LE MONDE, Le NOUVEL OBS, TELERAMA, Le FIGARO, L'HUMANITE, JDD, 20 MINUTES, METRO, FRANCE 24, dépêches AFP et REUTERS..etc ---------------------------------------------- LE PARISIEN.fr C'est un vieux serpent de mer, qui sort la tête de l'eau. Provisoirement. Pour abriter les afghans en errance, dont beaucoup de mineurs, qui squattent le secteur aux alentours de la gare de l'Est et de Nord, la ville de Paris a mis à disposition l'ancien hôpital Saint-Lazare. L'association Emmaüs dirigera le site Situés 107, rue du Faubourg Saint-Denis (Xe), ces locaux mis à la dispostion de l'association Emmaüs jusqu'au 31 mars permettront d'accueillir dès dimanche «une centaine de personnes, avec un suivi social, sanitaire et un soutien à l'accès aux droits». La Ville de Paris en colère Avec cette intiative, la Mairie de Paris dit se substituer au manque de l'Etat. «Alors que le gouvernement s'obstine à ne considérer cette crise humanitaire que sous l'angle de la lutte contre l'immigration clandestine, la ville s'engage auprès des migrants qui ont du fuir leur pays touché par la guerre ou l'extrême pauvreté». La ville et les associations «demandent à l'Etat, dont c'est la responsabilité, de financer le fonctionnement de ce lieu et d'ouvrir des places d'hébergement dignes et pérennes». Depuis quelques jours, plusieurs dizaines de jeunes afghans sont herbergés à titre provisoire au 80, quai de Jemmapes. Mercredi, Augustin Legrand, de l'association les enfants de Don-Quichotte, et Médecins du Monde s'inquiétaient de leur sort après dimanche soir. La collectivité parisienne finance un kiosque d'information/orientation rue du Faubourg Saint-Martin (Xe) ouvert fin 2008, géré par Emmaüs et France-Terre d'Asile, ainsi que d'autres centres d'hébergement. Besson réfute toute responsabilité de l'Etat Le ministre de l'Immigration Eric Besson avait réfuté mardi que la présence de ressortissants afghans sans-abri autour des gares du Nord et de l'Est puisse être le reflet d'une insuffisance du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile. La réaction du ministre faisait suite à plusieurs interpellations d'élus PS parisiens - dont celle du maire, Bertrand Delanoë - déplorant l'absence de prise en charge par l'Etat de ces jeunes afghans, livrés à eux mêmes dans la rue par très grand froid, dans ces quartiers nord de Paris. leparisien.fr ---------------------------------------------------------- L'EXPRESS François-Henri Pinault soutient les réfugiés afghans Par LEXPRESS.fr, publié le 15/01/2010 à 18:25 - mis à jour le 18/01/2010 à 17:1 De nombreuses personnalités ont apporté leur soutien aux réfugiés afghans de Paris. Parmi elles, le patron du groupe français Pinault-Printemps-La Redoute (PPR). ![]() AFP/PHILIPPE HUGUEN De nombreuses personnalités s'opposent au renvoi dans leur pays des sans papiers afghans, dont François-Henri Pinault. La cause des réfugiés afghans mobilise les personnalités. Le 7 janvier dernier, l'écrivain afghan Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008, a apporté son soutien aux réfugiés afghans de Paris dans une lettre ouverte, signée par de multiples personnalités dont Carole Bouquet, Jane Birkin, Charlotte Gainsbourg, Marjane Satrapi, Patrice Chéreau ou encore Charlotte Rampling. Atiq Rahimi terminait précisément sa lettre par ces mots: "Ne jetons pas dans les eaux du canal le manteau que St Martin a partagé avec un pauvre"... Désireux de montrer son activisme sur le terrain, Atiq Rahimi s'est rendu dimanche 10 janvier dans un entrepôt du canal Saint-Martin. Un lieu prêté par une société privée pour héberger les Afghans, avec le concours d'Emmaüs et des Enfants de Don Quichotte. L'écrivain était notamment accompagné de Jane Birkin. L'actrice a dans un geste symbolique donné son manteau aux occupants, avant de leur prêter son téléphone portable pour qu'ils puissent appeler leurs proches à Kaboul. "Gouvernement frileux" Cette mobilisation du gotha culturel pour la cause des sans papiers afghans n'a pas étonné. Plus surprenant est la présence parmi les soutiens aux réfugiés du richissime homme d'affaires François-Henri Pinault, président du groupe PPR. Dans une lettre à Carole Bouquet, le fils de François Pinault, propriétaire du Point et ami de Nicolas Sarkozy, critique ouvertement la politique du gouvernement en la matière. "Comment peut-on dans le pays des Droits de l'Homme accepter qu'une centaine de jeunes réfugiés politiques afghans soit laissée sans abri, alors même que nous envoyons nos troupes dans leur pays pour tenter de défendre les libertés. Nos soldats paient parfois de leur vie la défense de ces valeurs qui nous sont chères et de l'autre, nous laissons tomber ceux qui réussissent à échapper à leurs bourreaux, les remettant par là même entre leurs mains. Ce n'est pas possible, pas en France!" s'émeut l'héritier Pinault. Avant de conclure: "Comment accepter de renvoyer ces enfants à la violence sans réagir? C'est pour ces quelques raisons que je partage avec toi leur cause, en espérant que notre Gouvernement se montre moins frileux devant une telle situation." Une prise de position que son père et son ami chef de l'Etat apprécieront... ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Challenges
(c) Reuters
MOBILISATION EN FAVEUR DE RÉFUGIÉS AFGHANS DANS LE Xe ARRONDISSEMENT À PARIS
La
Ville de Paris et la mairie du 10ème arrondissement de la Capitale ont
décidé la semaine dernière de mettre à disposition de l’association
Emmaüs les locaux de l’ancien hôpital Saint-Lazare, situé au 107, rue
du Faubourg Saint-Denis jusqu’au 31 mars, pour accueillir les exilés en
errance dans la Capitale. Ces locaux devraient permettre d’accueillir
une centaine de personnes, « avec un suivi social, sanitaire et un soutien à l’accès aux droits ». La Ville et les associations demandent à l’Etat, « dont c’est la responsabilité », de «
financer le fonctionnement de ce lieu de mise à l’abri et d’ouvrir dans
les meilleurs délais des places d’hébergement dignes et pérennes ». «
Alors que le gouvernement s’obstine à ne considérer cette crise
humanitaire que sous l’angle de la lutte contre l’immigration
clandestine, la Ville se substitue une nouvelle fois à l’Etat et
s’engage auprès des migrants qui ont dû fuir leur pays touché par la
guerre ou l’extrême pauvreté », indique la Ville de Paris. V.G. L'HUMANITE 12/01 Société - Article paru le 12 janvier 2010 société Atiq Rahimi : « La France n'appartient pas à M. Besson » Prix
Goncourt 2008 pour son roman Syngué sabour. Pierre de patience,
l’écrivain afghan a lancé un appel aux autorités pour la prise en
charge des migrants qui dorment, en plein hiver, sous les ponts du
canal Saint-Martin, à Paris.
Horrifié par les conditions dans lesquelles quelque 150 Afghans campent sous les ponts de Paris, alors que le thermostat est descendu jusqu’à moins 10 ºC la nuit, Atiq Rahimi a lancé, la semaine dernière, un appel pour réclamer des solutions d’hébergement urgentes pour ces réfugiés, dont plusieurs sont mineurs. Près d’un millier de personnes ont déjà signé ce texte (1). Dimanche soir, des centaines de personnes se sont rassemblées, à l’appel d’Emmaüs et des Enfants de Don Quichotte, pour lancer une semaine de mobilisation. Pour l’instant, les migrants ont trouvé refuge dans un lieu privé (lire ci-contre). Mais après ? La lutte ne fait que commencer, nous dit Atiq Rahimi, pas vraiment en faveur d’un devoir de réserve pour les prix Goncourt… Suite à votre appel, le ministre de l’Immigration, Éric Besson, s’est dit prêt à « héberger des jeunes Afghans » et à leur « offrir une formation et une éducation ». Avez-vous gagné ? Atiq Rahimi. Je me méfie des hommes politiques. Il y a toujours un décalage entre la parole et l’acte. Le ministre s’est engagé à titre personnel. Il pourra toujours revenir sur ses engagements en disant que le gouvernement n’a pas voulu. On attend un engagement officiel pour les mineurs et que le ministre revienne sur ses déclarations concernant l’asile politique, puisqu’il considère que tous les Afghans n’en ont pas besoin. Je crois et je crains que ça ne soit que le début de la lutte… Éric Besson a répété hier que ces migrants afghans restent à proximité des gares pour pouvoir passer en Angleterre. Vous parlez avec eux régulièrement, que vous disent-ils de leur souhait ? Atiq Rahimi. Une partie veut passer en Angleterre, il ne faut pas le nier. Il y a plusieurs raisons à cela : la majorité de ces Afghans parlent anglais, c’est donc plus facile, pour eux, d’aller vivre là-bas. Deuxièmement, l’accueil qu’on leur réserve ici, en France, les effraie. Ils se disent que, même avec des papiers, ils n’ont pas d’avenir ici. Parmi tous ces jeunes, certains ont leur carte de séjour depuis trois ans, cinq ans et dorment toujours sous les ponts ! Ils ne sont pas logés dans un centre d’accueil. Donc ils se disent : « Même si on est accepté ici, où est-ce qu’on peut vivre ? » Que dire face à ces arguments ? À tout cela s’ajoutent les passeurs d’hommes, qui leur font croire au paradis terrestre en Angleterre. Parallèlement à votre appel, le Comptoir général a ouvert ses portes aux Afghans afin qu’ils dorment au chaud. Que pensez-vous de cette initiative ? Atiq Rahimi. Je leur dis bravo et au nom des Afghans, je les remercie. Même si c’est pour une semaine, ce qu’ils font, c’est énorme. Ils prennent le risque d’être arrêtés, puisque protéger des sans-papiers est un délit. L’idée est que, d’ici à la fin de la semaine, on essaye d’avoir d’autres solutions. Il y a deux aspects : chercher une solution immédiate et mettre la pression sur le gouvernement en s’adressant à trois ministères, ceux du Logement, de l’Immigration et de la Jeunesse. Vous vous étiez prononcé contre les charters vers l’Afghanistan. En 2009, douze Afghans ont été renvoyés et cette pratique semble se banaliser. Comment faire pour que l’opinion ne s’habitue pas ? Atiq Rahimi. Il faut communiquer, mieux faire comprendre la situation sur place. Le gouvernement nous dit que les soldats français ne sont pas en Afghanistan pour faire la guerre, mais pour maintenir la paix : on joue sur les mots ! Il faut reconnaître qu’il y a bien une guerre et qu’elle n’est pas contre les Afghans. Tous les Afghans ne sont pas des talibans et les tous les talibans ne sont pas des Afghans. Un député (l’UMP Thierry Mariani – NDLR) a dit que ces Afghans feraient bien de rentrer chez eux défendre leur pays. Ce discours est complètement aberrant. L’Afghanistan n’a pas besoin de soldats ! 80 000 jeunes Afghans se battent aux côtés des Français. Deuxième chose : cette guerre n’est pas celle des Afghans, c’est celle du monde contre le terrorisme. L’armée mondiale est présente en Afghanistan pour se protéger, pas pour les beaux yeux des Afghans ! Ceux-ci ont ouvert les bras aux soldats du monde entier, donné des territoires, des bâtiments et ici, la France ne peut pas accueillir 150 Afghans… ? Vous commencez votre appel par cette phrase : « Il y a eu certainement une époque où on appelait un immigré un homme. » Vous êtes arrivé en France en 1985, comment avez-vous été accueilli ? Atiq Rahimi. C’était l’époque de la guerre froide et les Afghans qui se battaient contre l’Union soviétique étaient les chouchous de l’Occident. On était reçu d’une manière royale ! On était accueillis à l’aéroport, puis emmenés dans un centre d’accueil à Puteaux, où on restait trois semaines, soignés par des médecins. Ensuite, on était envoyés, pendant six mois, dans d’autres centres pour se reposer et suivre des cours de français, le temps que notre situation soit régularisée. On ne peut pas dire que la France n’a pas de structure d’accueil, c’est faux ! La France sait très bien faire. Le problème, c’est le changement politique. Regardez Éric Besson avec son débat sur l’identité nationale, on se demande s’il ne suit pas les propositions du Front national. Je ne dis pas qu’il mène une politique d’extrême droite, mais je me pose la question : vers quoi tout cela nous mène-t-il ? Vous n’êtes pas en faveur d’un devoir de réserve pour les prix Goncourt comme le demande le député Éric Raoult… Atiq Rahimi. La France n’appartient pas à Éric Raoult ni à Éric Besson. Ils sont là pour quelques années, pas plus. C’est la force de la démocratie : celui qui prend le pouvoir sait qu’il doit le laisser et qu’il va laisser des traces de ses paroles, de ses actes. La France a déjà prouvé sa capacité d’accueil et tous les mouvements intellectuels contre les dictateurs venaient de la France. La France s’est construite sur la base de pensées comme celles de Montesquieu, Diderot, Hugo, Zola, Sartre, et tant d’autres. Au final, ce sont eux qui resteront. Entretien réalisé par Marie Barbier (1) Pour signer l’appel : http://sites.google.com/site/afghansparis ----------------------------------------------- FRANCE 24 11 janvier 2010 - 21H18
Les Afghans des ponts de Paris
Depuis samedi, une soixantaine d'Afghans a trouvé refuge dans un
bâtiment du quai de Jemmapes, à Paris. Des associations exigent une
solution pérenne pour ces sans-abri qui vivent habituellement sous les
ponts du canal Saint-Martin.
Par Aurélie BLONDEL (texte)
Une vaste pièce à poutres, un canapé, quelques plantes, des matelas, des sacs de couchage et des couvertures. C'est ici, sur le carrelage en damier de cette ancienne écurie du Xe arrondissement de Paris qu'une soixantaine d'Afghans sans-abri sont accueillis la nuit depuis trois jours.
Depuis samedi, les Afghans qui campent habituellement jour et nuit dans le quartier de la gare de l'Est, dans le nord de la capitale, peuvent dormir au chaud au Comptoir général, un bâtiment privé situé sur le quai de Jemmapes. Un petit-déjeuner et un repas du soir leur sont servis dans ces lieux mis à disposition par l'entreprise "Commerce développement". Dans la journée, ils doivent quitter les lieux et retourner sous les ponts du canal Saint-Martin. Les Don Quichotte de retour au canal Saint-Martin
Les Afghans sont ainsi environ 150 - pour la plupart des hommes - à vivre dehors dans ce quartier populaire de Paris. Certains ont des papiers, mais ils sont rares. Certains sont arrivés en France depuis deux ou trois jours, d'autres depuis des mois. Mais tous n'acceptent pas de dormir au Comptoir général. "Ils craignent qu'on ne leur vole leurs affaires dans les tentes ou que la police ne débarrasse leurs tentes", explique Mohssen. "Nous n'irons pas là-bas pour une semaine", lance Sanobar, 16 ans, assis autour d'un feu, sous le pont de la station Jaurès, avec une dizaine d'autres Afghans. "Mes parents m'ont demandé de partir"
En France depuis 12 jours, Mostafa est installé à quelques pas du campement principal, sous le pont Louis Blanc. Il rêve d'apprendre le français et de pouvoir travailler dans un restaurant. De son côté, Farahi, 15 ans, se souvient : "Mes parents m'ont demandé de partir. Qu'est-ce que je pouvais faire à Kaboul, ils ne font que se battre, et il y a toutes ces bombes, impossible d'étudier." En 2009, plus de 1050 enfants sont morts en Afghanistan en raison du conflit qui dure depuis neuf ans, indique dans un rapport l'ONG Afghanistan Rights Monitor. "Les Taliban ne nous laissaient pas vivre comme ça" Muhamad Khan, 22 ans, a fait une demande d'asile politique. Rejetée. Son sort l'a rendu cynique. "Finalement, les Taliban étaient bons, ils nous tuaient mais au moins ne nous laissaient pas vivre comme ça", déplore-t-il, en montrant du doigt les quelques chaises délabrées et le vieux miroir rafistolé qui constituent les seuls meubles de son chez-lui, à l'air libre. Mohssen a également vu sa demande rejetée, mais il a fait appel et se voit déjà entamer des études de cuisine. "Le problème, c'est que je suis parti seul après que mes parents et mon frère aint été tués et je n'ai pas pensé à prendre des preuves de tout ça, raconte-t-il. C'est ce qu'on me reproche aujourd'hui." ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- L'HUMANITE Société - Article paru le 11 janvier 2010 Société L'appel du prix Goncourt Atiq Rahimi pour les Afghans de Paris à la rue
L’appel du prix Goncourt Atiq Rahimi pour les Afghans de Paris à la rueDans
un texte-pétition, l’écrivain demande aux autorités de donner un toit
aux migrants. Depuis samedi, un local privé en loge une soixantaine.
Onze autres sont menacés d’expulsion.
« Il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré, un homme. Même s’il était sans papier. » Ému du sort fait à ses compatriotes afghans dormant dans les rues de la capitale, le prix Goncourt 2008 a saisi sa plume pour lancer un vibrant appel aux autorités (1). Chaque soir, dans la neige et le froid, 150 à 200 migrants, afghans pour la plupart, dorment sur les bords du canal Saint-Martin. Devant les eaux prises par la glace, ils n’ont souvent qu’un maigre feu pour se réchauffer. Certains sont mineurs, d’autres demandeurs d’asile. « Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente, écrit Atiq Rahimi. La France, c’est-à-dire nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c’est aux barbus qu’on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras. » Lancé jeudi sur Internet, son appel a déjà recueilli plus de 500 signatures, dont celles de Marjane Satrapi, Jane Birkin, Charlotte Rampling, Patrice Chéreau ou encore Charlotte Gainsbourg. Hier, en fin d’après-midi, Atiq Rahimi organisait un rassemblement avec Jean-Claude Carrière et Jane Birkin, entre autres, et des associations comme Emmaüs ou le Collectif des exilés du 10e. À Calais, un rassemblement sur le même thème est prévu ce soir, à 19 heures. Dans le Calaisis ou à Paris, les différentes associations réclament la mise à disposition urgente de places d’hébergement pour les migrants. Sur les bords du canal Saint-Martin, le propriétaire d’un local privé, choqué de voir les Afghans dormir dans le froid, a pris la décision de mettre ses vastes locaux à leur disposition pour la nuit. Ils sont donc une soixantaine à dormir au Comptoir général, quai de Jemmapes, aidés par Emmaüs et les Enfants de Don Quichotte. Ces initiatives interviennent alors que onze afghans sont retenus au centre de Vincennes (Val-de-Marne), dans l’attente de leur expulsion. Dépendant de la procédure de Dublin II, qui impose la réadmission de réfugiés dans le premier pays européen traversé, ils doivent être renvoyés vers la Grèce. Un premier vol est prévu pour quatre d’entre eux ce matin, à 9 h 50, au départ de l’aéroport de Roissy. M. B. (1) http://sites.google.com/site/afghansparis ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- METRO 11/01 L'attente sans fin des AfghansPrès de 150 jeunes réfugiés campent toujours sous les ponts du canal Saint-Martin. Une soixantaine d'entre eux dorment, jusqu'à dimanche, au Comptoir général, quai de Jemmapes. Les associations demandent une solution pérenne.![]() De nombreux mineurs dorment canal Saint-Martin depuis plusieurs. Photo : V.Michelon/Metro Sous chaque pont, des petits groupes de cinq à dix personnes sont rassemblés ce lundi le long des eaux gelées du canal Saint-Martin (Xe). Sur le quai de Jemmapes, à deux pas de la station Jaurès, Hafiz et ses compagnons se réchauffent autour d'un feu de palettes en bois. Sur l'autre rive, des Pachtounes, ethnie majoritaire en Afghanistan, ont formé leur propre groupe. De nombreuses tentes sont juchées sous les ponts.
----------------------------------------------------- JDD Paris | 11/01/2010 - 15:00 Appel pour les réfugiés afghansLe collectif des exilés du 10e arrondissement, les associations Emmaüs et Emmaüs France, Médecins du Monde, Les Enfants de Don Quichotte et Ni putes ni Soumises lancent un appel pour que soit trouvée une solution d'hébergement pérenne à Paris pour les réfugiés afghans de plus en plus nombreux dans la capitale. Ces associations réclament une entrevue avec les autorités compétentes (mairie, département, région, gouvernement). Environ 150 Afghans dont une dizaine de mineurs se sont regroupés sous les ponts du canal Saint-Martin dans le 10e arrondissement. "Face à la vague de froid, nous avons trouvé en urgence un refuge temporaire et partiel le 9 janvier pour que ces personnes puissent dormir au chaud. Cette initiative a été soutenue par un appel lancé par Atiq Rahimi, écrivain et réalisateur, Prix Goncourt 2008 et un rassemblement citoyen le long du canal Saint Martin, dimanche 10 janvier. Ce refuge n’est que provisoire et ne peut durer que quelques jours seulement. C’est une réponse humanitaire et citoyenne à un scandale dont la responsabilité est publique", indique un communiqué. ------------------------------------------------------- 20 MINUTES- 11/01 actualités générales
Mobilisés en faveur des Afghans![]() Humanitaires, personnalités et réfugiés rassemblés hier au bord du canal Saint-Martin./ S. ORTOLA / 20 MINUTES
SANS-ABRI - Emmaüs et les Enfants de Don Quichotte soutiennent les réfugiés... Solidarité avec les réfugiés afghans du quai de Valmy (10e). Le mot d'ordre a été lancé, hier, par les associations Emmaüs et Les Enfants de Don Quichotte, qui organisaient une manifestation sur les bords du canal Saint-Martin. Principale revendication: la mise à disposition urgente de places d'hébergement pour les 150 Afghans qui dorment depuis quelques jours devant les eaux glacées du canal. Humanitaires, personnalités et réfugiés se sont regroupés autour d'un brasero improvisé. «Il faut nous montrer solidaires. On ne peut plus laisser tous ces enfants dormir sous les ponts par de telles températures», s'est indignée Sandrine Macé, chargée de mission humanitaire chez Emmaüs.
Hébergés par les associations
Malik Touzri -----------------------------------------------------------------------------------------
Besson: le gouvernement "prêt" à héberger les jeunes Afghans sans-abri (AFP) – 10/01- 19h50 PARIS — Le ministre de l'Immigration a déclaré dimanche sur i-Télé que le gouvernement était "prêt" à héberger les jeunes Afghans sans-abri du quai de Valmy (Xe) et à leur "offrir une formation et une éducation". Samedi soir, une soixantaine de jeunes Afghans sans-abri ont été accueillis dans un grand local privé du quartier, sous l'impulsion de l'association Emmaüs et d'Augustin Legrand, président des Enfants de Don Quichotte. Ces jeunes Afghans, dont certains sont mineurs, vivent depuis des mois, voire plusieurs années, dans le quartier de la gare de l'Est et du canal Saint-Martin à Paris. Rappelant qu'"aucun mineur étranger isolé n'est expulsable", M. Besson a affirmé que "tout mineur doit être accueilli". Le ministre de l'Immigration a ajouté que le gouvernement "met beaucoup de moyens" pour les aider et que "nous sommes prêts à les héberger et à leur offrir une formation et une éducation". M. Besson a relevé que ces "jeunes restent à proximité des gares afin de tenter de partir en Grande-Bretagne et sont toujours la proie de réseaux mafieux" à qui certains "ont payé 15.000 euros" pour venir de leur pays jusqu'à Calais. Interrogé par ailleurs sur les incidents qui se sont produits en Calabre (Italie) entre des immigrés et des Italiens, M. Besson a estimé qu'il "n'y avait pas de raisons pour que ces évènements se produisent en France". Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés. Plus » __________________
Au bord du canal Saint-Martin, rassemblement en soutien aux Afghans sans-abri
(AFP)
– PARIS — Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche au bord du canal Saint-Martin à Paris pour réclamer des solutions d'hébergement en faveur des dizaines de migrants afghans sans-abri qui y campent jour et nuit. Le Prix Goncourt 2008, l'Afghan Atiq Rahimi, et la chanteuse Jane Birkin étaient présents dans le rassemblement qui s'est tenu autour d'un grand feu de palettes de bois, en contrebas du pont La Fayette (Paris Xe), sous lequel les Afghans ont monté plusieurs tentes. "Nous voulons crier notre révolte, notre indignation de voir que notre pays n'est pas capables d'accueillir ces jeunes qui peut-être mourront de froid demain", a lancé dans un porte-voix Didier Cusserne, délégué général de l'association Emmaüs. "Ce qu'on cherche, c'est qu'ils restent en France et qu'ils aient une dignité", a poursuivi Atiq Rahimi, exigeant "au nom des Afghans réunis ici" que les associations soient reçues "par les ministres du Logement, de la Jeunesse, et de l'Immigration". Selon les associations qui leur viennent en aide, plus de 150 Afghans dorment chaque jour sous les ponts du canal ou dans le quartier de la gare de l'Est. Les très basses températures de ces derniers jours ont amené Emmaüs et Augustin Legrand, président des Enfants de Don Quichotte, à leur trouver un lieu d'hébergement provisoire. Ils sont accueillis depuis samedi soir au "Comptoir général", 80 quai de Jemmapes, un lieu recevant expositions, conférences, réunions culturelles ou associatives, mis à disposition par ses propriétaires pour quelques jours. "Pour moi, être Français, c'est être ici avec eux", s'est exclamé Augustin Legrand, en référence au débat sur l'identité nationale. M. Legrand s'est dit déterminé à structurer un mouvement "pour trouver les conditions d'un rapport de force avec le gouvernement", et organiser "des actions fortes" durant la semaine. _______________________________________ LE MONDE -
Cette opération a été menée sous l'impulsion de l'association Emmaüs, de Médecins du Monde et d'Augustin Legrand, président des Enfants de Don Quichotte. "On laissait ces hommes, souvent très jeunes, dormir sous des ponts dans des conditions abominables", a expliqué dimanche Augustin Legrand sur i>Télé. Ils ont été accueillis pour une semaine dans les locaux du Comptoir général, quai de Jemappes. Des candidats de la liste Europe Ecologie pour les régionales en Ile-de-France, dont Augustin Legrand, ont décidé de leur côté de participer à un rassemblement de soutien à ces réfugiés dimanche un fin de journée. "Cette action vise aussi à alerter l'opinion publique sur les conséquence de la politique" du ministre de l'Immigration Eric Besson, écrivent-ils dans un communiqué. Depuis la destruction par les forces de l'ordre de la "jungle" de Calais en septembre dernier, les réfugiés afghans se retrouvent encore plus éloignés des structures d'aide, expliquent-ils. Selon Europe Ecologie, nombreux sont les exilés afghans qui survivent dans les rues de Paris, éloignés de tout suivi, et le gouvernement "doit faire face à ses responsabilités" en leur offrant des hébergements et un soutien juridique. Gérard Bon, édité par Grégory Blachier
_________________________________________________________________ JDD- 10/01 Un toit pour les exilés afghansUne soixantaine d'Afghans, qui vivaient sur les bords du canal Saint-Martin à Paris, ont été accueillis dans un établissement privé pour une semaine. Les associations demandent des places d'hébergement supplémentaires et dénoncent la politique menée par le ministre de l'Immigration, Eric Besson. Ils ont passé leur première nuit au chaud. Alors que la France connaît une importante vague de froid, une soixantaine de sans-papiers afghans ont été accueillis samedi soir dans un établissement privé situé quai de Jemmapes, dans le 10e arrondissement parisien. Cette opération a été menée sous l'impulsion de l'association Emmaüs, de Médecins du Monde mais aussi des Enfants de Don Quichotte. "On laissait ces hommes, souvent très jeunes, dormir sous des ponts dans des conditions abominables", a déclaré, sur iTélé, Augustin Legrand, pour justifier cette nouvelle action. "C'est une réponse à M. Besson, à ce gouvernement qui ne fait rien", a ajouté le président des Enfants de Don Quichotte. Ces exilés afghans, âgés de moins de trente ans et dont certains sont même mineurs, vivent depuis plusieurs mois sous des tentes, sur les bords du canal Saint-Martin et dans le quartier de la gare de l'Est. Prise de risqueDepuis samedi soir donc, et pendant une semaine, ils sont hébergés dans les locaux du "Comptoir général", des anciennes écuries rénovées, qui appartiennent désormais à l'entreprise "Commerce Développement". En accueillant ces Afghans, Frédéric Robert, le directeur général de la société, sait qu'il prend de gros risques. D'ordinaire, son établissement est loué à des entreprises et associations ayant un rapport avec l'environnement, le développement durable ou la solidarité. Pour les associations qui demandent des places d'hébergement supplémentaires, cette initiative est une manière d'alerter l'opinion publique mais également de dénoncer la politique d'immigration menée par le gouvernement. "Après la destruction de la jungle de Calais en septembre dernier, et tous les lieux qui pouvaient servir d'hébergement dans la ville, les exilés se retrouvent encore plus éloignés des structures d'aide juridique et sociale et des dispositifs d'hébergement d'urgence", a estimé, dimanche dans un communiqué, Europe Ecologie – mouvement pour lequel Augustin Legrand est candidat aux élections régionales en Ile-de-France. La réponse de BessonSommé de "faire face à ses responsabilités" en offrant aux exilés afghans des hébergements et un soutien juridique, le gouvernement a répondu dimanche à Augustin Legrand, par la voix de son ministre de l'Immigration. Invité sur iTélé, Eric Besson a estimé que le président des Enfants de Don Quichotte était "probablement sincère" mais mal informé sur la situation particulière des mineurs, qui ont volontairement quitté, selon lui, les centres d'hébergement où ils avaient été placés. "Tout mineur peut et doit être accueilli, c'est la loi en France. Ils peuvent être accueillis s'ils le veulent. (…) Pourquoi ne le font-ils pas? Parce qu'ils sont toujours la proie des trafics mafieux et qu'ils espèrent toujours, pour beaucoup d'entre eux, passer en Belgique, aux Pays-Bas et passer de l'autre côté en Angleterre", a jugé le ministre. Une manifestation de soutien aux sans-papiers afghans s'est tenue dimanche en fin d'après-midi au Point Ephémère, un centre artistique du 10e arrondissement parisien, situé près du métro Jaurès. Un autre rassemblement est prévu lundi à Calais, place de Norvège, à 19 heures. Anne-Charlotte Dusseaulx (avec Reuters) - leJDD.fr Dimanche 10 Janvier 2010
______________________________________________ NOUVEL OBS SANS-ABRI
Paris : 60 Afghans hébergés dans un lieu privéNOUVELOBS.COM | 10.01.2010 | 16:13
"Nous prenons un risque", reconnaît l'entreprise "Commerce développement". Appuyée par Emmaüs et les Enfants de Don Quichotte, elle a mis à disposition des locaux pour loger des sans-papiers qui vivaient dehors, dans le froid.
Des réfugiés afghans vivent, pour certains, depuis des années sous les ponts du canal Saint-Martin, à Paris (AFP) Ces jeunes Afghans, en majorité âgés de moins de 30 ans et dont certains sont mineurs, vivent depuis plusieurs mois, voire années, dans le quartier de la gare de l'Est et du canal Saint-Martin à Paris. "Il est scandaleux de voir vivre ces jeunes sous les ponts avec des températures pareilles. Nous avons l'occasion de les héberger dans un lieu chauffé, donc nous le faisons", a expliqué à l'AFP Augustin Legrand, qui figure sur la liste Europe écologie en Ile-de-France pour les prochaines régionales. Soutenus par l'association Emmaüs, qui les suit quotidiennement dans la rue, ils sont hébergés au "Comptoir général", d'anciennes écuries reconverties, qui appartiennent à l'entreprise "Commerce développement", au 80 quai de Jemmapes (Paris Xe). "Les centres d'hébergement sont pleins"Présidée par Olivier Laffon, cette société loue régulièrement ce lieu à des entreprises ou à des associations poursuivant un but non lucratif en lien avec l'environnement, le développement durable ou la solidarité. "Nous prenons un risque ce soir, en accueillant ces personnes dans un lieu privé", a déclaré Frédéric Robert, le directeur général de "Commerce développement". Les différentes associations réclament la mise à disposition urgente de places d'hébergement pour ces Afghans, aux statuts juridiques variés, qui depuis quelques jours s'endorment devant les eaux prises par les glaces du canal Saint-Martin. "Les centres d'hébergements son pleins. Il faut absolument que le gouvernement prenne ses responsabilités et mette à disposition de nouvelles places", a affirmé Sandrine Macé, chargée de mission humanitaire chez Emmaüs. Une manifestation est par ailleurs prévue dimanche à 18h30 à proximité de la station de métro Jaurès. (Nouvelobs.com) ----------------------------------------------------------------------------- BIBLIOBS.COM Une lettre ouverte d'Atiq Rahimi
Comment peut-on être Afghan à Paris
Par Atiq Rahimi (Écrivain)
Paris, Canal St Martin, 7 janvier 2010 Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente. Les plus chanceux ont une écharpe et un bonnet. Presque pas un n'a de gants. Le thermomètre pointe zéro. Qu'est-ce que ça change ? De toute façon, ce n'est pas le maigre brasier, deux planches minables, quatre cageots humides qui vont les réchauffer. Ils sont cent cinquante à peu près. Cinq cents dans tout Paris, à marcher dans des tennis troués, à tourner, sans trouver où s'arrêter au chaud. Ils sont Afghans.
(c)Jobard-Sipa
Sans-abris afghans au Square Villemin, à Paris, à deux pas du Canal Saint-Martin.
Ils ont lâché leur vie, leur famille, leurs amis, leur pays. La plupart viennent de régions contrôlées par les talibans. D'autres non. Quelle importance. Des bombes sautent à Kaboul. C'est tout le pays qui s'abandonne à la guerre. La France, c'est-à-dire nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c'est aux barbus qu'on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras. Souvenez vous de ce temps : on appelait encore un mineur un enfant. Aucun ministre alors ne se serait permis de nous laisser croire qu'il est bon de laisser un enfant l'hiver dans la rue. Même étranger. Et il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s'il était sans papier.
©H.Bamberger. D.R.
Atiq Rahimi
Ces enfants, ces hommes sont venus chez nous portés par l'espoir d'échapper à la violence. D'étudier. De mener une vie paisible. D'être dignes. Ce ne doit pas être trop demander. Ne jetons pas dans les eaux du canal le manteau que St Martin a partagé avec un pauvre. Agenda : ce mercredi 13 janvier, projection/débat du film «In this World» avec des responsables d'ONG et des Afghans qui témoignent. Au Comptoir General, 80 quai de Jemmapes, 75010 Paris. ➦ Pour signer l'appel d'Atiq Rahimi : www.sites.google.com/site/afghansparis/ TELERAMA.FR
L’appel d’Atiq Rahimi : comment peut-on être afghan à Paris ?
LE FIL IDéES - Il y a quelques années, l’écrivain, prix Goncourt 2008, a été, lui aussi, un réfugié afghan débarquant sans rien à Paris… A l’époque, il fut très bien accueilli. Aujourd’hui, il s’insurge contre les conditions inhumaines que connaissent ces 500 jeunes sans abri, tremblant de froid dans la capitale, traités comme des criminels alors qu'ils n'ont fait que fuir, tout comme lui, un pays en guerre. Lettre ouverte au pays des droits de l’homme.--------------------------------------------------------LE FIGARO Rassemblement à Paris pour les SDF Plusieurs centaines de personnes se sont
rassemblées aujourd'hui au bord du canal Saint-Martin à Paris pour
réclamer des solutions d'hébergement en faveur des dizaines de migrants
afghans sans-abri qui y campent jour et nuit.------------------------------------------------- | ||||||||||||||||||





ARIS (Reuters) - Une soixantaine de sans-papiers afghans qui vivaient sur des quais du 10e arrondissement de Paris en dépit de la vague de froid ont trouvé refuge depuis samedi dans un établissement privé. 
