillaud. Les
soldats français sont également sous le choc. "On accepte bien
évidemment d’avoir des pertes au combat, lance un officier, mais pas par
la faute de ceux qu’on vient aider." Comment continuer à faire
confiance aux Afghans qu’ils forment
jour après jour? Le colonel Laville, qui commande les instructeurs
français sur la zone, fait part de son désarroi : "Des liens d’amitié
solides se sont instaurés entre nous et l’armée afghane. Mais avec deux
attaques meurtrières en trois semaines, on peut se demander si ce lien
de confiance est rompu. La question de l’existence d’une organisation
qui ciblerait les troupes françaises se pose aussi." Abdul
Mansour, le tueur de vendredi, s’était enrôlé une première fois dans
l’ANA. Déserteur, il était parti vivre huit mois au Pakistan avant de
réincorporer les rangs de l’armée afghane. Comme lors du drame de
décembre, des dignitaires talibans se sont réjouis de son geste
meurtrier. Toute la journée d’hier, Gérard Longuet et l’amiral Guillaud
ont donc répété la même consigne : mieux protéger les soldats français
ayant pour mission de former les 2.000 membres de l’ANA dont ils ont la
charge. "Des gens intelligents qui trouvent la faille"Plusieurs
mesures ont déjà été prises. Les actions de formation en commun ont été
suspendues dès vendredi mais pas les opérations de combat, l’une
s’étant encore déroulée samedi matin. Sur les bases franco-afghanes, des
barbelés et des grillages ont été dressés pour séparer les deux
contingents. Mais comment éviter qu’un autre taliban ne tue d’autres
Français lors des séances d’entraînement ou de combat? Longuet,
qui rencontre dimanche matin le président Karzai ainsi que ses
ministres de la Défense et de l’Intérieur, exigera d’eux un meilleur
travail de renseignement, une surveillance ainsi qu’une infiltration
renforcée des recrues. "Nous avons affaire à des gens très intelligents
qui nous étudient, trouvent la faille et frappent, analyse un colonel
français. Ce n’est pas un hasard si le tueur avait incorporé l’une des
toutes meilleures brigades afghanes. Ils veulent nous déstabiliser." Le
message des talibans est clair : mortelle, la menace peut surgir de
n’importe où, y compris – et surtout – de l’intérieur. * Operational Mentoring And Liaison Team.
Alexandre Duyck, envoyé spécial à la Base de Surobi (Afghanistan) - Le Journal du Dimanche dimanche 22 janvier 2012 Paru dans leJDD
Le
Sirpa Terre vient de communiquer les biographies officielles des quatre
soldats français tués en Afghanistan. Ces militaires du 93e RAM et du
2e REG ont été tués, vendredi matin, par un soldat du kandak 34 installé sur la FOB Gwan depuis décembre. Agé de 27 ans, le brigadier-chef Geoffrey BAUMELA
aura servi la France durant 5 ans. Né le 29 novembre 1984 à
Echirolles, il s'engage en septembre 2006 comme engagé volontaire de
l'armée de Terre au sein du 93e Régiment d'artillerie de montagne.
Mécanicien de grande valeur, intéressé et polyvalent, il gagne
immédiatement la confiance de ses chefs. Projeté en Guyane en 2008 au
sein de la section maintenance, il est unanimement apprécié pour son
dynamisme et sa disponibilité. Il est promu brigadier le 1er octobre.
Travailleur consciencieux et appliqué, acteur incontournable au sein de
l'atelier roue, il montre, jour après jour, ses capacités à prendre des
initiatives, ce qui lui permet d'être promu au grade de brigadier-chef
le 1er octobre 2010. Technicien mécanicien de grande qualité et doué
d'un potentiel indéniable, le brigadier-chef BAUMELA est alors promis à
une carrière de sous-officier. Il est titulaire de la médaille de
bronze de la défense nationale avec agrafe « troupes de montagne ». Le
brigadier-chef Geoffrey vivait en concubinage et était père d'un enfant. Agé de 43 ans, l'adjudant-chef Fabien WILLM
aura servi la France durant plus de 25 ans. Né le 8 juillet 1968 à
Strasbourg, il s'engage le 1er octobre 1986 en qualité d'élève
sous-officier. Il obtient dès sa formation initiale des résultats très
encourageants, qui lui valent une nomination au grade de sergent le 1er
avril 1987. Affecté en sortie d'école d'application d'artillerie, en
avril 1987, au 93e Régiment d'artillerie de montagne, il débute sa
carrière comme chef de pièce. Déterminé, d'une disponibilité sans
faille, il s'adapte d'emblée dans ses nouvelles fonctions. De 1989 à
1992, il est affecté successivement au Bataillon de soutien
opérationnel, une nouvelle fois au 93e RAM puis au 60e Régiment
d'artillerie. Il y acquiert de solides connaissances techniques et
suscite l'émulation autour de lui. Promu sergent-chef le 1er juillet
1992, il accède au corps des sous-officiers de carrière le 1er décembre
de la même année. Il poursuit brillamment sa carrière en s'affirmant au
quotidien par un remarquable état d'esprit et une haute conscience
professionnelle. Affecté au 68e Régiment d'artillerie d'Afrique à La
Valbonne le 1er août 1994, ses qualités d'instructeur sont remarquées.
Il obtient aisément le brevet militaire professionnel du 2e degré «
artillerie sol-sol ». Il rejoint en août 2001 le 8e Régiment
d'artillerie à Commercy, où il occupe la fonction d'officier observateur
dans laquelle il obtient les meilleurs résultats lors d'évaluations
régimentaires. Il est promu au grade d'adjudant le 1er avril 2003. A son
retour au 93e RAM en août 2009, il occupe la fonction de technicien
supérieur acquisition et est promu au grade d'adjudant-chef le 1er
janvier 2011. Soucieux du détail, il se dépense sans compter dans la
réalisation de chacune des missions qui lui sont confiées.
L'adjudant-chef WILLM a effectué de nombreuses opérations extérieures et
missions de courte durée au cours desquelles son professionnalisme, ses
savoir-faire et ses qualités humaines ont été remarqués : la République
Centrafricaine en 1996, la Guyane en 1998, la Polynésie en 2000, le
Tchad en 2003, la Bosnie/Croatie en 2004-2005, le Kosovo en 2006, la
Côte d'Ivoire en 2007, puis l'Afghanistan en 2008 et en 2009-2010. Il
était de nouveau présent en Afghanistan depuis septembre 2011 au sein
d'une équipe OMLT (Operational mentoring and liaison team, équipe de conseillers intégrée au sein d'un bataillon afghan.
L'adjudant-chef WILLM est titulaire de deux citations à l'ordre de la
brigade avec attribution de la croix de la valeur militaire, de la
médaille d'outre-mer avec agrafes « République Centrafricaine », « Tchad
» et « République de Côte d'Ivoire », de la médaille de la défense
nationale échelon or avec agrafes « artillerie » et « mission
d'assistance extérieure », de la médaille commémorative française avec
agrafes « Ex-Yougoslavie » et « Afghanistan ». Marié et père d'un
enfant, l'adjudant-chef Fabien WILLM a été tué dans l'accomplissement de
sa mission au service de la France. Agé de 45 ans, l'adjudant-chef Denis ESTIN
aura servi la France durant plus de 28 ans. Né le 12 décembre 1966 à
Douai, il s'engage le 6 novembre 1984 au titre du 35e Régiment
d'artillerie parachutiste à Tarbes. Rapidement, il s'illustre comme un
élément de très grande valeur. Il est nommé brigadier le 1er mai 1987.
Ses excellentes qualités humaines et professionnelles lui permettent
d'intégrer l'Ecole nationale des sous-officiers d'active à
Saint-Maixent. Il est nommé sergent le 1er juillet 1988. Il est affecté
le 3 octobre suivant au 34e Régiment d'artillerie à Mullheim en qualité
d'adjoint au sous-officier transmissions, il se révèle d'emblée comme un
élément indispensable pour son chef de section. Le 1er septembre
1991, il rejoint le 3e Régiment d'artillerie à Mailly comme chef de
station régimentaire. Sous-officier au comportement irréprochable, il
obtient de très bons résultats. Le 1er septembre 1993, il est affecté au
68e Régiment d'artillerie d'Afrique à La Valbonne, où il occupe la
fonction de sous-officier transmissions d'unité élémentaire dans
laquelle il excelle. Il est promu maréchal des logis-chef le 1er juillet
1994 et il accède au corps des sous-officiers de carrière le 1er
décembre 1995. Il est déclaré titulaire du brevet militaire
professionnel du 2e degré le 1er janvier 1997. Le 1er août 2000, il
sert au 40e Régiment d'artillerie à Suippes en qualité de gestionnaire
de réseaux radio puis technicien graphiste. Minutieux et compétent, il
s'investit avec rigueur et dynamisme dans toutes les missions confiées.
Il est promu adjudant le 1er avril 2004. Le 1er août 2009, il est
affecté au 93e Régiment d'artillerie de montagne à Varces en qualité
d'adjoint à l'officier des systèmes d'information et de communications.
Déterminé, il maîtrise tous les aspects de sa spécialité et s'affirme au
quotidien par un remarquable état d'esprit. Il est promu adjudant-chef
le 1er janvier 2011. L'adjudant-chef ESTIN a effectué de nombreuses
opérations extérieures et missions de courte durée au cours desquelles
son abnégation et ses qualités humaines ont été remarquables : la
République Centrafricaine en 1986 et 1994, le Tchad en 1996, la
Martinique en 1999, la Bosnie/Croatie en 2005 et l'Afghanistan en 2004
et 2009. L'adjudant-chef ESTIN, titulaire de la médaille d'outre-mer
avec agrafe « République Centrafricaine », de la médaille d'or de la
défense nationale avec agrafes « artillerie » et « mission d'assistance
extérieure » et de la médaille commémorative française avec agrafes «
Afghanistan » et « ex-Yougoslavie », était marié et père de deux
enfants. Agé de 34 ans, le sergent-chef Svilen SIMEONOV
avait rejoint les rangs de la Légion étrangère il y a près de 10 ans.
Souscrivant un premier contrat de 5 ans le 12 septembre 2001, il
effectue sa formation initiale au 4e Régiment étranger de Castelnaudary
où il se fait remarquer d'emblée par sa forte motivation. Il choisit
alors d'intégrer le 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol le 7
février 2002. Dès son arrivée au régiment, il montre de réelles
qualités de soldat et confirme sa volonté de progresser en réussissant
pleinement les stages de formation initiale à la fonction de sapeur de
combat et de démineur. Toujours volontaire et discipliné, il donne
entièrement satisfaction et est élevé à la distinction de 1ère classe le
1er août 2002. Parfaitement intégré dans sa compagnie et maîtrisant
tous les savoir-faire du sapeur d'assaut, il est naturellement désigné
pour suivre la formation générale élémentaire et est nommé caporal le
1er février 2004. Ses réelles qualités de sapeur légionnaire de montagne
lui permettent d'être nommé sergent le 1er novembre 2005, puis d'être
promu sergent-chef le 1er juillet 2009. Le sergent-chef SIMEONOV a
effectué une mission de courte durée en Guyane française en 2004, deux
opérations extérieures en 2007 (en Afghanistan au sein de l'opération
PAMIR et en République de Côte d'Ivoire au sein de l'opération LICORNE)
et des missions de renforts temporaires à l'étranger en République de
Djibouti en 2003, 2006 et 2009. Le sergent-chef SIMEONOV est détenteur
de la médaille d'argent de la Défense nationale avec agrafe « Légion
étrangère » et « troupes de montagne », de la médaille d'outre-mer avec
agrafe « Côte d'Ivoire », de la médaille commémorative française avec
agrafe « Afghanistan », du titre de reconnaissance de la nation et de la
médaille commémorative OTAN non article 5 avec agrafe « ISAF ». Marié
et père d'un enfant, le sergent-chef SIMEONOV a été tué dans
l'accomplissement de sa mission au service de la France.
Les
deux légionnaires tués, jeudi 29 décembre, appartiennent à la
27°Brigade d’Infanterie de Montagne, notamment au 2e Régiment Etranger
de Génie de Saint-Christol, dans le Vaucluse
Ils
n’ont pas eu le temps de réagir. Jeudi 29 décembre, à Tagab, dans la
province de Kapisa où est déployée une partie des 3 700 militaires
français servant sous la bannière de l’Otan en Afghanistan, un sergent
et un adjudant de la légion étrangère ont été tués par un soldat de
l’armée nationale afghane (ANA). Les
deux sous-officiers participaient à une mission d’appui et de soutien
des troupes locales quand un assaillant vêtu de l’uniforme de l’ANA a
retourné son arme contre eux. L’homme a aussitôt été tué par des soldats
français. Les
victimes dont l’identité n’avait pas été révélée jeudi appartenaient au
2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, dans le Vaucluse,
spécialisé dans les opérations en montagne. Ce régiment avait déjà eu à
déplorer la mort d’un autre légionnaire, le 14 novembre dernier, au
cours d’un affrontement dans la Kapisa contre des insurgés.
Au
total, 78 soldats français ont été tués depuis le début du déploiement
de la force internationale sous l’égide de l’ONU il y a dix ans. En
outre, 2011 restera l’année la plus meurtrière avec 26 victimes rien que
pour la France et 563 pour l’Otan.
Les insurgés talibans
Cette
dernière attaque a aussitôt été revendiquée par les insurgés talibans.
Selon un porte-parole des rebelles, Zabihullah Mujahid, l’assaillant,
prénommé Ibrahim, « avait rejoint l’armée afghane dans ce but et a
atteint son objectif. Il a été tué en martyr par les envahisseurs. » Plusieurs
incidents similaires, souvent meurtriers pour l’Otan, ont eu lieu ces
deux dernières années en Afghanistan. L’attaque de ce type, la plus
grave pour l’Otan, remonte au 27 avril et avait entraîné la mort de huit
soldats américains à Kaboul. Non
sans inquiétude, la coalition y voit une infiltration croissante des
rebelles parmi les forces afghanes recrutées et formées depuis trois ans
et dont les effectifs doivent atteindre 150 000 hommes. « Ces
militaires se battent bien, contrairement aux apparences, mais il leur
manque un chef charismatique doté d’une vision stratégique », relève un
diplomate en poste à Kaboul. L’armée
afghane est censée prendre le relais de l’Otan et sécuriser elle-même
le pays à la fin 2014. Nombre d’experts doutent toutefois de sa capacité
à résister à la rébellion ou à éviter une nouvelle guerre civile après
2014.
OLIVIER TALLÈS avec AFP
Deux
légionnaires français de la Task Force La Fayette ont été tués jeudi en
Afghanistan par «le tir délibéré d'un soldat afghan de l'Armée
nationale afghane (ANA)», selon un communiqué de l'Elysée. Les victimes
sont «un adjudant et un sergent du 2ème régiment étranger du génie de
Saint-Christol (Vaucluse)», précise un communiqué de Matignon.
Ces deux nouveaux décès portent à 78 le nombre de soldats français tués dans le pays depuis 2001.
L'auteur de la fusillade a été immédiatement abattu par les militaires français, a déclaré à Paris
le porte-parole de l'état-major, Thierry Burkhard. Selon lui,
l'assaillant faisait partie d'un «détachement permanent de l'ANA» posté
sur une montagne de la province de la Kapisa. Ils avaient été rejoints
par les militaires français à l'occasion d'une opération conjointe
d'appui et de soutien.
L'attaque a été revendiquée par un porte-parole des talibans,
Zabihullah Mujahid, qui a évoqué trois victimes. «Ce matin, un soldat
afghan du nom d'Ebrahim a tué trois soldats français», a-t-il déclaré à
l'AFP, ajouant que l'attaque a eu lieu en vallée de Tagab.
«Assassinés par un soldat afghan»
Peu
auparavant, la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf), avait annoncé
dans un communiqué que deux de ses soldats avaient été tués «par un
homme vêtu d'un uniforme de l'armée afghane» dans la province de Kapisa,
au nord-est de la capitale afghane, une région très infiltrée par la
rébellion des talibans. Comme à son habitude, l'Isaf n'avait pas dévoilé
la nationalité des combattants tombés.
Ils «ont été lâchement assassinés par un soldat afghan qui a fait usage
de son arme contre eux», réagit Matignon qui indique que le Premier
ministre François Fillon «présente ses plus sincères condoléances aux
familles et aux proches des militaires décédés».
«Le président de
la République présente à leurs familles et à leurs proches ses plus
sincères condoléances et s'associe à leur douleur», indique l'Elysée
dans le communiqué. Dans un communiqué séparé, François Fillon a «salué
solennellement le courage, le dévouement et le professionnalisme sans
faille de nos militaires agissant aux côtés de leurs camarades afghans».
La France compte environ 3 700 soldats en Afghanistan, déployés
notamment dans les provinces de Kaboul et Kapisa. Plusieurs incidents
similaires ont eu lieu ces deux dernières années en Afghanistan, alors
qu'ils étaient rares auparavant.
Une infiltration croissante des forces afghanes par les rebelles Si
les motivations des meurtriers ne sont pas toujours établies, ils
laissent craindre une infiltration croissante des forces afghanes par
les rebelles, alors qu'elles sont censées prendre le relais de celles de
l'Otan et sécuriser elles-mêmes le pays à la fin 2014.
Récemment, à la veille de Noël, un soldat afghan avait été tué après
avoir ouvert le feu sur des troupes américaines dans le sud-ouest. Fin
octobre, ce sont trois soldats de l'Otan qui avaient été tués lors d'un
incident similaire et plusieurs récentes opérations de la rébellion
afghane ont par ailleurs été menées par des assaillants revêtus
d'uniformes de la police ou de l'armée afghane, ou grâce à la complicité
de membres des forces de sécurité.
L'attaque de ce type la plus meurtrière pour l'Otan remonte au 27 avril:
huit militaires, dont sept officiers, et un formateur civil, tous
américains, avaient été tués dans une fusillade déclenchée par un
militaire afghan, pour un motif toujours inconnu, à l'intérieur de la
base aérienne de Kaboul.
LeParisien.fr Femmes de guerre : elles ont fait l'Afghanistan:"Marie Claire.fr"
Elles n’ont pas 30 ans et déjà essuyé les tirs de roquette
des talibans. Pour elles, partir dans le « bourbier afghan » était un choix. A
l’hôpital militaire ou sur les postes avancés en pleine montagne, ces soldates
ont vécu l’épreuve du feu. Elles nous racontent.
En Afghanistan, 5% des effectifs français sont des femmes
Quatre mille soldats français en décousent sur le terrain avec les insurgés
en Afghanistan. « Soldats » ou « soldates », car 5 % des effectifs sont des femmes,
souvent jeunes. Depuis 2000, au sein de l’Armée, les femmes ont accès à
tous les postes. Elles sont sur la base centrale de soutien
logistique, à Kaboul, à l’hôpital militaire de la capitale et sur les deux
postes avancés en pleine montagne, dans les régions de Kapisa et de Surobi,
sous responsabilité française. Un équipement de 30 kg sur le dos, elles sont armées comme les hommes :
une image certes encore déroutante pour les civils mais désormais
anodine sur les théâtres d’opération. Et en Afghanistan, le danger est grand :
70 militaires français sont déjà tombés au front, pour une paix qui reste très
fragile dans ce pays en transition. Aujourd’hui, le désengagement des troupes
de la coalition s’amorce doucement, jusqu’au retrait total prévu en 2014.
Loin de toute polémique, de retour dans leur bureau, en France, le béret
sobrement roulé dans la ceinture et les rangers lustrées, trois jeunes
militaires sortent cartes et souvenirs. Elles ont connu les pluies d’obus de
mortier, le sifflement des roquettes, l’imprévisibilité des attaques des
talibans et l’omniprésence du danger que représentent 600 000 tonnes de mines,
mais le mot « peur » ne fait pas partie de leur vocabulaire, car « elle ne sert
à rien ». C’est sans états d’âme et sans ego qu’elles nous racontent
leur mission de six mois à 5 300 km de chez elles.
Sergent chef Eloïse Maussion, comptable, 29 ans, mariée, deux enfants
S’engager, c’est accepter de se mettre en situation d’y laisser sa vie. Je
le sais depuis que j’ai signé, à 17 ans, et ça me plaît. Mon père était
gendarme, et nous avons bougé au gré de ses mutations. Je suis fière
d’être militaire dans un monde d’hommes, et je me sens à la hauteur.
Je savais que je ne verrai pas toujours mes enfants.
Aujourd’hui j’en ai deux, ils ont 3 et 5 ans, et je les ai déjà laissés pendant
six mois.
A l’école et à la crèche, ils étaient les seuls à savoir dire « Afghanistan »
et à reconnaître le drapeau du pays. Avant mon départ, mon mari et moi avons
sorti un calendrier et montré à ma fille aînée comment cocher chaque jour une
case. Je ne suis pas une mère fusionnelle, et ils me le rendent, car
quand je les voyais sur Skype ils traversaient la pièce mais ne restaient pas
devant l’écran. J’aime qu’ils soient
indépendants, ils me ressemblent.
A Kaboul, j’étais la trésorière de la base, je me déplaçais avec beaucoup
d’argent liquide, pour payer les soldes, les fournisseurs, la nourriture, la
construction d’écoles… La première fois que je suis sortie du camp en
blindé pour payer des infirmiers à l’hôpital de Kaia, à Kaboul, j’ai eu un peu
peur. Mais ce n’est pas une émotion sur laquelle il faut s’attarder, elle ne
sert à rien. Je me disais : « Si c’est mon jour, c’est mon jour. Je ne
veux pas rentrer en morceaux, je préfère mourir d’un coup. »
J’étais tellement prise par mon travail qu’à part le contact physique avec ma
famille rien ne me manquait. Tout était un défi, j’ai même fait une livraison
de solde de combattants en hélicoptère. J’ai vu le pays d’en haut, et il m’a
paru bien pauvre et sale. Je n’ai pas ressenti de grandes émotions
là-bas… à part les levées d’armes : les corps des soldats tués étaient
placés dans une grande boîte verte recouverte du drapeau, avant d’être chargés
dans l’avion pour Paris.
Entendre l’énoncé de la biographie de ces hommes, le nom de leurs enfants sur
fond de « Marseillaise » était bouleversant. Quand je suis rentrée, mon
fils cadet s’est montré distant pendant six mois. Aujourd’hui
encore il me dit que « papa est plus gentil », et j’en prends mon parti. Un
jour il comprendra et sera fier. A mon retour, avec mon mari, nous avons vécu une seconde lune de miel.
Cette vie est bénéfique pour notre couple. Sur Skype, nous nous disons des
choses beaucoup plus profondes et essentielles qu’en tête à tête. J’ai hâte de
repartir. Là je piaffe dans mon bureau.
Sergent Karine Smite, sapeur-mineur, 23 ans, en couple, sans enfants
Je viens de Nouvelle-Calédonie. Enfant, je voyais passer des convois de
soldats français, fiers et mystérieux. Mon bac de commerce en poche, je
suis allée m’inscrire à l’armée. J’ai choisi l’entraînement de
parachutiste, puis j’ai enchaîné sur une formation de sapeur-mineur. J’ai
donc été formée pour fouiller et identifier les armes, charges et explosifs, au
sein d’une équipe spécialisée. Cela me plaît, j’ai l’impression de jouer un rôle important
.
J’ai demandé à partir en Afghanistan, j’avais hâte d’en découdre. Basée à
Kaboul, je partais plusieurs fois par semaine en mission avec sept soldats,
pour fouiller les villages suspects. Levés à 3 heures du matin, on marchait
plusieurs heures. J’ai appris à me méfier des sacs sur la route, car ils
peuvent contenir une bombe. Ces marches nocturnes étaient des moments indescriptibles, chargés
d’adrénaline.
Une fois arrivée, je devais fouiller maisons, jardins,
ruelles et véhicules, à la recherche de caches d’armes.
J’ai appris à
rester calme, à contrôler mes mouvements, mais c’était toujours
intense, et chaque découverte d’une cache était une victoire J’ai vécu de beaux moments avec les Afghanes et leurs enfants.
Lors de la sécurisation d’un village, ils étaient rassemblés dans une salle
pour qu’on les ait sous les yeux : c’est le protocole. Comme les soldats ne
s’approchent pas des femmes, je les avais sous ma responsabilité. J’avais
appris des phrases en dari, et les enfants riaient de mon accent.
Les femmes étaient touchées que je fasse un effort, et un jour l’une d’elles
m’a montré la bague que son fiancé venait de lui offrir. Ça m’a
bouleversée de voir une jeune Afghane amoureuse et pleine d’espoir. Je
racontais sur Skype ces rencontres presque irréelles à mon amoureux, soldat
resté en France. Maintenant c’est lui qui est là-bas : je sais ce qu’il
traverse, et je ne pourrais pas avoir cette complicité
avec qui que ce soit d’autre.
Vivement nos retrouvailles, avant que je reparte pour de nouvelles aventures !
Capitaine Adeline Bouillou, médecin militaire, 29 ans, mariée, un enfant
Lorsque j’ai su que j’irai en mission en Afghanistan, ma fille avait
1 an, et nous avions une relation fusionnelle.
Je voulais partir, c’est sur le terrain qu’on fait ce pour quoi on a été formé
toutes ces années. J’ai vu mes collègues se métamorphoser et s’y « révéler ».
J’étais sur un poste avancé, dans les montagnes, sous les tirs de roquettes.
Tant que des soldats étaient en patrouille, nous étions tendus. La
solidarité, le courage et l’oubli de soi étaient les valeurs maîtresses de
cette expérience. Le matin je soignais les blessés français,
et l’après-midi
j’assurais une consultation auprès des civils afghans. Beaucoup étaient des
enfants brûlés à cause des braseros à même le sol. Je n’ai vu qu’une seule
femme, amenée dans une brouette par son mari, très gravement brûlée lors d’une
crise épileptique. Nous avons lutté pour la sauver, mais elle n’a, hélas, pas
survécu.
Une autre fois, on m’a amené une petite fille déchiquetée par une mine qu’elle
avait ramassée. Je ne pouvais même pas l’intuber tant elle était abîmée. Elle
est morte dans la nuit, et m’a hantée longtemps. Médecin, je suis plus blindée
que les autres devant la mort, mais c’est terrible de voir les soldats quitter
le camp, le matin, sans savoir s’ils vont revenir entiers. La vie tient
à si peu de choses. Parfois ça se jouait à quelques secondes ou à un
détail.
L’un de nos convois a croisé un véhicule suicide : comme il tombait quelques
gouttes de pluie, les portes des blindés venaient d’être fermées, nos soldats
ont été blessés légèrement alors qu’ils auraient dû être déchiquetés. Mais il y
a aussi ceux qui ont sauté sur une mine lors d’une reconnaissance. Personnellement
j’avais la hantise de devoir tirer sur quelqu’un pour me défendre. Je
portais mes 30 kg d’équipement, mon gilet pare-balles et mon arme, mais je ne
prenais que trois chargeurs au lieu de six, et généralement je les donnais aux
hommes autour de moi. J’appartiens à un régiment de chasseurs alpins ; ce sont
des hommes humbles et droits, pour qui mon statut de femme n’entrait pas en
ligne de compte. Ma fille
m’a terriblement manqué.
J’ai appris, à mon retour, que mon
entourage avait eu peur pour moi, ma grand-mère en a perdu le sommeil. Je n’ai
pas envie de leur infliger ça à nouveau. Depuis mon retour, je savoure les
petits riens de la vie. En Afghanistan, beaucoup n’ont connu que la
guerre. Nous, nous avons de la chance de vivre ici, et nous ne le savons pas
assez.
- Marie Claire
Afghanistan : 3 militaires de l'Otan tués par une bombe artisanale
Trois militaires de la
force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués samedi par une bombe
artisanale dans l'est du pays, a annoncé un porte-parole de l'Isaf à
l'AFP. ( © AFP Romeo Gacad)
KABOUL (AFP) - Trois militaires de la force
de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués samedi dans l'est du pays
par une bombe artisanale, l'arme favorite des insurgés talibans, a
annoncé un porte-parole de l'Isaf à l'AFP. Conformément à sa
politique, l'Isaf n'a précisé ni la nationalité des militaires tués, ni
le lieu de l'explosion, ni la présence d'éventuels blessés. "Trois
militaires de l'Isaf ont tués dans l'explosion d'une bombe artisanale
dans l'est de l'Afghanistan, aujourd'hui", a déclaré à l'AFP un
porte-parole de la coalition, sans autre précision. Les militaires
tués n'appartiennent pas au contingent français, dont une partie est
déployée dans l'est de l'Afghanistan, dans le district de Surobi
(province de Kaboul) et la province de Kapisa, a indiqué l'armée
française à l'AFP. Ces décès portent à 542 le nombre de soldats
étrangers tués depuis le début de l'année 2011 dans le cadre des
opérations en Afghanistan, selon un décompte effectué par l'AFP à partir
du site spécialisé icasualties.org. L'année 2011 est d'ores et
déjà la deuxième année la plus meurtrière pour l'Otan en dix ans de
conflit, après 2010 au cours de laquelle la coalition avait essuyé des
pertes record (711 tués). L'insurrection des talibans, chassés du
pouvoir fin 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis, s'est
intensifiée ces dernières années et étendue à la quasi-totalité du pays
malgré la présence de quelque 140.000 soldats étrangers, dont 100.000
Américains. L'Otan, Etats-Unis en tête, a entamé cette année le
retrait progressif d'Afghanistan de l'ensemble de ses troupes de combat,
censé s'achever fin 2014, date à laquelle la coalition envisage d'avoir
remis la responsabilité de la sécurité sur l'ensemble du territoire aux
forces afghanes. © 2011 AFP
Afghanistan : un 76e soldat français tué
le 14 novembre 2011 à 16h28 ,
Légionnaire du 2e régiment étranger de génie de
Saint-Christol, il a été mortellement touché lundi par un tir insurgé à
quelques kilomètres au nord de Tagab, dans le nord-est de l'Afghanistan. Un
autre soldat français a été blessé dans cette opération.
Un légionnaire du 2e régiment étranger du génie a été tué lundi matin en
Afghanistan,
lors d'une opération dans la province de la Kapisa, dans le nord-est du pays,
portant à 76 le nombre de soldats français décédés dans ce pays depuis la fin
2001, a annoncé l'Elysée. Un autre militaire français a été blessé par des
tirs, lors de cette mission de protection d'un convoi logistique au profit de
l'armée nationale afghane, a ajouté la présidence, sans autre précision sur
l'état de santé du blessé.
"C'est avec une très grande tristesse que le président de la
République a appris la mort ce matin en Afghanistan
d'un légionnaire du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse).
Celui-ci a été mortellement touché par un tir insurgé" lors de cette
opération, selon l'Elysée. Le chef de l'Etat "présente à sa famille et
à ses proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur",
poursuit le communiqué. Nicolas
Sarkozy "exprime, à nouveau, la détermination de la
France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à
la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son
développement", conclut la présidence de la République.
La France a entamé le mois dernier le retrait de ses soldats d'Afghanistan,
selon un calendrier international qui prévoit le désengagement total des
troupes de combat de la coalition, en grande majorité américaines, d'ici à la
fin de l'année 2014. Le départ de ce premier contingent de 200 militaires a
porté à 3.800 les effectifs français dans le pays.
Le Point.fr - Publié le 14/11/2011 à 20:44 - Modifié le
14/11/2011 à 20:45
Âgé de 25 ans, le légionnaire Goran Franjkovic a succombé à ses blessures
suite à un tir d'arme légère.
Le soixante-seizième soldat français mort en Afghanistan, le légionnaire de
première classe Goran Franjkovic, 25 ans, de nationalité serbe, est mort alors
qu'il participait à la sécurisation de l'axe routier Vermont, avant le passage
d'un convoi logistique franco-afghan. Sapeur appartenant au 2e régiment
étranger du génie (REG) de Saint-Christol, il s'était engagé dans la Légion
étrangère en mars 2010 en signant un contrat de cinq ans. Dans ses fonctions,
il avait fait la preuve "de sa motivation et de sa rusticité", selon
la fiche biographique diffusée ce soir par l'état-major de l'armée de terre,
qui le qualifie également de "volontaire et discipliné". Légionnaire
de première classe depuis neuf mois, il est mort en accomplissant l'une des
missions essentielles des éléments français du génie en Afghanistan :
l'ouverture d'itinéraire.
Tir d'arme légère
Sur son site, l'état-major des armées apporte quelques précisions sur l'accrochage qui s'est
produit non loin de Tagab. Goran Franjkovic a été atteint par un tir d'arme
légère et grièvement blessé, lors d'un "engagement bref, mais intense",
précise l'état-major des armées. Le blessé a été transféré sur l'hôpital
français de Kaboul, où il est décédé. Un autre légionnaire du 2e REG avait été
touché quelques heures plus tôt, dans la même zone, par un éclat de roquette.
Il a aussi été transporté à Kaboul mais ses jours ne sont pas en danger. Les
deux militaires étaient arrivés depuis une dizaine de jours en Afghanistan ;
ils étaient intégrés avec leur unité dans le GTIA Kapisa armé par le battle
group Tiger. Les militaires déployés sur le terrain disent souvent que les deux
périodes les plus dangereuses d'un séjour en Afghanistan sont les premières
semaines, quand l'expérience manque encore, ainsi que les dernières, quand la
vigilance se relâche.
Afghanistan : un 76e soldat français tué en Kapisa
Publié le mardi 15 novembre 2011
Un légionnaire a été tué hier au cours d'une mission de sécurisation d'un convoi de l'armée nationale afghane au nord de Tagab.
Le drame s'est produit à quelques kilomètres au nord de Tagab
sur l'axe Vermont en Kapisa. Un détachement dont la mission était
d'ouvrir la route à un convoi logistique de l'Armée nationale afghane
(Ana) s'est arrêté à une intersection pour vérifier que des engins
explosifs improvisés (ied) n'avaient pas été dissimulés à cet endroit
propice à une embuscade.
C'est au cours de leur progression que les soldats français ont été pris
sous le feu croisé des insurgés. Un légionnaire de 1re classe
appartenant au 2e régiment étranger du génie de Saint-Cristol (Vaucluse)
a été grièvement blessé par un tir d'arme légère. Secouru et emmené à
l'hôpital de Tagab, il a été transféré à l'hôpital militaire français de
Kaboul où il est décédé. Il est le 76e soldat français à tomber en
service commandé en Afghanistan depuis l'engagement du pays sur ce
théâtre en 2001 et le 26e mort depuis le début de l'année.
Auparavant, un autre détachement avait été accroché par des rebelles
dissimulés dans les opportunités du relief et un légionnaire avait alors
été blessé d'un éclat de roquette. Transporté également dans la
capitale afghane ses jours ne sont pas en danger. La France contribue à
ce que l'Armée nationale afghane soit en première ligne dans les
opérations qui sont décidées et cela dans l'objectif fixé de lui
remettre l'entière responsabilité de la sécurité du pays en 2014. Les
Français assurent toujours des missions d'escorte où l'aptitude
opérationnelle de leurs unités est très recherchée.
Le 2e REG qui est le plus jeune régiment de la légion est l'héritier des
bataillons et compagnies du génie de la Légion qui s'étaient distingués
pendant la guerre d'Indochine. Il est le régiment du génie d'assaut de
la 27e brigade d'infanterie de montagne. C'est dire combien ses hommes
sont aguerris aux combats dans des zones accidentées, froides et
enneigées.
Le légionnaire tué et son camarade blessé appartenaient au groupe de
bataille Tigre (Battle group Tiger) qui s'est substitué au groupe de
bataille Raptor (Battle group Raptor).
En effet, le général Jean-Pierre Palasset, commandant la 1re brigade
mécanisée de Châlons-en-Champagne et commandant la Task Force La Fayette
(TFLF) a procédé le 7 novembre au transfert d'autorité dans la base
opérationnelle avancée de Tagab. C'est le colonel Yvan Gouriou, chef de
corps du 27e bataillon de chasseurs alpins qui coordonne l'action du
groupe Tigre qui soutient les forces nationales de sécurité afghane dans
les missions de sécurisation en Kapisa. Le groupe appuie plus
spécialement la 3e brigade de l'Ana. Tigre est composé d'artilleurs du
93e régiment d'artillerie de Montagne de Varces, de légionnaires du 2e
REG de Saint-Cristol, de chasseurs du 4e RC de Gap, de tirailleurs du
1er d'Épinal, de militaires du 132e bataillon cynophile de Suippes et du
3e régiment médical de Valbonne.
La France, conformément au calendrier international, a décidé le retrait
progressif de ses moyens engagés en Afghanistan. Un premier contingent
de 200 soldats est rentré en métropole mais il reste environ 3 800
hommes sur le terrain. Le président de la République qui a présenté ses
condoléances à la famille du légionnaire et ses vœux de rétablissement à
son camarade blessé a redit « la détermination de la France à continuer
d'œuvrer au sein de la Force internationale d'assistance et de sécurité
(Fias) pour rétablir la paix et la stabilité dans ce pays et contribuer
à son développement ».
Hervé Chabaud Au bataillon des Glières Kevin part en Afghanistan
Publié le mardi 01 novembre 2011 à
15h
Originaire de la région et plus exactement de San Ciprianu sur la commune de
Lecci, Kevin Rassent s'est engagé dans l'armée de terre (via le centre de
Bastia) l'année de ses 19 ans en 2008. Sportif convaincu, il souhaite exercer
un métier où mettre en pratique ses aptitudes. Les passages de tests se
révèlent excellents. Il obtient la note la plus haute. Ces résultats lui
permettent de choisir son affectation (trois vœux au moins). Il obtient
exactement celle qu'il espérait : chasseur alpin. Et qui plus est, le
prestigieux 27e bataillon sis à Annecy et plus précisément le bataillon des
Glières dont la devise est « Vivre libre ou mourir ».
Dès décembre 2008, les stages se multiplient avec une difficulté
supplémentaire : il ne sait pas skier ! « Je vais apprendre sur le
tas… C'est le cas de le dire et plutôt rapidement. Je me débrouille assez bien
désormais… », souligne Kevin. Tout est expérimenté y compris la survie dans
des conditions extrêmes, celle du froid, de la hauteur etc.
D'Annecy à Nijrab
C'est d'ailleurs au sortir de ces stages qu'il intégrera la compagnie de
Glières. Très rapidement, il part en Nouvelle-Calédonie dont il expérimente les
sommets. En rentrant, c'est la tuile ! Son genou est « démoli ». Cela va
nécessiter une année d'une intense rééducation avant de retrouver le bataillon
et l'Afghanistan ! Son unité a été sélectionnée pour ses performances et son
adaptation au terrain pour prendre la relève d'une autre unité vraiment
éprouvée au terme de six mois d'exercice à Nijrab. L'armée française y a pris
place depuis la guerre d'Afghanistan en 2001. « Si le retrait complet est
prévu pour 2014, les opérations restent encore dures et dangereuses. Le
district est accidenté et certains lieux ne sont pas accessibles par la route.
Il a les plus hauts sommets de la région avec des montagnes à plus de 4 700
mètres, avec des neiges éternelles. Le choix des Chasseurs Alpins est donc
logique ».
Si Kevin est « tireur eryx » (missile à courte portée) de spécialité, in
situ, il sera également affecté au tir LGI (lance-grenades individuel). Une
mission qui ne sera pas de tout repos, pour un rude mandat d'hiver dans un
secteur réputé comme difficile, très dangereux… Kevin qui a 22 ans ne s'en va
donc pas « la fleur au fusil » mais avec l'intime conviction de faire au mieux
et de venir nous revoir dans six mois ! C'est exactement ce que nous lui
souhaitons.
Ils partent six mois en Afghanistan
Les soldats du 27e BCA
quittaient hier le quartier Morel, près d’Annecy, direction la Kapisa
Marie Prieur | 01.11.2011
«Ça y est, on y est!» lâche le colonel Yvan Gouriou, chef de corps du 27e
bataillon de chasseurs alpins (BCA), aux soldats réunis sur la place centrale.
Au quartier Tom Morel, à Cran-Gevrier (Haute-Savoie), une centaine d’hommes et
quelques femmes en treillis se préparent à monter dans les cars. Direction
l’Afghanistan. Dans trois jours, ils atterriront en Kapisa. Sur place, le
«battle group» comptera 850 militaires, dont 465 du 27e BCA. L’objectif de la
mission: «Former les Afghans sur nos bases et les accompagner sur le terrain en
soutien», éclaire le colonel.
Musette sur le dos, les soldats embrassent leur compagne aux yeux rougis,
prennent une photo de famille. Maman de deux petites filles, Anne-Lise leur a
expliqué que «papa part avec les militaires dans un pays très loin». Enceinte
de 7 mois, c’est sans son mari qu’elle donnera naissance à leur troisième
enfant. «Quand on est avec un militaire, on sait que c’est le risque», dit-elle
philosophe.
«Le métier avant tout», semble lui répondre en écho le sergent Chane-Teck.
«C’est sûr que la famille va nous manquer, c’est dur pour mes parents, ils sont
inquiets. Mais on a été très bien préparé. On est soldat.»
Reste que ce départ est un peu particulier à l’heure où le président Sarkozy
a annoncé le retrait d’Afghanistan d’ici à 2014. «Cela n’a pas d’impact sur
nous. En majorité, ils sont contents de partir. C’est notre mission. On nous a
donné un ordre, on y va», conclut le colonel Gouriou.
HAUTE-SAVOIE Les chasseurs alpins du 27 e BCA
pour six mois en Afghanistan
Les soldats français ne quittent pas tous
l’Afghanistan. Hier, 520 chasseurs haut-savoyards ont laissé derrière eux le
quartier Tom Morel de Cran-Gevrier, pour rejoindre la vallée de la Kapisa. Un
départ qui ressemble étrangement à un dernier tour de piste avant le salut
final. Rappelons que le désengagement total des troupes est programmé pour
2014. Mille hommes doivent partir avant la fin 2012. Mais en attendant, les
militaires haut-savoyards se sont envolés pour les bases de Tagab et Nijrab au
Nord-est de Kaboul et ceci pour une durée de six longs mois. Ils devraient être
de retour avant le 15 mai. Peut-être même avant. Et si possible sans que
personne ne manque à l’appel. Ce qui, au regard des dernières pertes, relève
d’un vœu presque aussi fragile que fou. 75 soldats français ont été tués depuis
2001 en Afghanistan. L’été dernier a été particulièrement meurtrier avec 17
décès entre 1 er juin et le 17 septembre.
En mars 2009, le 27 e BCA était directement touché par le
décès du caporal-chef Nicolas Belda. Rassemblés, vendredi soir sur la place
d’armes, les hommes pensaient forcément à ce camarade tombé sous un tir de
roquette. Peut-être une raison supplémentaire d’aller en découdre avec les
“insurgés”. S’il en fallait une… car les chasseurs ne partent pas à contrecœur.
Ils se sont entraînés durant près d’un an et ce départ est, pour eux, la
conséquence logique de leurs efforts. Une sorte d’aboutissement.
Même si hier matin, derrière les grilles du quartier, les familles avaient
la gorge serrée. La compagne du caporal-chef Hamel, les yeux pleins de larmes,
ne pouvait pas parler. Voilà 14 ans que Christophe est dans l’armée mais jamais
il n’était parti en opération extérieure. Pour un baptême, elle aurait préféré
une autre destination. Pas forcément plus proche mais moins périlleuse. Les
yeux rivés dans ceux dans son amie, le soldat lance, comme pour excuser son ami
: « C’est toujours plus facile pour ceux qui partent… »
Queue-de-cheval blonde sur le treillis
Même discours pour l’adjudant-chef Delahaye. Queue-de-cheval blonde sur le
treillis, elle laisse à Annecy trois enfants et un mari. Ce dernier est parti
avant que les cars ne roulent vers Istres, d’où sa femme décollera pour la base
américaine de Bagram. Pour éviter de trop mouiller son mouchoir. Et même si les
familles assez peu nombreuses sur la place d’armes hier (car la plupart
préfèrent se séparer dans l’intimité du foyer), cachaient pudiquement leurs
émotions, on sentait le départ peser de tout son poids dans les musettes. «
Prends soin de toi, écris-moi vite, branche ton ordi dès que tu es installé…
Promis ? » Les recommandations s’accrochaient les unes aux autres, comme pour
se réchauffer entre elles et meubler cet espace si creux que caractérise toute
séparation inquiète. Jusqu’à ce que les chefs ordonnent aux hommes de se mettre
en rang.
Un à un, ils sont allés chercher leur passeport et leur carnet de
vaccination, les documents sont vite glissés dans une poche ou bien dans le
sac, entre un porte-clefs fétiche et une ultime lettre qu’il faudra ouvrir
qu’une fois arrivé dans la vallée de la Kapisa. Après deux ou trois jours de
voyage.
Le chef de corps, le colonel Yvan Gouriou, a pris une dernière fois la
parole : « C’est aujourd’hui le jour du grand départ. Celui qui gagnera sera
celui qui ne commettra pas d’erreur. Soyez vigilants. Je vous fais confiance. »
Une parole que les familles voudraient qu’elle soit un ordre absolu.
Un nouveau soldat français décédé en Afghanistan
Un lieutenant du 17ème Régiment du Génie Parachutiste de Montauban est
décédé ce mercredi matin en Afghanistan, a annoncé l'Elysée ce mercredi
après-midi.
Le soldat a été «mortellement touché par un tir d’insurgé au cours d’une
mission d’appui à l’armée nationale afghane, engagée dans une opération en Kapisa»,
a ajouté la présidence de la République.
Le président de la République présente à la famille et aux proches «ses plus
sincères condoléances et s’associe à leur douleur», avant d'exprimer, «à
nouveau, la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité pour
rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement»,
conclut le communiqué.
Les opérations ont également fait plusieurs blessés dans les rangs français.
«Il y a eu dans la matinée de nombreux accrochages entre les insurgés et les
forces françaises» a déclaré Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major.
«Au cours de l'un de ces accrochages un soldat français a été tué par des tirs
insurgés et plusieurs ont été blessés dont trois grièvement», a-t-il ajouté.
Une journaliste de TF1 qui suivait l'opération avec son équipe a été légèrement
blessée, a aussi fait savoir l'état-major. Soixante-quinze soldats français ont
été tués dans ce pays depuis 2001. Onze militaires sont décédés au cours du
dernier mois, dont sept pour la seule semaine du 14 juillet.
Le 75°militaire tué en Afghanistan originaire de Haute-SaôneValéry Tholy ©sirpa
Le lieutenant-parachutiste de 36 ans tué en Afghanistan est
originaire de Pennesières en Haute-Saône, village situé dans le canton de Rioz.
Il est le 75ème soldat français à mourir dans ce pays.
Valéry Tholy faisait partie du 17e régiment du génie parachutiste de Montauban.
Père de trois enfants, il était très connu dans son village natal où vivent ses
grands-parents et sa mère.
Le militaire français était en mission d'appui à l'armée nationale afghane
lorsqu'il a été touché par un tir d'insurgé, a précisé l'Elysée.
Mi-août, deux soldats avaient trouvé la mort : un lieutenant du 152e
Régiment d'Infanterie de Colmar et un caporal-chef du 19e Régiment de génie de
Besançon. Lors de la seule semaine du 14 juillet, sept soldats français avaient
trouvé la mort dans ce pays dont cinq dans un attentat-suicide, ce qui avait
donné lieu à un hommage national aux Invalides présidé par Nicolas Sarkozy
le mardi 19 juillet.
Quelque 130.000 soldats étrangers sont actuellement déployés au sein de la
coalition internationale en Afghanistan sous commandement de l'Otan. Les deux
tiers sont américains, et il y a 4000 Français.
La biographie de Valéry Tholy
"Né le 3 novembre 1975 à Dijon, Valéry Tholy s'est engagé à l'Ecole
nationale des sous-officiers d'active en septembre 1997.
Très motivé par le métier des armes, il suit avec enthousiasme sa formation
initiale de sous-officier et se voit nommé au grade de sergent le 1er mars
1998. Ayant choisi de servir l'arme du génie, il rejoint le 30 mars 1998,
l'Ecole supérieure et d'application du génie (ESAG) à Angers. Le 14 décembre
1998, il est affecté au 31e Régiment du génie à Castelsarrasin en qualité de
chef de groupe de combat. Exigeant envers lui-même, toujours calme, il est
promu sergent-chef le 1er juillet 2003.
Homme de terrain, tourné vers l'action, il rejoint le Centre national
d'entraînement commando à Mont-Louis le 1er août 2005 pour occuper les
fonctions d'instructeur des techniques commandos. Ses belles qualités humaines
et son sens de l'équité lui permettent de s'attacher l'estime immédiate des
stagiaires qu'il instruit. Durant cette affectation, il prépare avec rigueur et
sérieux le concours d'officier d'active des écoles d'armes qu'il réussit
brillamment en 2007.
Promu au grade d'adjudant le 1er août 2007 et nommé aspirant un mois plus tard,
il rejoint une nouvelle fois l'ESAG le 3 septembre.
A l'issue de sa formation initiale d'officier d'active, major de sa promotion,
il rejoint le 17e Régiment du génie parachutiste à Montauban le 1er août 2008
avec le grade de sous-lieutenant. Après avoir suivi la formation d'équipier
commando parachutiste, il est promu au grade de lieutenant le 1er août 2009, et
se distingue d'emblée comme un excellent chef du Groupe de commandos
parachutistes (GCP) régimentaire. Officier solide et déterminé, soldat
particulièrement aguerri et expérimenté, possédant un sens tactique développé,
il commande avec charisme et justesse une équipe soudée et extrêmement
performante.
Durant ses 13 années de service, le lieutenant Tholy sert successivement en
ex-Yougoslavie en 2000, en République de Côte d'Ivoire en 2003, à Djibouti et
en République centre-africaine en 2010.
Décoré de la croix de la valeur militaire avec étoile d'argent, de la croix du
combattant, de la médaille d'outre-mer avec agrafes « République de Côte
d'Ivoire » et « République centre-africaine », de la médaille
d'argent de la Défense nationale avec agrafes « génie » et
« mission d'assistance extérieure », du titre de reconnaissance de la
Nation, de la médaille commémorative française avec agrafe
« ex-Yougoslavie" ainsi que de la médaille OTAN « Kosovo »,
chevalier de l'ordre du Mérite ivoirien, le lieutenant Valéry Tholy est mort au
combat au service de la France".
(source: sirpa)
Lieutenant Camille Levrel, huitième officier français tué en Afghanistan
Pour les soldats français, l'année 2011 est de plus en plus meurtrière. Le lieutenant Camille Levrel, 36 ans, marié et père de trois enfants, a été tué dimanche dans la vallée de Kapisa, ce qui fait de lui le soixante-quatorzième soldat français mort en Afghanistan depuis le début de l'intervention française en 2001, et le huitième officier. Camille Levrel était né en 1974 à Rennes (Ille-et-Vilaine) et sa carrière - telle qu'elle est décrite dans la biographie diffusée dimanche par l'état-major de l'armée de terre - illustre une forme de recrutement des officiers qui demeure mal connue. Camille Levrel s'était d'abord engagé en octobre 1996, l'année de la suppression du service militaire, au 1er régiment d'infanterie de Sarrebourg. Il y devient tireur de missile antichar Milan et devient caporal deux ans plus tard. Quatre ans après son engagement, il suit une formation à l'école nationale des sous-officiers d'active de Saint-Maixent, et devient sergent la même année. Puis en 2005, il est promu sergent-chef avant de présenter le concours d'officier d'active des écoles d'armes (OAEA). Les lauréats sont directement intégrés dans une école d'arme, où ils effectuent une période de formation d'un an avant d'être promus sous-lieutenants. À l'issue de cette année, Camille Levrel choisit le 152e régiment d'infanterie de Colmar, où il devient chef de section à la 1ère compagnie de combat. Il avait obtenu le grade de lieutenant voici deux ans, en 2009. Durant sa carrière, Camille Levrel a participé à de nombreuses opérations extérieures (Trident au Kosovo, 2001 ; Épidote en Afghanistan, 2002 ; Épervier au Tchad, 2004 ; et enfin l'Afghanistan au sein du Battle Group quinze-deux). Sur les circonstances du décès de cet officier "sorti du rang", selon la formule consacrée, l'état-major des armées (EMA) a fait savoir que le lieutenant Levrel "a été touché et tué par le tir isolé d'un insurgé" alors qu'il commandait l'élément français assistant des soldats et des policiers afghans conduisant une opération de fouilles "dans une zone où les insurgés harcèlent les forces de sécurité afghanes et la population". Le porte-parole adjoint de l'EMA, le capitaine de frégate Bertrand Bonneau, a précisé au Point qu'il ne disposait pas d'information permettant de déterminer si l'officier avait été personnellement visé en tant que chef du dispositif français. On peut d'ailleurs noter que la proportion d'officiers (10,8 %) parmi les militaires français décédés durant les opérations en Afghanistan est à peu de choses près comparable à leur pourcentage dans les effectifs de l'armée de terre (12,9 %, selon la dernière édition de l'annuaire statistique de la défense)
Ils ont tous été tués au combat.
Un nouveau soldat français tué en Afghanistan LEMONDE.FR avec AFP | 12.08.11 | 06h34 • Un nouveau soldat français a été tué en Afghanistan et quatre autres blessés, jeudi 11 août, lors d'une opération militaire dans la province de Kapisa, a annoncé l'Elysée. Le soldat mort, un caporal chef du 19e Régiment de génie de Besançon, a été victime d'un engin explosif. Il s'agit du 73e soldat français mort en Afghanistan depuis fin 2001. Vingt et un soldats ont été tués pour la seule année 2011.
Dernier hommage aux deux légionnaires tués en Afghanistan
le 11 août 2011 à 10h43 ,
Une cérémonie privée s'est déroulée jeudi midi aux Invalides en hommage aux deux militaires Français morts en Afghanistan le week-end dernier.
11 août 2011 : convoi transportant les dépouilles des deux soldats Français morts en Afghanistan © DR
Un hommage a été rendu dans l'intimité, jeudi midi, à l'hôtel des Invalides, au caporal Kisan Bahadur Thapa, 30 ans, d'origine népalaise, et au légionnaire de 1ère classe Gerhardus Jansen, 24 ans, d'origine sud-africaine. Les dépouilles des deux légionnaires tués en Afghanistan le week-end dernier ont été escortées par des motards de la Garde républicaine.
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Un soldat français a été tué et quatre autres blessés, jeudi, dans l'explosion de leur véhicule blindé, lors d'une opération militaire en Kapisa, 
Publié le 12/08/2011
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Deux soldats français ont été tués et cinq autres blessés dimanche en Afghanistan, dans la vallée de Tagab (est), lors d'un accrochage avec des insurgés. Un autre accrochage dans le sud du pays a fait deux autres victimes dans les rangs de l'Isaf. Publié le 07/08/2011
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Selon l'état-major des armées, il n'est pas exclu qu'"une partie" des pertes françaises de dimanche en Afghanistan aient été provoquées par des "tirs amis". Une enquête a été ouverte. Publié le 10/08/2011 Plus d'infos Plusieurs associations d'anciens militaires avaient appelé le public à se rassembler à partir de 11h30 sur le pont Alexandre III à Paris pour assister au passage du convoi funéraire, comme cela se fait en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Anciens combattants, pompiers ou badauds, ils n'étaient guère plus que quelques dizaines à être massés sur le pont, munis de drapeaux ou d'appareils photos. Mi-juillet, 150 à 200 personnes s'étaient ainsi regroupées devant les Invalides sur le passage du convoi funéraire des sept soldats français morts durant la semaine dans l'est de l' Afghanistan. La mort dimanche de Kisan Bahadur Thapa et de Gerhardus Jansen porte à 72 le nombre de soldats français morts depuis 2001 dans ce pays. Ces derniers pourraient avoir été tués par des tirs ennemis. Une enquête est actuellement en cours. Vendredi, un dernier hommage leur sera rendu dans leur régiment à Calvi, où se rendra le ministre de la Défense, Gérard Longuet
Calvi: hommage aux 2 légionnaires tués
AFP Mis à jour le 09/08/2011 à 15:15
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, participera vendredi à Calvi (Haute-Corse) à une cérémonie d'hommage aux deux légionnaires du 2ème Régiment étranger de parachutistes (REP) tués dimanche en Afghanistan, annonce aujourd'hui le ministère de la Défense. La cérémonie d'honneurs funèbres militaires se déroulera à 16 heures, précise le ministère dans un communiqué. Le caporal Kisan Bahadur Thapa, 30 ans, et le légionnaire de 1ère classe Gerhardus Jansen, 24 ans, ont été tués dimanche dans la vallée de Tagab (est de l'Afghanistan), quand des insurgés les ont pris à partie alors qu'ils venaient de participer à une opération de fouille. Ces décès portent à 72 le nombre de soldats français morts dans ce pays depuis fin 2001. Cinq autres soldats, également membres du 2ème REP, ont été blessés lors de l'accrochage
Deux légionnaires du 2e Rep de Calvi ont trouvé la mort
Publié le lundi 08 août 2011 à 10H56 - 7 Hier soir, dans une brève communication, le colonel François Plessy, chef de corps du 2e Rep de Calvi, a rendu hommage à ses hommes.L.F.
L'Élysée a divulgué l'information hier après-midi. Deux militaires français appartenant au 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, ont trouvé la mort hier matin en Afghanistan. Cinq autres légionnaires du Rep ont été blessés, sérieusement pour deux d'entre eux, mais sans que leur pronostic vital ne soit engagé. Les faits se sont produits hier dans la matinée, lors d'une opération de reconnaissance d'une position fortifiée afghane et de recherche d'armes ou d'engins explosifs dans la vallée de Tagab à l'est du pays. C'est au moment où ils quittaient une zone qui venait d'être fouillée que les militaires ont, selon le communiqué officiel « été pris à partie par un groupe d'insurgés afghans », vers le village de Nawrozkhel. Des hélicoptères français et américains sont immédiatement intervenus pour apporter un appui aux troupes accrochées et neutraliser les assaillants. Plusieurs d'entre eux ont été tués et blessés mais l'État-major des armées à Paris n'en a pas donné le nombre. Partis de Calvi au début du mois de juillet Le caporal Kisan Bahadur Thapa, 30 ans, et le légionnaire 1re classe Gerhardus Jansen, 24 ans, ont trouvé la mort dans ces combats. Le premier est Népalais, le second Sud-Africain. En fin d'après-midi, lors d'une brève communication, le chef de corps du régiment a rendu hommage à ses hommes, tombés les armes à la main. Avec une émotion mesurée, le colonel François Plessy a déclaré qu'il s'agissait de soldats expérimentés et qu'ils avaient déjà été engagés en Afghanistan au cours de l'année 2010. Ils y étaient repartis pour cette nouvelle mission il y a à peine plus d'un mois, dans les premiers jours de juillet, avec une compagnie de 150 hommes qui a quitté Calvi pour rejoindre la Task Force. Pour le régiment, c'est un nouveau coup dur.
Après ceux du sergent Rodolphe Penon, du caporal Robert Hutnik et du sergent-chef Konrad Rygiel, ces décès portent à cinq le nombre de légionnaires calvais tombés en Afghanistan ces trois dernières années. Depuis 2001, 72 militaires français y ont perdu la vie. Les cinq blessés ont été évacués par hélicoptère vers l'hôpital militaire de Kaboul.
Hommage national aux soldats français tombés au champ d'Honneur en Afghanistan
PARIS - Un nouveau soldat français, le second maître Benjamin BOURDET - du commando Jaubert, a été tué jeudi 14 juillet lors d'un "accrochage" en Afghanistan, alors qu'il participait avec des policiers afghans à une opération de contrôle dans la vallée d'Alasay, en Kapisa (nord-est), selon l'Elysée.
Ce décès est survenu alors que la France célèbre la fête nationale du 14 juillet, et au lendemain d'un attentat-suicide qui a tué cinq militaires français en Afghanistan. Le commando-marine tué jeudi matin "participait avec des policiers afghans à une opération de contrôle" dans la vallée d'Alasay, en Kapisa (au nord-est de Kaboul), "lorsque son groupe a été pris à partie par des insurgés. Il a été touché par un tir d'arme légère", a indiqué la présidence dans un communiqué. Il s'agit du 70ème soldat français mort depuis 2001 dans ce pays. "Le président de la République présente à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur", ajoute-t-on de même source. L'Elysée rappelle également qu'"au lendemain d'un lâche attentat qui a coûté la vie à cinq militaires français", mercredi lors d'un attentat-suicide également dans la région de la Kapisa, "le chef de l'Etat a réuni un Conseil de défense dont les conclusions seront présentées par le ministre de la Défense (Gérard Longuet) et le chef d'état-major des armées (Edouard Guillaud) cette après-midi lors d'une conférence de presse". M. Longuet a précisé à l'issue du conseil que cette conférence de presse se tiendrait à son ministère à 17h30. Le Premier ministre François Fillon, le chef de la diplomatie Alain Juppé et le chef d'état-major particulier du président Sarkozy, le général Benoît Puga, ont participé au conseil de défense et de sécurité, outre MM. Longuet et Guillaud.
Par AFP
AFGHANISTAN: 5 SOLDATS FRANÇAIS TUES L'Elysée a confirmé la mort de 5 soldats français lors d'un attaque-suicide dans la vallée de la Kapisa. Quatre autres sont blessés et un civil afghan a été tué. Cinq soldats français et un civil afghan ont été tués mercredi en Afghanistan dans un attentat-suicide commis lors d'une assemblée de notables à Joybar, dans la province de la Kapisa au nord-est de la capitale Kaboul, vient de confirmer la présidence de la République. Quatre autres soldats français et trois civils afghans ont également été blessés lors de cet attentat-suicide, qui intervient au lendemain d'une visite surprise de Nicolas Sarkozy en Afghanistan, où il a annoncé le retrait de 1000 soldats d'ici 2012. Cette attaque est la plus meurtrière contre des soldats français déployés dans ce pays depuis l'embuscade d'Uzbin le 18 août 2008. La police afghane a précisé qu'un kamikaze avait déclenché ses explosifs à proximité d'un convoi de l'armée française.
Afghanistan: Un soldat français tué par un tir fratricide
ARMÉE - Il s'agit d'un accident, ont annoncé les autorités françaises...
Un soldat français est mort ce lundi en Afghanistan, tué par un tir accidentel fratricide, ont annoncé les autorités françaises. Il s'agit du 64e soldat du régiment tricolore à trouver la mort en Afghanistan, où Paris est engagé depuis 2001.
Une enquête est ouverte
«Aujourd'hui, en début de matinée, en retour de mission, un brigadier du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) a été mortellement blessé par le tir accidentel d'un militaire français, au sud de la région de Tagab», écrit le ministère de la Défense dans un communiqué sans entrer dans les détails de l'accident.
«Le militaire, grièvement blessé, a été immédiatement évacué vers l'hôpital militaire de Kaboul où il est décédé des suites de ses blessures», ajoute-t-on. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident .
« C’est une tragédie ». Tels ont été les premiers mots de Gérard Longuet, ministre de la défense originaire de Meise, après la mort d’un 64 e soldat français en Afghanistan. Un militaire d’un régiment meusien. Quelques minutes auparavant, son ministère avait annoncé le décès de Clément Kovac. Âgé de 22 ans et engagé depuis 2007, ce jeune homme originaire de la Somme appartenait au 1 er régiment de Chasseurs, une unité de cavalerie basée à Thierville, une commune voisine de Verdun dans la Meuse. Pacsé, il devait quitter les armes en novembre prochain.
Il se trouvait en Afghanistan depuis le 2 juin, en compagnie des 62 hommes du régiment meusien déployés dans le cadre de l’opération Pamir. Alors que les Chasseurs de Verdun-Thierville mettent en œuvre le char Leclerc, il avait effectué une longue préparation pour travailler sur le théâtre afghan avec des AMX10 RC, des chars sur roue. D’abord déployé en Surobi avec ses camarades, le brigadier, équipier chargeur, participait depuis deux semaines à une importante opération de sécurisation en Kapisa.
Hier matin, alors qu’il était de retour d’une mission, c’est en descendant de son char à l’entrée d’un poste de combat avancé français dans le sud de la Kapisa dans la région de Tagab, que Clément Kovac a été fauché par une rafale de l’arme d’un autre militaire français installé sur un véhicule devant le sien dans une colonne parallèle. Immédiatement pris en charge médicalement et évacué vers l’hôpital de Kaboul, il est décédé des suites de ses blessures.
Lourd tribut payé par la Meuse
Au moment du drame, le brigadier meusien descendait de son véhicule pour effectuer des opérations de sécurité à l’entrée d’une base. Il s’agit pour les militaires de s’assurer que leur arme n’est plus chargée à l’entrée d’un camp. Pour une raison inexpliquée, un soldat n’appartenant pas aux régiments de la 7 e brigade blindée de Besançon, déployée en Afghanistan (35 e RI et 152 RI), a effectué un tir accidentel. Une enquête a été diligentée par les autorités militaires pour connaître les causes de ce dramatique accident.
La famille du jeune homme basée dans la Somme a été prévenue par les autorités militaires et le colonel Xavier Pineau, commandant le 1 er régiment de chasseurs, s’est rendu auprès d’elle pendant l’après-midi. « C’est un moment très compliqué pour les Chasseurs de Lorraine », expliquait le colonel Pineau.
Le régiment meusien a mis ses drapeaux en berne (voir par ailleurs). Épargnée jusque-là, la Meuse vient de payer en quelques semaines un lourd tribut à l’intervention française en Afghanistan. C’est, en effet, le deuxième militaire meusien à être tué en opération. Il y a un mois, le lieutenant Matthieu Gaudin du 3 e RHC avait perdu la vie dans le crash de son hélicoptère. Les conditions du rapatriement du corps de Clément Kovac , douzième français décédé en 2011, n’étaient pas connues hier soir.
Ce n’est pas la première fois qu’un militaire français succombe à un tir accidentel ou au maniement meurtrier d’une arme : ces derniers mois, un soldat a succombé à l’explosion d’une grenade, un autre a reçu une balle de son propre fusil. « Il est nécessaire de mener des enquêtes approfondies pour déterminer les causes de ces défaillances tragiques », estimait hier soir Gérard Longuet.
Sébastien GEORGES
Un 63e soldat français mort en Afghanistan La grande famille des Paras, le 1er RCP en particuliers, est en deuil pour la seconde fois en une semaine... Nos pensées vont à la famille de Cyrille, à son enfant qui grandira sans lui.... Cyrille Hugodot était parachutiste de première classe. Il venait d'avoir 24 ans et était père d'un enfant de quatre ans. L'accrochage s'est produit en milieu de matinée, alors que la section appartenant au BG (Battle Group) Raptor a été prise à partie par un groupe d'une demi-douzaine d'insurgés. Après cet affrontement, deux hélicoptères (un Tigre et une Gazelle) sont intervenus et l'artillerie a tiré pour détruire le groupe de combattants insurgés. Cyrille Hugodot et ses camarades assuraient la protection d'une unité du génie qui reconnaissait un itinéraire. Grièvement blessé, le jeune soldat a été évacué par un véhicule blindé vers la base de Tagab, puis vers l'hôpital militaire de Kaboul où il est décédé des suites de ses blessures. Deux fois endeuillé en une semaine, le 1er RCP paie un lourd tribu à cette guerre. Nos pensées vont à sa famille, à ses amis et bien évidemment à ses frères d'armes. Qu'il repose en paix ! Il ne sera pas oublié. Que St Michel l'accueille auprès de lui et qu'il veille sur les siens...
Un 62e soldat français mort en AfghanistanAgé de 20 ans, célibataire, le parachutiste de 1ère classe Florian Morillon , qui appartenait au 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, a été tué par les insurgés afghans en Kapisa Florian Morillon a été mortellement blessé par un tir d'insurgés en Afghanistan (photo d'illustration)Des tirs insurgés se sont produits alors qu'une patrouille effectuait une mission de reconnaissance à pied au sud de Tagab. Il s'agissait d'une patrouille mixte, formée d'éléments du Battle Group Raptor, constitué principalement par le 1er RCP, et d'éléments du Battle Group Quinze-Deux, dont l'ossature est fournie par le 152e régiment d'infanterie de Colmar. L'accrochage s'est produit le 18/06 vers 15 heures, lorsque les soldats français ont été pris sous le feu des armes légères d'un groupe d'insurgés. Le parachutiste blessé a été immédiatement pris en charge par l'élément médical accompagnant la patrouille, nous a indiqué l'état-major des armées. Il a été transporté au poste de combat avancé 52, d'où il a été évacué par un hélicoptère et transporté à l'hôpital militaire français de Kaboul, où il est décédé des suites de ses blessures.Né le 7 octobre 1989 à Grenoble (Isère), Florian Morillon s'était engagé pour cinq ans en juin 2008 au titre des troupes aéroportées, au 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP) de Pamiers. Toutes causes confondues (combats, accidents, suicides), cette disparition porte à 62 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis le début de l'intervention française en 2001. © Daniel Velez / AFP
Afghanistan : un 59e soldat français tué en opération
Publié le 01.06.2011, 19h22 | Mise à jour : 21h40
Le caporal-chef Guillaume Nunes-Patego, 30 ans, est tombé sous les tirs des insurgés afghans, mercredi en fin de matinée, lors d'une opération de reconnaissance des militaires français dans la province de Kapisa.
Un soldat français de la Task Force La Fayette a été tué au combat mercredi dans la province de Kapisa, en Afghanistan. La mort de ce caporal-chef du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban, annoncée par l'Elysée dans un communiqué, porte à 59 le nombre de militaires français morts dans ce pays depuis fin 2001.
Le 18 mai dernier, un soldat français avait été tué et quatre autres blessés par l'explosion accidentelle d'une munition dans la même province. Le caporal-chef Guillaume Nunes-Patego, 30 ans, participait mercredi en fin de matinée à une opération près du village de Shinza, dans la vallée d'Alasay, lorsque sa section a été prise sous les tirs des insurgés. Les militaires français étaient en opération de reconnaissance et recherchaient des caches d'armes. Trois autres soldats ont été blessés par les tirs ennemis lors de cet engagement. «Deux ont été sérieusement atteints, mais leurs jours ne sont pas en danger. Le troisième a été touché très superficiellement», a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard. Les blessés ont été évacués sur l'hôpital militaire français de Kaboul. Durant ses dix années de service, le caporal-chef Nunes-Patego a notamment servi en ex-Yougoslavie (2002), au Gabon (2006) et une première fois en Afghanistan en 2008. Il était retourné en Afghanistan en mai dernier. Le chef de l'Etat et le Premier ministre ont présenté leurs condoléances à la famille du soldat tué. L'Elysée «exprime la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité»
Bourg-Saint-Maurice (73) : le 7e est bien rentré !
Par Jean-Christophe Pain
Un retour très attendu par les familles.
Les derniers chasseurs du 7e BCA encore présents en Afghanistan sont de retour.
120 chasseurs alpins ont débarqué ce mercredi à Saint-Geoirs. Durant 6 mois, ils ont combattu en Kapisa, cette région stratégique au Sud de Kaboul, proche de la frontière pakistanaise. Une mission "intense", selon le Colonel Gardy, chef du 7e BCA.
Tous les jours, ces hommes ont été confrontés aux Talibans. L'un d'eux y a même laissé sa vie, le Caporal-chef Clément Chamarrier, 19 ans seulement.
Lors du voyage retour, ils se sont d'abord arrêtés à Chypre, dans un hôtel en bord de mer. "Sas de décompression". Tenter d'oublier les réflexes du combattant.
Les chasseurs sont désormais en permission dans leur famille jusqu'au 30 mai.
Fin juin, certains d'entre eux participeront à "Jalalabad", un exercice de simulation de combat de grande ampleur dans le Beaufortain. L'occasion de partager leur expérience afghane avec ceux du 27e BCA. Ces derniers partiront en Afghanistan en novembre prochain. Passage de témoin.
Afghanistan. Le marsouin Louaisil tué par une explosion accidentelle
Conflits vendredi 20 mai 2011
L'état-major a diffusée l'identité du soldat français tué mercredi soir dans la vallée de la Kapisa, par une explosion accidentelle d'une munition. Il s'agit du marsouin 1ere classe Cyril Louaisil, 24 ans, originaire de Balots, en Mayenne, et célibataire.
Un soldat français tué, quatre blessés, dans une explosion accidentelle en Afghanistan
Le Point.fr - Publié le 19/05/2011 à 08:43 - Modifié le 19/05/2011 à 09:14
Il s'agit du 58e militaire français mort en Afghanistan depuis le début du déploiement des forces françaises en 2001.Par Cyriel Martin
Un soldat français a été tué mercredi soir et quatre autres blessés par "l'explosion accidentelle d'une munition" dans le sud de la Kapisa, en Afghanistan (est), a indiqué jeudi matin le ministre de la Défense Gérard Longuet dans un communiqué. Il s'agit du 58e militaire français mort en Afghanistan depuis le début du déploiement des forces françaises dans le cadre de la coalition internationale sous commandement de l'Otan, en 2001. Selon le ministre, les jours des soldats blessés "ne sont pas en danger".
Mercredi en fin de journée, "l'explosion accidentelle d'une munition a mortellement blessé un soldat de première classe du 2e RIMa du Mans, blessant également quatre autres militaires de ce régiment qui se préparaient à embarquer à bord d'un véhicule blindé, dans le sud de la Kapisa", écrit le ministre de la Défense. Les blessés ont été "immédiatement pris en charge et évacués vers l'hôpital militaire de Kaboul".
Gérard Longuet adresse ses condoléances à la famille et aux proches du soldat tué et ses pensées "aux blessés et à leurs compagnons d'armes". Environ 4 000 soldats français sont actuellement déployés en Afghanistan, notamment dans le district de Surobi et la province de Kapisa, dans l'est du pays.
Il a perdu la vie dans la déflagration d'un "engin explosif improvisé".
Un soldat français a été tué mardi 10 mai peu après midi par l'explosion d'un engin explosif improvisé dans la vallée de Tagab, dans l'est de l'Afghanistan, a indiqué à Paris l'état-major des armées.
Il s'agit du 57e soldat français mort en Afghanistan depuis le déploiement des forces françaises dans ce pays, en 2001. "Une explosion d'un engin explosif improvisé a visé les sapeurs du détachement d'ouverture d'itinéraire piégés (DOIP), qui étaient engagés dans une mission (...) préliminaire à une opération dans la vallée de Tagab", a indiqué le ministre de la Défense, Gérard Longuet, dans un communiqué.
Loïc Roperh, soldat de 1ère classe du 13e régiment du génie de Valdahon (Doubs) a été tué lors de l'explosion, a-t-il précisé. Selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard, l'explosion n'a pas fait de blessé.
"Peu après midi, un élément du génie a débuté à pied la reconnaissance des abords de la piste située au nord du Cop 46 (poste avancé). Une violente explosion a alors eu lieu et un soldat a été tué", a précisé le porte-parole.
Le président Nicolas Sarkozy a présenté pour sa part dans un communiqué ses "plus sincères condoléances" à la famille du soldat tué et réaffimé "son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes". Le chef de l'Etat a exprimé "la détermination de la France a continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance et de sécurité. Cette force, mandatée par l'ONU, a reçu la mission de contribuer au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan".
Le 20 avril, un caporal du 2e Régiment d'Infanterie de Marine avait trouvé la mort et 9 autres marsouins avaient été blessés, également par l'explosion d'un engin explosif improvisé, en Kapisa, l'une des régions de l'est de l'Afghanistan où son déployées les forces françaises. Le corps du jeune militaire du 13e Régiment du Génie de Valdahon sera rapatrié en France lundi prochain le 16 mai. Une cérémonie se déroulera aux Invalides à paris avant les honneurs funèbres mardi au camp militaire de Valdahon en présence de Gérard Longuer le ministre de la Défense. Loïc Roperh avait 24 ans.
Le Nouvel Observateur - AFP
Trois chasseurs alpins du 7 e BCA blessés
L’armée française communique sur les militaires tués en Afghanistan, pas sur les blessés. Nous avons pourtant appris, hier, que trois chasseurs alpins du 7 e BCA de Bourg-Saint-Maurice ont été blessés les 12 et 13 avril en Afghanistan dans le nord de la vallée d’Alasay. Les trois chasseurs alpins blessés par des mines antipersonnel Les trois hommes participaient à l’opération Eternal Black Smith dans laquelle étaient engagés 600 soldats français et 500 hommes de l’armée afghane. Les trois chasseurs alpins ont chaque fois été blessés par l’explosion de mines antipersonnel. Ils ont été rapatriés en France Le 12 avril, l’un de ces engins explosifs a grièvement atteint un soldat et son compagnon a été plus légèrement touché par des éclats. Le lendemain une autre mine a gravement blessé un troisième chasseur alpin. Tous ont été évacués sur l’hôpital de Kaboul puis rapatriés en France. par la rédaction du DL le 23/04/2011 à 05:00
Le caporal chef Thomas Brun, 24 ans, a été très grièvement blessé en Afghanistan mercredi 13 avril 2011. Ce Coursannais, qui appartient au 7e bataillon des chasseurs alpins, basé à Bourg-Saint-Maurice, a sauté sur une mine artisanale. Lors d'une mission de sécurité, son détachement est tombé dans une embuscade en voulant échapper aux tirs ennemis. Sévèrement atteint, Thomas Brun a été amputé de la jambe gauche et rapatrié à l'hôpital militaire de Percy en région parisienne. Le pronostic vital est engagé. Le jeune soldat a été plongé dans un coma artificiel. Il souffre de complications pulmonaires. Sa mission devait se terminer le 7 mai prochain et il comptait quitter l'armée cette année. Sa mère, Claudine Gredy, Coursannaise, qui vit actuellement à Narbonne, est en ce moment à son chevet. Son frère, Mathieu, que nous avons joint, ce matin, par téléphone, a pu aussi se rendre auprès de son frère. Thomas qui a vécu toute son enfance à Coursan est un passionné de basket. Il a longtemps joué au SOC, le club local. Il vit, habituellement, à Carcassonne avec sa petite amie.
L'état de santé du militaire coursannais s'améliore
Thomas Brun, ce militaire coursannais de 24 ans, très grièvement blessé le 13 avril en Afghanistan, semble aller un peu mieux. Le jeune homme, qui appartient au 7e bataillon des chasseurs alpins basé à Bourg-Saint-Maurice, avait sauté sur une mine artisanale en tentant d'échapper à l'ennemi. Il avait été amputé de la jambe gauche et rapatrié à l'hôpital militaire Percy de Clamart en région parisienne.
 Cette semaine, son frère, Matthieu, nous a fait savoir que l'état de santé de Thomas s'améliorait. "Il n'est plus intubé, il est réveillé et peut parler".

Un militaire français mort en Afghanistan, neuf autres blessés
Un caporal du 2e Rima est décédé, mercredi 20 avril 2011, et neuf autres soldats ont été blessés, dont trois grièvement, dans l’explosion de leur véhicule blindé, à l’est de Kaboul. Il s’agit du 56e militaire français mort en Afghanistan depuis 2001. Un militaire français est mort, mercredi 20 avril, en Afghanistan, dans la province de la Kapisa (à l’est de Kaboul). « Un véhicule blindé a été touché par un engin explosif improvisé. Dix militaires français qui se trouvaient à bord ont été touchés. Un de nos camarades est décédé sur place avant d’être évacué », a déclaré Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major des armées. Les neufs autres soldats blessés, dont trois grièvement, ont tout d’abord été évacués vers un poste de contrôle de la zone concernée avant de gagner très rapidement en hélicoptère l’hôpital militaire français de Kaboul. Ces militaires appartiennent tous au deuxième régiment d’infanterie de marine (2e Rima), stationné au Mans. Ils étaient déployés en Afghanistan depuis décembre 2010. Quatrième mort de l'année La mort du caporal Alexandre Rivière, originaire de Sainte Marie à La Réunion, âgé de 23 ans, marié et père d'un enfant, porte à 56 le nombre de soldats français disparus en Afghanistan depuis le début du déploiement des forces françaises dans ce pays en décembre 2001, le quatrième depuis le début de l’année 2011. Sa section appartenait à la task force La Fayette. Celle-ci comprend deux bataillons, le bataillon Richelieu, dans le sud de la zone d’action, à cheval sur la Surobi et sur le sud de la Kapisa, et le bataillon Allobroges qui travaille sur le nord de la Kapisa. « Leur mission est de contrôler cette zone, d’empêcher les insurgés de faire pression sur la population et de sécuriser la zone. Tout ceci bien évidemment en collaboration étroite avec les forces de sécurité afghanes », a commenté Thierry Burkhard.
Afghanistan : six soldats français blessés dans une attaque suicideSix militaires français ont été légèrement blessés mercredi 30 mars peu après 14 heures (heure locale) par une attaque suicide des insurgés. Un 4x4 Toyota s'est précipité en direction d'un convoi et s'est fait détonner à proximité d'un VAB. Quatre chasseurs alpins du 7ème BCA et deux légionnaires du 2ème REG ont été blessés (éclats, contusions, traumas sonores). Quatre civils afghans dont trois enfants ont également été touchés, l'attaque ayant eu lieu à proximité d'une école... Cette attaque a eu lieu dans le village de Tatarkhel, dans la vallée d'Alassaï. Un attentat-suicide a été perpétré, jeudi, à l'encontre d'une patrouille de l'armée française dans le Nord-Est de l'Afghanistan. Six soldats français ont ainsi été légèrement blessés. La patrouille effectuait une "mission de sécurisation" dans la vallée d'Alassay pour ravitailler un poste des forces françaises, quand un véhicule a explosé à proximité de l'école du village de Tatakhel.
"Un 4X4 Toyota est sorti de l’axe et s’est dirigé en direction d’un des véhicules blindés, posté sur le bas côté. Le véhicule Toyota s’est fait détonné", a raconté sur Europe 1 le porte-parole de l'Etat-major, Thierry Burkhard. "Lors de l’explosion six soldats, qui ont réussi à se mettre à couvert, ont été légèrement blessés. C'est essentiellement du traumatisme sonore, quelques contusions et quelques éclats", a-t-il décrit. Quatre civils afghans ont également été blessés, dont trois enfants, en raison de la proximité de l'école. Les blessés ont aussitôt été secourus. Le pronostic vital n'est engagé pour aucun des civils. Le convoi, majoritairement constitué de militaires du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice (Alpes françaises), était en route au moment de l'attentat pour ravitailler le poste de combat avancé Belda, dans la vallée d'Alassay. Les soldats blessés souffrent principalement de problèmes auditifs, dus à l'effet de souffle et de "polycriblage", selon le lieutenant-colonel Bou. Ils ont été évacués vers l'hôpital militaire français de Kaboul. Les civils blessés ont été traités par des militaires français à la base avancée de Tagab. Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l'attaque, affirmant qu'une dizaine de soldats français avaient été tués. La vallée d'Alassay est située dans la région de Kapisa, où est déployée une partie des 4.000 soldats français actuellement dans le pays. Les insurgés islamistes sont encore très actifs dans cette zone proche de la frontière pakistanaise, où les accrochages sont fréquents avec les forces françaises sous commandement de l'Otan.
7° BCA
Cérémonie d'hommage national au CCH Clément Chamarier
Au quartier Bulle, à Bourg Saint Maurice, Honneurs militaires au caporal-chef Clément Chamarier du 7ème Bataillon de Chasseurs Alpins, mort à 19 ans, au combat en Afghanistan. Médaillé militaire le 24 février 2011 et fait chevalier de la légion d'honneur par Mr Juppé au cours de la prise d'armes, en présence de ses frères d'armes, de nombreuses personnalités et de nombreuses associations Chasseurs (dont celles de l'amicale Nationale du 7° BCA d'ile de France, de Lyon et de Tarentaise) et d' associations d'anciens combattants.
Prises de vues: Sean Bailey - Patrick Quillet (ancien photographe du 7° BCA en 1975). Réalisation: Jean-Noël Quillet (ancien photographe du 7° BCA en 1967 / 1968 et secrétaire de l'association Chasseur " Sidi-Brahim de Seine-Maritime " ).
MORT DU 55°SOLDAT FRANCAIS A KABOUL Un sous-officier de l'armée française qui servait en Afghanistan est décédé hier 25/02 apparemment de mort naturelle dans sa chambre, a annoncé aujourd'hui le commandement français basé à Kaboul. "Le corps d’un sous-officier français appartenant au commandement du contingent français en Afghanistan, à Kaboul, a été retrouvé sans vie dans sa chambre", lit-on dans un communiqué du service de communication du contingent. "Il semble que le militaire soit décédé de mort naturelle. Une enquête est en cours pour déterminer les causes du décès", poursuit le texte. Le militaire était un adjudant-chef du commandement des forces terrestres (CFT) de Lille. Il s’agit du 55ème soldat français mort en Afghanistan depuis fin 2001, quand une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis a chassé les talibans du pouvoir. La quasi-totalité des militaires français tués en Afghanistan l'ont été au combat. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du décès, mais il s'agit très probablement d'une mort naturelle, non d'un suicide», a déclaré le porte-parole de l'état-major des armées, Thierry Burkhard. Une autopsie du corps sera pratiquée en France.
Un soldat français tué en AfghanistanVidéos en hommage au Chasseur 1ère classe Clément CHAMARIER.
Afghanistan : décès du 54°militaire français
Le 19 février 2011, le chasseur de 1°classe Clément Chamarier du 7°BCA est décédé après avoir été blessé lors d’une action de harcèlement sur son convoi, dans la région de Kapisa; deux autres ont été blessés, dont un caporal du 132° Bataillon cynophile, gravement blessé aux membres inférieurs et un caporal-chef du 7°BCA dont les blessures sont plus légères.
Le 19 février aux environs de 20h30, une compagnie du Battle Group Allobroges , armé principalement par le 7ème Bataillon de chasseurs alpins, a été attaquée près du village de Landakhel, en vallée de Kapisa. La compagnie rejoignait la FOB (forward operating base – base opérationnelle avancée) française de Nijrab, après avoir conduit une action de sécurisation dans la vallée d’Alasay au profit des OMLT (operational mentoring and liaison teams ) et de l’Armée nationale afghane.
La compagnie a été prise à partie par un groupe d’insurgés. Au cours de cette action de harcèlement, un VAB (véhicule de l’avant-blindé) a été la cible d’un tir d’arme antichar. Deux soldats français ont été gravement touchés et un autre très légèrement.
L’élément santé qui se trouvait avec l’unité est immédiatement intervenu pour leur prodiguer les premiers soins et un hélicoptère a été dépêché sur zone pour les évacuer. Malgré la rapidité des secours mis en place, un des militaires touchés a succombé à ses blessures avant son évacuation. Le deuxième est gravement atteint aux membres inférieurs mais ses jours ne sont pas en danger. Quant au troisième, il a déjà pu rejoindre son unité.
Environ 4000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan. En Kapisa et en Surobi, ils conduisent notamment des actions de soutien aux opérations de l’Armée nationale afghane et la Police nationale afghane. L’opération du 19 février en vallée d’Alasay impliquait 300 militaires afghans et 200 militaires français. Sources : EMA Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants
Afghanistan : commandos français en territoire ennemi Le photographe Éric Bouvet a suivi l'élite des troupes de montagne dans leurs missions d'infiltration et de reconnaissance en zone taliban.
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15 JOURS AVEC LE GTIA ALLOBROGES EN KAPISA par Thomas GOISQUEhttp://www.vsd.fr/contenu-editorial/photo-story/l-oeil-de-vsd/283-a-lest-rien-de-nouveau
Après la mort de Ben Laden, le 2 mai, la guerre en Afghanistan est revenue dans le débat politique. Si le PS a déjà réclamé à plusieurs reprises le retrait de nos troupes de ce « bourbier », le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a tenu à rappeler, lui, que la mission des forces françaises était d’assurer la sécurité des populations et non de traquer l’ex-chef d’al-Qaida. Loin de ces débats d’idées qui s’enlisent depuis le début de cette guerre en 2001, de jeunes soldats continent à risquer leur vie à chaque instant. Cinquante-huit d’entre eux sont morts depuis le début du conflit. Dernier en date, Cyril Louaisil, 24 ans, du 2e régiment d’infanterie de marine (RIMa) du Mans (72), l’un des 4 000 soldats français actuellement déployés en Afghanistan. Le 18 mai, il a été victime de « l’explosion accidentelle d’une munition » dans la zone de Kapisa, où les accrochages avec les talibans sont fréquents. Les quatre soldats qui l’accompagnaient ont été blessés, eux aussi. « Montrez-leur, là-bas, racontez-leur vraiment ce que nos soldats vivent ici », demandait, « les dents serrées », le capitaine au photographe Thomas Goisque à la fin de son reportage. Durant quinze jours, celui-ci a partagé la vie des jeunes soldats du 7e BCA (bataillon de chasseurs alpins) dans la vallée de la Kapisa, justement. Il témoigne.
Base opérationnelle avancée de Nijrab, lundi 11 avril. La pluie tombe drue et transforme le camp en un immense bourbier. L’opération Eternal Blacksmith doit durer plusieurs jours dans une des zones réputées les plus dangereuses de la Kapisa, le fond de la vallée d’Alasay. « C’est bâché ! », lâche le capitaine Jean-Philippe qui commande la compagnie. Je rejoins le COP (poste de combat avancé) de Shekut, installé sur une hauteur au sud de la vallée d’Alasay. Les artilleurs du 93e RAM m’accompagnent et dirigent leurs tubes de mortier de 120 mm vers le fond du vallon. Les légionnaires sapeurs sont là aussi, sécurisant l’itinéraire et traquant les IED, ces engins explosifs que les insurgés déclenchent au passage des convois. Face à nous, une plaine verdoyante, parsemée de qalas ou compounds dans le jargon des forces de l’Otan, fermes ancestrales de pisé défendues comme des fortins. Plus au nord, le Château fort, impressionnant éperon rocheux, surplombe la vallée. C’est là que sont héliportés, ce soir, les tireurs d’élite avec leur PGM (fusil de haute précision) et une section de protection. Mais en débarquant de l’hélicoptère, un des soldats marche sur une mine antipersonnel. Son pied est arraché, l’autre salement touché. Le blessé est l’auxiliaire sanitaire de la section : il pose lui-même ses deux garrots.
Mardi 12 avril. À l’est, les insurgés tiennent les crêtes et pilonnent les points d’appui tenus par l’armée afghane. On estime la présence ennemie à une centaine de combattants. Des obus de mortier tombent, tirés depuis les combes orientales. La réplique est immédiate : les canons Caesar de 155 mm tirent leurs salves depuis la FOB, base opérationnelle de Tagab, à 18 kilomètres de là. Le bruit sourd de l’impact nous arrive bien après l’éclair de la gerbe de feu et de poussière. Une ambulance déboule à Shekut. Les tirs de mortier ont fait trois blessés afghans. À la nuit tombée, ils sont héliportés vers l’hôpital américain de la base de Bagram.
Mercredi 13 avril. La progression des commandos de montagne commence au milieu des champs d’orge. Les villageois fuient les fermes. Une section du génie effectue sous le feu une reconnaissance du terrain sur le Château fort. Quatre mines sont détectées et neutralisées. La section de la compagnie Chamois installe alors ses points de défense. Les insurgés attendent le moment opportun pour ouvrir le feu. À 10 h 30, les armes automatiques crachent, les balles fusent, les têtes se baissent, les explosions redoublent. Nous pénétrons dans un premier compound. Un jeune homme se terre dans la cour avec une femme et cinq enfants terrorisés. Les hélicoptères Kiowa nous survolent à 30 mètres et tirent leurs roquettes sur les positions insurgées. Dans la maison, le sergent du génie découvre un sac de toile contenant un gilet de combat, un pistolet automatique, trois téléphones, dont un satellitaire, et quatre chargeurs de kalachnikov pleins. Par radio, le capitaine demande à la police afghane de venir récupérer le suspect.
Pendant ce temps, les insurgés ont reculé. Nous progressons vers le nord, protégés par des murets. Une roquette antichar fuse au-dessus de nos têtes et explose derrière nous. Le sang-froid des jeunes soldats m’impressionne. Nous arrivons enfin à l’objectif. L’investigation du compound est rapide, les chasseurs alpins prennent position sur les toits. La section sur notre gauche est visée. La réplique est immédiate. Il est difficile de voir d’où proviennent les tirs. Mais « un insurgé repéré est un insurgé mort », me souffle un adjudant derrière sa mitrailleuse Minimi. Il faut dire que la panoplie des armes disponibles est impressionnante. Les canons Caesar tirent depuis Tagab, les mortiers de 120 mm et les chars AMX-10 RC depuis la COP Shekut, les chars T-55 de l’armée afghane, les canons de 25 mm des VBCI, les mitrailleuses 12,7 des VAB, les roquettes et les obus des hélicoptères Tigre français et les Kiowa jusqu’à une bombe GBU d’une tonne, guidée par GPS, lâchée par un F-15 américain. Les combats durent depuis plus de cinq heures, par phases plus ou moins violentes.
Sur le Château fort, la compagnie Chamois est prise à partie. Je suis allongé sur un toit avec un groupe de combat d’Acier 40. Le sergent a posté ses hommes en observation. Les armes se sont tues depuis vingt minutes lorsqu’une longue rafale claque d’un muret. Le caporal assis en face de moi bascule en arrière. Je vois son regard hagard, tandis que perlent sur ses joues deux larmes de sang. La balle qui lui était destinée a frappé le muret, avant de ricocher et de traverser les lunettes de protection qu’il porte sur son casque. J’ai en face de moi un miraculé : deux éclats lui ont entaillé une joue et une arcade sourcilière. Le sergent le soigne tandis que ses camarades cherchent à repérer le tireur. « Je le vois, ce salaud ! », lâche l’adjudant. Aussitôt, le JTAC (Joint Tactical Attack Controller, Régleur de tir d’artillerie de bombardement aérien), un cibleur, calcule la position GPS de l’insurgé grâce à son télémètre laser. Deux obus explosifs ne tardent pas à souffler la cible, à moins de 200 mètres de notre dispositif. Au calme dans la cour du compound, le caporal Renaud M., 25 ans, me montre sur son casque ses lunettes transpercées : « À trois centimètres près, la balle était pour moi. » « Comme il te manque une dent, t’as qu’à dire que tu l’as perdue dans l’accrochage, ils te paieront la prothèse », plaisante son camarade.
Sur le Château fort, en fin d’après-midi, un nouveau drame s’est joué. Un autre chasseur de la compagnie Chamois a déclenché une mine. Il a lui aussi le pied arraché. Il glisse à son capitaine : « Je ne regrette rien. » Le blessé est chargé par ses camarades dans l’hélicoptère qui vient le délivrer. À cet instant précis, au sommet du Château fort, aucun des soldats n’en doute, leur camarade est un héros, un héros français.
Thomas Goisque
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