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Sylvie Mayer
Jean Pierre Caldier
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Elections régionales 2010 : Pour des banques coopératives et mutuelles éthiques et citoyennes, fondées sur une démocratie participative

Nous proposons dix mesures pour plus de démocratie, vers une économie équitable, vers une gouvernance des banques coopératives et des mutuelles plus coopératives et mutualistes. Votre opinion sur ces mesures, Votre accord ou désaccord nous sont utiles.
Ap2E Agir pour une Economie Equitable
Renvoyez nous le questionnaire avec vos opinions

La crise financière n’est pas terminée,  La crise sociale n'en est
qu'à son   début 

Pour la crise environnementale
la société civile agit déjà

Une autre économie, l’Economie équitable associée à la démocratie participative est-elle une alternative ?
 
Ap2E  Agir pour une Economie Equitable à travers cette TROISIEME CAMPAGNE D’OPINION PROPOSE AUX ELUS REGIONAUX d’affirmer leur volonté politique par rapport à ses DIX PROPOSITIONS concrètes, immédiatement applicables, pour des banques et mutuelles éthiques, démocratiques, équitables, à «gouvernance coopérative ou mutualiste»
Les faits Dès le début de la crise financière pour certaines banques coopératives : le Crédit Agricole, les Caisses d’Epargne et Banque Populaire en particulier, les augmentations de capital ont dépassé les 9 milliards et plus d’un million de Françaises et de Français ont perdu quelques milliards supplémentaires avec l’acquisition d’actions Natixis. Les actifs nocifs de Natixis s’élèvent à plusieurs dizaines de milliards.
Les milliards perdus et
la non consultation des sociétaires n’auraient-ils pas justifié d'organiser
des élections généralisées dans toutes
les caisses locales,
les organes régionaux
et nationaux?
En France, 60% des dépôts bancaires, 50% des crédits sont récoltés ou distribué par des banques coopératives ou mutualistes. Crédit agricole, Crédit Mutuel, Groupe Banque Populaire dont Crédit Coopératif, Caisse d’épargne, font toutes partie à l’origine, de la famille de l’économie sociale
. Les « clients » peuvent
en être sociétaires
et en principe participer
à leur gestion
et à leurs projets stratégiques

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 ELECTIONS REGIONALES : APPEL aux CANDIDATS

 Nos Régions ont besoin de banques  et mutuelles citoyennes et équitables

DIX MESURES pour plus de démocratie, vers une économie équitable, vers une gouvernance des banques coopératives et des mutuelles plus coopératives et mutualistes

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE  Demander la mise en place par une résolution en assemblée

1. Assurer une réelle représentation des sociétaires des caisses locales, des salariés, des clients dans l'organe central sous forme coopérative.

2. Donner le pouvoir de décider des orientations stratégiques aux sociétaires des caisses ou groupes locaux  par un « référendum coopératif/mutualiste ».

3. Créer par les statuts ou la loi  des « observatoires de la gouvernance coopérative/mutualiste», au niveau des instances nationales, régionales, locales. (Un groupe de sociétaires désignés par tirage au sort avec mission d'informer à périodicité régulière sur la tenue des engagements pris et le respect de l'éthique.)

4. Mentionner dans une délibération de l'assemblée ou dans les statuts

a. les éléments informatifs obligatoires à adresser aux sociétaires avant une assemblée, en s'inspirant des obligations vis à vis des copropriétaires

b. des modalités de campagnes de candidature pour les élections aux conseils ou bureau avec présentation des candidats et envois de documents (cf. Élections politiques)

VERS UNE ÉCONOMIE ÉQUITABLE

5. Décider des missions et instruments financiers autorisés pour une banque ou une mutuelle de l’ESS et mentionner expressément l'interruption des activités de compte propre et de produits dérivés par “un référendum coopératif/mutualiste”.

6. Préciser un pourcentage d'investis-sements sociaux, solidaires, équitables à réaliser comme dans le logement. Nous proposons 10 à 20%, le poids de l'économie sociale étant de 10 à 12% du PIB. (Délibération d'assemblée)

7. Rétablir par la loi ou un auto-engagement une obligation de financement des PELS (Projets locaux de solidarité) et l'étendre à l'ensemble des banques gestionnaires de livret A.

VERS UNE GOUVERNANCE PLUS COOPÉRATIVE  et MUTUALISTE  Auto décision des dirigeants ou sur demande des sociétaires ou par la loi..

8. Appliquer la loi NRE (Nouvelles régulations économiques), loi d'information citoyenne, à toutes les entités d'un groupe dont au moins une structure (holding ou filiale) est cotée. Une loi devrait prochainement imposer cette obligation aux entreprises de plus de 500 collaborateurs

9. Limiter les rémunérations par structure et le cumul des rémunérations dans un groupe. Cf plafonnement du cumul des indemnités des élus politiques (loi du 25 février 1992)

10. Introduire un plan progressif de mise en place de la parité et limitation des mandats

-parité dans les conseils à tous les niveaux. Une loi va l’imposer pour les sociétés cotées en bourse !

-limitation à deux mandats électifs simultanés

-limitation à deux mandats de représentation d’une structure dans une autre structure.                          
suite colonne 1  TROISIEME CAMPAGNE D’OPINION PROPOSE AUX ELUS ...

Elles ont toutes connues des dérives. La crise a servi de révélateur. Elles sont cotées en bourse à travers des filiales qui échappent au pouvoir démocratique des sociétaires. Elles utilisent les mêmes outils que les banques classiques capitalistes, leurs dirigeants cumulent les mandats, touchent des rémunérations indécentes, la transparence et la démocratie sont absents dans leur fonctionnement.
 Les Banque Populaires et la Caisse d’Epargne ont été fusion-nées dans une nouvelle banque créée par la loi au printemps 2009 .Cette nouvelle banque a gardé un statut mutualiste.
Malgré une campagne d’Ap2E
 auprès des parlementaires
la loi n'est pas intervenue
ni pour éviter à l'avenir
les dérives du passé,
ni pour restaurer
leurs principes initiaux.
Cette nouvelle banque mutualiste concerne 34 millions de français. Il est possible de redonner aux banques de l’économie sociale leurs principes initiaux.
Elles peuvent redevenir
des outils au service de la Nation,
des territoires, d’un nouveau mode de développement basé sur la solidarité,
la justice sociale, la préservation de l’environnement.
Elles peuvent redevenir les banques
du logement social,
du développement de l’emploi,
du développement de PME,
de l’économie sociale,
pour des productions utiles.
Elles pourraient se fixer l’objectif de la protection de l’épargne populaire sans visée spéculative.

Pour les mutuelles d’assurance et de santé leur concentration
doit être décidé avec plus de participation des sociétaires et leur consultation par « référendum coopératif/mutualiste ».

La diversification des banques et mutuelles tout à la fois dans les activités bancaires, d’assurance , d’assistance, d’immobilier, d’aide à la personne doivent faire l’objet d’un débat citoyen national. Aujourd’hui c’est le marché et la concurrence qui en décident. C’est en fait des libertés individuelles qu’il s’agit. .

La crise financière n’est pas terminée,
Ce n’est que le début de la crise sociale Pour la crise environnementale la société civile agit déjà

Une autre économie,
l’Economie équitable
associée à la démocratie participative est-elle une alternative ?

Jean Pierre Caldier – Sylvie Mayer