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Derry Turla

publié le 9 oct. 2010 21:21 par Derry Turla

«C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche»

Pierre SOULAGES.


Peu-être pourrions-nous ajouter: «c’est parce que je cherche que je crée».


Invitation à jeter un regard sur l’oeuvre de l’artiste, c’est à dire sur une partie de son voyage ; étymologiquement, voyage signifie la route et les provisions nécessaires. Voyage en toute liberté au gré des vents, des humeurs, des joies, des questions. Chaque oeuvre est l’expression d’une éclosion vitale, à un moment donné, dans un lieu donné, avec des matériaux précis ayant chacun leur exigence.


Derry n’est pas l’homme «scoop». Il est l’HUMAIN (humus) qui s’interroge, et dans l’intimité pose un regard sur le monde, le cosmos, l’homme et la nature. Il n’est pas l’homme du plein soleil, mais de la lumière de l’aube, de la vêprée. Lumière qui n’écrase pas mais qui, horizontale, pénètre. Il n’est pas l’artiste d’une école, d’un système, mais le saltimbanque ouvert à tout et à tous. Il explore tous les matériaux susceptibles d’orienter sa création: crayons, encres, acrylique, gouache, pastel, dessin, infographie, sculpture, décors pour le théâtre.


Ses oeuvres accouchent d’un mystère intérieur tant par des couleurs unifiées sortant peu à peu des brumes, tant par des formes tantôt nettes, accomplies, tantôt suggérées, parfois même à la limite de l’abstraction. Chaque oeuvre se développe par son graphisme qui n’est autre que le graphisme intérieur de l’auteur dans sa recherche. Graphisme ébauche, graphisme porté à sa fin qui marquent la réalité de la vie. L’oeuvre se crée dans ses variations. L’artiste ne s’impose pas à elle, il l’explore ; elle est son maître, son révélateur intérieur. Elle est son maître mais il en est l’architecte. Histoire de deux amants. On ne sait pas qui de l’artiste ou de l’oeuvre prend possession de l’autre.


Lien vers le site Web: http://derry.hostzi.com/